vendredi 17 novembre 2017
Chroniques de Patrick Coulibeuf
Patrick Coulibeuf

Patrick Coulibeuf

Après avoir terminé sa scolarité en Charente, plus précisément à JARNAC, au Royaume du Cognac (avec François MITTERAND comme voisin), il débute à Paris des études dentaires tout en assumant durant les vacances scolaires des activités de guide accompagnateur international qui lui ont donné la chance de parcourir le monde. Lire la suite...

Il faut l'avoir vue et achetée pour le croire!


Une bouteille de "Vin de Merde" et qui plus est, un vin de France. Je vous en mets combien de caisses ???

patrick merde etiquette patrickcoulibeuf


Lors d'une récente escapade en Belgique (A Waterloo) très exactement, j'ai trouvé ce vin. Le jus n'avait ni l'odeur ni le goût de son nom, mais sans beaucoup plus.

patrick merde contreetiquette patrickcoulibeuf
 
patrick merde collerette patrickcoulibeuf


Lorsque j'avais mon agence Vinoble international Ltée, je suis sûr que la SAQ n'aurait pas apprécié qu'un agent lui présenta ce genre d'appellation".

Comme quoi ! La SAQ est criticable certes à bien des égards mais, au Québec grâce à son existence, le vin est respectable et respecté et du même coup le consommateur aussi.

Un Québécois errant.
Patrick Coulibeuf
 

Patrick F. Coulibeuf
Courtier en vins millésimés ou rares
Membre de la Compagnie des Courtiers-Jurés-Experts de Paris

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Depuis un demi siècle environ, le tirebouchon à cran d'appui simple ou double des Sommeliers est devenu par extension de vocabulaire un "sommelier " puisque ce dernier est leur outil majeur pour le service du vin.

Son proche cousin le décapsuleur a été surnommé " limonadier ", car il n'était utilisé que par des garcons "limonadiers" qui ouvraient les bouteilles d'eaux gazeuzes devant les clients pour éviter la confusion avec l'eau de selzt (eau minérale originaire de la ville Allemande de Seltser),que l'on rendait pétillante à même une bouteille spéciale chargée de gaz et munie d'un siffon, totalement disparue de nos jours.
Ce limonadier a tendance à disparaître lui aussi, puisqu' il se retrouve maintenant incorporé dans le "sommelier" des Sommeliers (couteau/tirebouchon/décapsuleur), mais aussi à cause de la disparition progressive de la profession de Limonadier (stricto sensu).

L'idée de rassembler les deux outils en un seul s'imposait et n'était pas innocente, car les Garçons "limonadiers" et Serveuses "limonadières" étaient et sont toujours amenés à déboucher des bouteilles devant les convives en l'absence d'un sommelier, théoriquement seul responsable de cette tâche.

Mais au fait ! Qui est l'inventeur du décapsuleur dit "limodier " ? Il fallait s'y attendre bien sûr ! Par celui qui a inventé le procédé d’obturation par capsule soit : l’Américain William Painter qui l'inventa en 1891 et qui inventa par la même occasion les tirebouchons pour bouchons plastifiés des bouteilles de vins.A l'époque, il était une des plus grosses fortunes des USA, je soupçonne une certaine firme de Cola de lui avoir gonflé sa fortune.

L'invention du bouchon en liège qui fut enregistrée en 1795, revient à un Révérend Anglais du nom de Samuel Henshall ce qui est connu. Ce qui l'est moins par contre, c'est qu'un certain Mathew Boulton en envoyait déjà à Bordeaux en 1765, soit 30 ans plus tôt de son usine de Birmingham. Probablement deux complices qui ont dù boire de très bons Bordeaux... 

Ce bouchon en liège tant décrié encore récemment pour sa diffusion occasionnelle du goût portant son nom, il faut savoir que le commissariat à l'énergie atomique a inventé une méthode consistant à en extraire le T.C.A (2,4,6 - trichloroanisol) et donc, lui enlever totalement la possibilité de transmettre cet inquiétant et frustrant goût de bouchon. Cette méthode est aussi utilisée pour la décaféinisation du café.    

patrick couli tirebouchon

Pour conclure, les deux Sommeliers ont de beaux jours devant eux : Le Personnage qui nous guidera vers la découverte de beaux vins, de grands millesimes et des vins des pays d'avenir. Le second, le "sommelier/tirebouchon" quant à lui, qu'il soit à cran d'appui simple ou double, il restera encore longtemps un objet précieux entre les mains de ces Sommeliers pleins de poésie vineuse.
 

Patrick F. Coulibeuf
Courtier en vins millésimés ou rares
Membre de la Compagnie des Courtiers-Jurés-Experts de Paris

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

D'où vient donc cette particularité ?

patrick formatbouteilles


La contenance des bouteilles de vin a été standardisée au 19ème siècle. Depuis, les théories les plus folles ont été évoquées quant à cette mesure singulière, comme par exemple :  

  • La capacité pulmonaire d'un souffleur de verre ?
  • La consommation moyenne lors d'un repas ?
  • Une meilleure façon de conserver le vin ?
  • Une facilité de transport ?
  • Et bien d'autres absurdités du genre...!


La réponse n'est bien sûr dans aucune de ces théories, encore moins dans les législations Française ou Européenne, lesquelles (soit dit en passant), autorisent depuis 2007, Huit différentes présentations avec des volumes allant de 100 ml à 1,5 litre.

Il s'agit d'une conversion plus pratique pour nos voisins Britanniques principaux acheteurs au 19éme siècle, car ceux-ci n'avaient pas le même système de mesure. Leur unité de mesure liquide s’appelait "Gallon impérial" et équivalait précisément à 4,54609 litres.

Pour éviter le casse-tête d'une conversion sujette à erreurs, ils ont donc décidé de transporter le vin en barriques de 225 litres, soit 50 gallons très approximativement. Ces 225 litres correspondant à 300 bouteilles de 75 centilitres, c’était donc beaucoup plus facile à calculer.

En conséquence, 1 barrique  = 225 litres = 50 gallons = 300 bouteilles. Ainsi donc, 1 gallon = 6 bouteilles. Vous remarquerez qu’aujourd'hui encore, le vin est la plupart du temps vendu en caisses ou cartons de 6 ou 12 bouteilles.

Voilà.... !  Ne me remerciez surtout pas, quelques sympathiques érudits de mon proche entourage se sont fait un malin plaisir de me coller, Je ne fais que partager ma récente érudition en la matière.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Membre de la compagnie des Courtiers Jurés-Experts Piqueurs de vins de Paris

 

NUL BESOIN DE TÉLÉCHARGEMENT-VOICI LE DOSSIER SANTENAY
 

Le mot « terroir » est typiquement Français et ne se traduit dans aucune autre langue. La Bourgogne, elle, a classé ses vins par parcelles cultivées connues sous le nom de « climat » et sont définies selon les caractéristiques du
terroir.


Ce vocable est aussi appelé  « Cru » lequel, pour les vins des climats les plus constants ou complexes, bénéfice d’être classés en 1er cru et Grand Cru. Un travail très long d’environ 2000 ans  d’observations a permis de recenser les
spécificités de chacun. Raison pour laquelle, les plus grands vins de Bourgogne sont toujours identifiés par le nom de la terre d’où ils sont issus et non par celui du château comme en Bordelais ou par nom de marque, comme en Champagne.
Ce mot terroir est magique. Il traduit bien l’association de provenance et d’authenticité. En évoquant les terroirs de SANTENAY, nous sommes plus dans une vision d’amour de la vigne, de respect et d’héritage de plusieurs siècles et donc
de mise en valeur des terres à vignes que dans celle du mercantilisme à outrance, bien que les nouvelles techniques se soient glissées subrepticement dans cette tradition, malheureusement à son détriment. Entre autre, le consommateur
influence aussi par son choix, la production. Une prise de conscience exacerbée des producteurs pour un plus grand respect de leur terroir, amène depuis plusieurs années maintenant, ces derniers à s’interroger sur leurs pratiques
culturales actuelles ou sur la sélection des plants. Ce constat incite à parler du terroir comme d’un lieu vivant à préserver et à développer avec respect. La richesse des quelques 1200 climats bourguignons  a fait l’objet récemment
d’une candidature auprès de l’UNESCO comme patrimoine mondial culturel en 2011, fortement appuyée bien sûr, par les SANTENOIS.

patrick santenay carte


La Bourgogne, autrefois vaste duché, demeure une des imposantes régions de France dotée d’un patrimoine d’exception. Réunie administrativement en cinq départements mais réduite au niveau viticole principalement à trois d’entre eux,
(jugement du 29/04/1930 du Tribunal civil de Dijon) que sont : l’Yonne, la Côte d’Or et la Saône et Loire), notre vignoble vedette du jour, lui, est en Côte d’or à 65 km au sud de sa préfecture, Dijon. Il appartient à la Côte de Beaune
dont la ville SANTENAY est historiquement un des « Phares » des grands vins bourguignons.
Les vins de la région de Beaune sont généralement plus égalitaires dans les couleurs et plus nombreux en appellations villages (vingt AOC communales), indices de la formidable richesse des terroirs avec ses 325 climats premiers crus et 8
grands crus). A ce titre, SANTENAY se reconnaît par ses vins rouges et blancs dotés de climats de prestige et classés pour certains en premier cru mais qui se singularisent par une importante proportion actuellement de vignes en rouge…
L’encépagement de la Bourgogne est aujourd’hui facile à recenser.

  • En Blanc : Trilogie blanche avec bien sûr le Chardonnay, l’Aligoté (qui subsiste en AOC Bouzeron) et le Sauvignon toujours fidèle en AOC Sauvignon de Saint-Bris.
  • En rouge : deux cépages se partagent l’appellation, sa majesté le Pinot noir, le gamay noir à jus blanc (AOC « PasseToutGrains », avec 2/3 tiers maximum).


SANTENAY : Commune tant Thermale que viticole. Histoires d’EAU … et de VIN !

Discrète et coquette comme savent l’être les charmantes petites villes de Bourgogne, cette dernière d’environ 1000 Âmes, nous cachent l’énergie et la vitalité réelles de ses habitants. La commune regorge de nouveaux projets très
ambitieux ! SANTENAY n’est pas une commune comme les autres, c’est un état d’esprit ; « Avancer pour mieux faire » telle pourrait être la devise de ses habitants, qu’il s’agisse de son économie locale (avec comme fleurons, ses vignes et
ses sources thermales) mais surtout, son cadre de vie.

La commune est partagée en deux parties distinctes:

  1. D’une part le regroupement de plusieurs hameaux (Narosse, Saint-Jean de Narosse, La Crée) qui est devenu  SANTENAY - le bas et centre économique s’appuyant à la Côte la plus ensoleillée.
  2. D’autre part, SANTENAY – le haut partie la moins habitée qui surplombe la première, ancrée dans la Côte. Elle s’expose donc au levant.
patrick santenay lehaut
Village de Santenay-Le-Haut, vu du chemin vers le Mont de Sène


Ville très ancienne traversée par une petite rivière appelée « la Dheune » et un réseau de ruisseaux éparpillés, les vallées du Terron et la source du Château de Santenay  (nommées « les Vaux de Santenay ») sont séparées par une colline
appelée « La Crée ».
Au IXème siècle la bourgade se dote d’une maison fortifiée dont Philippe le Hardi, Duc de Bourgogne prend possession au XIVème sans pour autant l’occuper. En 1542, Nicolas Rollin, chancelier du Duc de Bourgogne, personnage emblématique
puisque fondateur des « Hospices de Beaune », en devient le propriétaire. Aujourd’hui cette solide demeure seigneuriale porte avec fierté le nom de Château de SANTENAY et arbore une jolie toiture aux tuiles vernissées.  Ce fier
patrimoine de la commune s’enorgueillit du hameau de Saint-Jean de NAROSSE avec son église du XIIIème siècle de style roman et de son moulin à vent « SORINE »

D’emblée l’EAU

Les romains ont sûrement été les premiers à favoriser l’essor de ce territoire car l’eau de source salée fut appréciée dès le 1er siècle pour ses vertus thérapeutiques et curatives des troubles de l’intestin, du foie et des rhumatismes.
Source naturelle  située au lieu-dit  « Sous le Chemin de Beaune»  à la limite de Cheilly-Les -Marange, nommée « la Fontaine salée ». Elle jaillit d’un monticule nommé la Tête de Fer !
Les romains y apportèrent aussi la culture de la vigne et les connaissances nécessaires à l’élaboration du vin. Cette double activité a duré jusqu’à la fin de l’empire. Des vestiges de cette époque ont d’ailleurs été découverts çà et là
sur la commune.

L’époque obscure du Moyen - Age rend le pouvoir de ces eaux digne d’un fait de sorcellerie !  Il faudra donc attendre la Renaissance, puis le XIXème siècle pour que la vie thermale reprenne ses droits. Enfin, la reconnaissance officielle
du thermalisme  prend toute sa dimension avec l’arrivée de la ligne de chemin de fer « Chagny-Nevers » et la création de la gare de SANTENAY -les-Bains, ce qui bien sûr, favorise un afflux important de curistes. Devenue donc station
thermale à part entière, la concurrence fait rapidement son apparition dans la commune et des forages feront jaillir de nouvelles sources ! Les trois sources : Carnot, Santana et surtout sa source Lithium sont ainsi exploitées. Cette
dernière source est bien nommée puisqu’ elle contient la plus forte teneur en Europe de cet élément (0, 1110 g/litre).Le lithium (Li ) est l’élément solide le plus léger, l’Alcalin est réactif avec l’eau et l’air et ne se trouve donc pas
seul, à l’état naturel sous forme de sels de lithium (ex. carbonate de Lithium) suscitant un intérêt pour traiter les troubles de l’humeur. Les deux guerres mondiales passées, les difficultés financières et sanitaires qui en résulteront
signeront l’arrêt total de l’activité thermale en 1998. Mais le renouveau est en marche par l’action municipale avec l’intérêt récent pour les sources lithium et, Santana assure un avenir serein à la nouvelle station hydrothermale et
climatique. L’arrêté préfectoral de 2009 autorise à nouveau l’exploitation des eaux à des fins thérapeutiques. Un complexe médical et hôtelier est construit pour pérenniser l’activité. La société « Valvital », deuxième groupe thermal
Français en a la concession. De plus, son charmant petit casino (classé 40ème établissement de France sur 193) est aussi un attrait touristique et jouit déjà d’une grande popularité.

LE VIN des terroirs viticoles SANTENOIS

Le XIXème siècle fut riche en péripéties pour la vigne. Une première classification complète des vins de Bourgogne apparaît en 1855, annonçant celle qui les mettra en place sous la dénomination Appellations d’ Origine Contrôlées en 1936.

Dans cette liste hiérarchisée en trois groupes, sont listés une quinzaine de climats. Dans Les « Hors ligne », les plus estimés, citons : Le Clos de Tavannes, Les Gravières, les Brussanes (désormais sur l’appellation CHASSAGNE).

Dans les premières cuvées, 7 climats sont retenus :

  1. En Boichot
  2. En Beauregard
  3. En Beaurepaire  
  4. La Maladière 
  5. Le Grand Clos Rousseau
  6. La Comme
  7. En Passetemps.

A l’étiquetage les vignerons peuvent préciser soit le climat simple soit en appellation village avec 12 premiers crus à la clé.

Les années sombres pour la viticulture débuteront avec l’apparition du phylloxéra, découvert pour la première fois en à Meursault le 29 juillet 1878. SANTENAY subira ce fléau comme toute la Bourgogne, totalement infestée en 1885. Deux
écoles s’affrontent alors, les « sulfureurs » (utilisateurs de sulfure de carbone comme insecticide) et les « américanistes » partisans du greffage Franco-Américain. Le conseil municipal  réagit rapidement dès 1885, en autorisant les
deux solutions au choix.

Le XXème siècle voit la profession s’organiser avec la création en 1936, des dites Appellations d’Origine Contrôlée annoncées et la reconnaissance des terroirs de SANTENAY avec deux appellations : « Santenay « et « Santenay 1er Cru ».
Aujourd’hui, la démarche qualité engagée par l’actuelle génération de vignerons a démarré dès les années 1990. Elle se traduit par des rendements modérés, un vin nettement plus authentique, plus identitaire de son terroir, grâce à une
approche plus saine avec moins d’intrants chimiques et des travaux de sol plus fréquents mais surtout avec l’effeuillage. … Pour Monsieur Hervé Muzard, Président du Syndicat viticole de SANTENAY, la direction vers une qualité irréprochable est bien avancée et ce, même si tous les viticulteurs ne réclament pas une certification BIO.  Une émulation s’est donc créée et chaque domaine évolue vers plus de qualité.
Aujourd’hui le vin est l’activité la plus connue et la plus représentative de SANTENAY. Toutefois les deux pôles d’attraction se soutiennent pour affirmer l’originalité de leur commune comme l’évoque l’adage local :

« L’eau pour le bien-être du corps, le vin pour le bien être de l’esprit »


Les terroirs variés de SANTENAY

Un écrivain célèbre pour ses écrits sur les terroirs, a écrit : « Ici, la géologie perd la tête ». Ce terroir est en effet extraordinaire par sa richesse et sa topographie. Se rejoignent différentes perturbations géologiques qui se
traduisent par d’innombrables fractures et des sols similaires à la Côte de Nuits. En effet le terroir est le lieu de croisement d’un ensemble de failles en bordure de la Bresse qui a créé la côte et celui responsable de la vallée de la
Dheune, se dirigeant à l’ouest. Le terroir est réellement « haché » par toutes ses failles.
Le terroir viticole de la côte calcaire s’appuie sur la partie sud du synclinal de Volnay. Il s’agit de substrat très calcaire et rocheux du Jurassique, similaire donc à celui de la Côte de Nuits. De cette unité, les failles ont provoqué
la remontée de marnes de la même ère, au niveau du calcaire et ont fait naître une alternance de calcaires et de marnes.  
Nous distinguons trois zones de marnes sur l’aire d’appellation : à l’ouest et sud-ouest de Santenay-le- haut, un second à l’est au-dessus de Santenay-le bas et un troisième à l’ouest du bourg, en direction de Chassagne-Montrachet. Les
marnes sont oxfordiennes (étage jurassique, moins de 154 à 146 millions d’années). La nature de ces marnes incite à une production qualitative de vins rouges où sont situés d’ailleurs les premiers crus.
Le coteau est plutôt visuellement homogène et pentu avec une dépression fermée, au niveau de Santenay-Le Haut, la combe de Saint-Jean. Les croupes du coteau montrent cependant des natures différentes où se côtoient des roches couvertes
d’un petit territoire boisé et des secteurs marneux réservés aux vignes. Les vignes s’étalent sur le coteau entre 210 m à 450 m. A flanc de coteau, les sols sont peu épais donc maigres (ne dépassant pas les 35 cm), s’enrichissant
d’argile vers le bas du versant, avec une profondeur (50 cm) au piémont. Les terres sont bien drainantes, en particulier sur la roche-mère calcaire.

La situation et sol de l’appellation « Village »

Sur les hauteurs de la « montagne », où affleure un calcaire dur et une terre peu argileuse, les vignes s’étalent avec audace jusqu’à 400 m, jusqu’aux abords de la calotte forestière dont le terroir ne fournit en général que des vins
rouges vifs sur le fruit avec de la fraicheur mais légers en structuré sans grande densité. Dans les hauteurs, se niche la modeste combe de Saint-Jean avec ses deux versants d’orientation différente, est et sud-est. Les vins y sont de
bonne tenue, souples, équilibrés, fruités, à l’accent minéral. En deçà d’environ 300m, le pinot se complait à donner un vin beaucoup plus structuré et riche. En dessous des premiers crus les plus au nord, les vins sont un peu moins
riches que leurs prestigieux voisins mais se partagent leur élégance et leur finesse.

Le sol des « premiers crus »

Les terres marneuses reposent sur un substrat calcaire dolomitique de l’oolithe.  Ce calcaire est en effet constitué de calcium et de magnésium (dolomie). L’oolithe est la roche-mère, de texture rocheuse, composés de calcaire mais aussi
d’oxydes de fer, de phosphates, de glauconie (minéral vert). Bien que dispersés sur trois blocs marneux, les premiers crus partagent cette même assise de calcaire oolithique. La diversité des climats est variable en fonction de leur
exposition et de l’altitude.
Les vins sont décrits complexes, tanniques, puissants, destinés à une belle garde.

Les influences climatiques de la Bourgogne et de SANTENAY en particulier.

Les vignobles bourguignons ne bénéficient pas tous des mêmes conditions climatiques. Etendus sur 250 km, l’étirement implique que le Chablisien est face à une climatologie nettement plus froide voire gélive et que le Mâconnais qui est le
plus méridional. Nous disons pour cela que la Bourgogne bénéficie de trois tendances : océanique, continentale et méditerranéenne. Toutefois, Il est admis que le climat bourguignon est à dominante continentale.
En ce qui concerne plus spécifiquement le vignoble de SANTENAY, situé sur la côte de Beaune, ce dernier profite d’un relief qui lui fait bénéficier d’un méso-climat. En effet,
l’abri naturel des collines surplombant l’aire viticole appelé la Montagne, justifié par ses 500 m d’altitude et la Montagne des trois croix culminant à 521 m, lui offre un climat plus chaud et un déficit pluviométrique intéressant pour
une production vinicole de qualité. La Côte s’incurve vers l’ouest et se prolonge sur la rive gauche de la rivière (la Dheune). Les versants viticoles s’abandonnent essentiellement au levant ou plein sud. Cette exposition favorise la
maturité des baies en particulier de la vigne rouge. Le vignoble principal s’étend entre 215 et 400 m d’altitude, les hauteurs les plus élevées étant réservées aux premiers crus alors que les vignes blanches dominent l’ensemble pour
bénéficier de la fraîcheur.
Notre appellation star montre une certaine tempérance climatique. Il est souvent évoqué au village qu’il s’agit « du petit Nice de la Côte d’Or » ! Expression reprise par le Chanoine Kir en y ajoutant «L'eau qui guérit et le Vin qui
réjouit» qui évoquait la richesse à la fois thermale et vinicole, mais évoquait également les expositions plein sud et lumineuses du terroir. A noter d’ailleurs, non par hasard, l’aspect provençal du Château de la Crée, avec son allée
majestueuse de cyprès… Dominant la commune à 521 m d’altitude, le Mont de Sène classé parc naturel en 1993, offre lui, des plantes rares pour climat sec.
La combe (niveau de La Comme) favorise un microclimat. La différence entre les températures nocturnes et diurnes est plus marquée par l’air froid qui y circule, propice à une maturité équilibrée.

L’encépagement de la Bourgogne et de SANTENAY

Les variétés blanches sont majoritaires (52,5 % des surfaces bourguignonnes) avec le chardonnay en rôle principal (49 %), le césar (ex. AOC IRANCY) et les pinots (Liébault, Beurot ou gris ou blanc)
Les terroirs bourguignons sont considérés comme la référence absolue pour les vins de pinot noir et de chardonnay. Ces deux cépages Bourguignons mondialement réputés sont profondément enracinés dans le terroir de Santenay. Par contre,
les vignes rouges sont  nettement plus nombreuses que celles de Chardonnay. Ce couple célèbre est loin de présenter les mêmes caractéristiques justifiant le prédominance du pinot noir, mais occultant plus ou moins consciemment  la
progression ahurissante du Chardonnay (voir plus loin « la progression du Chardonnay »).

Le souverain de SANTENAY… Le PINOT NOIR !

Le pinot noir est un cépage de première époque et uniquement une variété de raisin de cuve. Bien que localisé dans le Nord -Est français, la Champagne, il est principalement issu de sa Bourgogne natale (environ 10 000 ha). Très ancien
(cité dès 1375) il y exprime tout son talent, sa quintessence sur les côtes et de Nuits et de Beaune. Le pinot noir fait l’objet de soins attentifs car il est naturellement exigeant et capricieux en fonction de son environnement.
Sensible aux moindres nuances du sol, il symbolise cette relation cépage et terroir. Marié aux formations calcaires du Jurassique, Il apprécie les sols aérés, les plus caillouteux, les plus calcaires, bénéficiant d’un bon drainage
naturel (renforcé par l’altitude et l’inclinaison des coteaux de l’appellation), se réchauffant facilement. Le sol à forte dominante argileuse, froid et dense ne peut pas lui convenir. Un sol fertile, des rendements élevés nous procurent
avec assurance un vin insipide. Le terroir SANTENOIS, haché par les failles et la présence de terrains caillouteux, de nature argilo-calcaire lui permettent de révéler ses qualités vinicoles et nuancer sa production. Le pinot noir a
besoin d’un climat septentrional, frais et tempéré, d’une luminosité suffisante (expositions favorables à l’est et plein sud de la Côte). Trop de chaleur, rend son vin mou et lourd. La protection naturelle à l’ouest par la Haute Côte de
Beaune limite la pluviosité et le développement de maladies cryptogamiques (mildiou, pourriture grise) auxquelles il se veut sensible. Soumis à de fortes pluviosités, à l’humidité, la finesse de sa peau provoque rapidement de la
pourriture pas noble du tout. Cette situation de fragilité explique que cette appellation en particulier soit un site de prédilection.
Ce plant produit des grappes menues à petites baies, arrondies ou légèrement elliptiques, compactes d’un noir violacé, velouté. Il possède un fort potentiel en sucre lors de sa maturité (obtention d’un TAVP de 13 % possible, limité par
exemple à 14 % pour rouge 1er cru). Il peut donc donner un vin généreux en alcool. Son niveau d’acidité est à surveiller dans des régions plus chaudes que la Bourgogne. Le pinot noir montre naturellement une grande diversité. Il mute
très facilement, source de variabilité intra-variétale (un millier de clones). Dans ce village, comme sur les autres villages  Bourguignons de la Côte il existait donc ce cépage sous toutes les couleurs de peau (blanc, gris et noir) et
parfois sur la même grappe ! Les producteurs ont toujours privilégié le pinot noir. Néanmoins certains climats furent autrefois colonisés par le pinot gris « en Passetemps », « Les Boichots » ou par le pinot blanc « En Bieveau ». Les
rendements en étaient affectés pouvant varier d’une quinzaine d’hl/ha à plus de 100 hl/ha en Bourgogne ! La sélection clonale, entreprise dans la seconde moitié du XXème siècle fut donc très utile pour obtenir une production régulière et
globalement qualitative.


La progression récente du chardonnay

Lui aussi de première époque en bourgogne, ce cépage de cuve est reconnaissable par ses petites grappes et baies aussi petites que celles du pinot noir, mais plus allongées.
Moins répandu, il voit depuis peu de temps sa production progresser. Ce constat est dû à la qualité indéniable de son vin blanc, charnu et complexe. Ce vin charmeur et subtil, offre comme son compatriote de multiples facettes en fonction
des climats existants d’où il provient. Autochtone de la Bourgogne viticole (croisement du pinot et du gouais blanc), ce cépage s’acclimate facilement. Véritable « routard », il parcourt la planète, sachant s’adapter à des terroirs très
différents (ex. Hunter Valley en Australie, Casablanca Valley en Argentine, Napa Valley en Californie). Il demeure le premier cépage blanc en Bourgogne avec approximativement 13 000 hectares plantés où il retrouve son terroir de
prédilection, car sa préférence va sur les sols marneux ou calcaires. Il s’impose sur des terres plus compactes, plus « lourdes où l’argile gênerait le pinot noir, comme bien sûr à SANTENAY.
Le calcaire lui apporte cette minéralité, à la fois olfactive et gustative, se traduisant en bouche par une vivacité, du relief, de l’ampleur et de la corpulence.
S’accommodant à la nature du terroir et polyvalent, le chardonnay en apprécie les hauteurs, pour donner un raisin à la fois riche en acidité et une belle concentration en sucres. Il y exprime, la gamme classique aromatique du chardonnay
de la Côte de Beaune, dont l’assise de fruits secs (la noisette apparenté au beurre, l’amande) souvent renforcé par des nuances de fruits exotiques. Vinifié à la bourguignonne, il gagne en gras, en stabilité par sa seconde fermentation
(FML) et son élevage sur lies fines, en fûts de chêne (neuf pour partie). Il a une capacité à se bonifier dans le temps, sur dix ans.

L’intérêt nouveau pour la sélection massale

Tout en admettant le bien-fondé que la sélection clonale ait permis globalement de  répondre aux besoins des viticulteurs et ce à partir des années 1960 (multiplication végétative rapide, résistance aux maladies et sans virus,
productivité et viabilité économique de l’exploitation), la sélection massale consistant à prélever un sarment d’un beaux pied de vigne pour le replanter au lieu d’aller en acheter un chez le pépiniériste du coin, montre désormais un
intérêt soutenu pour le vignoble de SANTENAY dans son ensemble. La sélection clonale assure certes, une filiation sûre des ceps mais montre aussi ses limites sur un vignoble de plus en plus standardisé. Reproduire des descendances
identiques d’une même souche appauvrit les ressources génétiques, la diversité qui existe au sein du même cépage.
La méthode traditionnelle dite sélection massale, offre un intérêt en particulier aujourd’hui où les ceps de vignes obtenus par ce mode de sélection sont pour certains sur le point d’être arrachés. Afin de conserver et de profiter de ce
patrimoine qualitatif, les vignerons recherchent à promouvoir cette méthode ancienne. Ce mode a déjà été pratiqué autrefois par les moines bourguignons. Il consiste à semer des pépins de raisin ! Les techniques génétiques devraient se
substituer au procédé long et naturel d’obtention des plants. Les objectifs actuels visent à allier les intérêts économiques (régularité de la production et rendement suffisant) en maintenant la diversité viticole et la complexité des
vins.

Le facteur humain reste une démarche qualitative surtout à SANTENAY

Le viticulteur SANTENOIS  se reconnait par son engagement envers son vignoble, son indépendance mais aussi par un esprit de fraternité remarquable.
Le morcellement des domaines donne un esprit d’indépendance à chacun mais implique aussi de se rapprocher pour mutualiser ou réussir des projets ambitieux. Ne pouvant échapper à cette règle, la volonté d’un premier groupe d’une dizaine
de personnes est apparue pour faire évoluer et faire vivre l’appellation. Nous comptons maintenant dans groupement, une trentaine de domaines indépendants. A noter qu’il n’existe pas ici de cave-coopérative.

La confrérie des « Grumeurs de Santenay »

Parmi les nombreuses confréries vineuses de bourgogne, est née celle de Santenay lors de la saint-Vincent tournante de1989, les « Grumeurs de Santenay ». Si elle fait partie du folklore, elle demeure néanmoins l’héritière de la Société
de secours mutuels du village. La confrérie vineuse montre une réalité sociale mettant en évidence les dangers du métier de vigneron, présent à tous stades dans le vignoble
Son action militante se traduit par une entre-aide auprès de la personne malade ou  accidentée. Les collègues font son travail gratuitement et doivent prévoir chacun une demi-journée/semaine le temps de son rétablissement. Cette
organisation ancestrale de vignerons solidaires désigne ce travail d’entre-aide, « faire ses corvées » ! En dépit de la mise en place de la Mutualité Sociale Agricole, elle assure un remplaçant à un vigneron invalide, d’ailleurs ce
système, interne à chaque village Bourguignon, perdure.

patrick confrerie santenay

La Confrérie  assure une autre fonction plus légère, la promotion des vins et compte 1000 Grumeurs à travers le monde ! Les chapitres ont comme cadre prestigieux le Château de Santenay. Le 24èmegrumage où le nouveau millésime sera
présenté se déroulera dans le contexte de la vente des vins des Hospices de Beaune, le troisième samedi de novembre.            
L’emblème de SANTENAY est le « Barot » tonnelet emporté autrefois par le vigneron lorsqu’il allait travailler dans ses vignes.

Les climats « Ambassadeurs » de Santenay

Les clos, autre vocable bourguignon pour désigner un climat  ceint de murs en pierres sèches (les meurgers) avec traditionnellement deux entrées
Exemples :

  • Clos Rousseau
  • Clos des Tavannes
  • Clos de la Comme

Les 34 lieux-dits…  de l’appellation

  1. Bellefon
  2. Bieveaux
  3. Botaveau
  4. Clos Genet
  5. Comme Dessus
  6. Croix Sorine
  7. Derrière les Crais
  8. En Aiguisey
  9. En Boichot
  10. En Charron
  11. En Foulot
  12. En Gatsulard
  13. La Cassière
  14. La Comme
  15. La Plice
  16. Le Chainey,
  17. LeHaut Village
  18. Le Village
  19. Les Brâs
  20. Les Champs Claudes
  21. Les Charmes
  22. Dessous
  23. Les Charmes Dessus
  24. Les Cornières
  25. Les Crais
  26. Les Hâtes
  27. Les Pérolles
  28. Les Potets
  29. Les Prarons-Dessous
  30. Les Saunières
  31. Les Vaux Dessus
  32. Saint-Jean
  33. Sous la Fée
  34. Sous la Roche

Les climats classés en « AOC Village »

Le climat simple situé sous le secteur des premiers crus de la partie septentrionale, En Boichot  (vin rouge) pourrait être dans la liste des premiers crus. Boichot signifie Petit Bois, là ou pousse des buissons. Nous avons ici d’autres climats à retenir : Les Prarons Dessus (origine incertaine prés longs, longeant la Dheune ?), Bellefon et Les Champs Claude (ce dernier sur Remigny).Le climat La Comme dessus  (vin blanc) à l’extrême nord-ouest de l’aire est remarquable.
Notons sur le versant orienté sud-est de la Combe de Saint-Jean, Sous La Roche (en blanc) et Le Biéveau (en rouge) puis au sud-ouest En Charron. L’autre versant de la Combe à l’est, avec les lieux-dits Sous la Fée et les Bras. Les vins de la Combe sont sur le fruit, plus tendres, marqués par la minéralité. Sous la Fée ne vient pas de l’imaginaire des contes pour enfant mais plus terre à terre, de la présence à cet endroit de hêtres (fagus en latin). Plus bas jusqu’à 300 mètres d’altitude, au sud-ouest de Santenay Le Haut, les vins sont rustiques mais plus généreux que les vignes d’altitude supérieure, issus des climats Le Haut-village, Les Saunières. Saunières est en rapport avec la source salée ; la couche de sel est à faible profondeur. Des vins de qualité sont aussi issus des climats Les Hâtes, Les Cornières, En Saint-Jean, Le Clos Genet. Le climat Les Cornières, tire son nom de cornouillers (cornus, latin), un bois très dur.
Ces Climats sont répartis sur des lieux –dits dont voici la liste :

Les climats en AOC SANTENAY : « Premiers cru »


L’ensemble au nord de Santenay Le Bas, vers Chassagne-Montrachet

Ils sont exposés au sud-est, à moins de 300 mètres d’altitude.
Les Gravières : l’un des plus étendus (29 ha 37 ares 70 centiares) avec En Beauregard (presque 34 ha) et La Comme (32,42 ha) mais surtout le plus renommé, essentiellement du vin rouge et quelques vignes blanches notamment sur Le Clos des Gravières. Le terroir est assez plat. Sa nature est constitué de sables et de graviers d’où son nom (grève, qualificatif de sol sablonneux ; origine latine grava) et riche en calcaire.
Le Clos des Tavannes est dans le prolongement du climat Les Gravières et le plus septentrional avec la Comme. En bordure de l’aire de Chassagne-Montrachet, (il est un
Véritable clos, entouré de murs). Sur un sol similaire à son rival Les Gravières, il perd un peu en chair, en matière mais demeure très aimable, rond en bouche. Le climat porte le nom d’une illustre famille seigneuriale de Chambolle-Musigny, de Saulx-Tavannes.
La Comme, limitrophe avec CHASSAGNE, est au-dessus du climat Le Clos des Tavannes, à mi-coteau. Le climat est localisé à l’échancrure d’une combe qui lui apporte un courant d’air frais. La maturité y est donc progressive et assure une fraîcheur à son vin. Son terroir est rocheux. De sa richesse caillouteuse ressort de la minéralité, notable dans son vin blanc. Le vin rouge est de constitution solide, charnu voire velouté. La comme est le mot bourguignon pour désigner la combe, lieu où le coteau de la côte est entaillé. Egalement à flanc de coteau, Beauregard est dans la continuité de La Comme. Sol argilo-calcaire aussi très pierreux, son vin est caractérisé par de la puissance, de la générosité, une charpente tannique affirmée avec une certaine élégance et de la tenue dans le temps. Son nom traduit la situation privilégié du lieu où notre vue s’étend par beau temps jusqu’aux monts jurassiens. A ce groupe, nous ajouterons le Clos Faubard, le Clos des Mouches (nom tiré de la présence de ruches et d’abeilles, les « mouches à miel » et  Passetemps.

Situation des différents climats sur la commune de SANTENAY

1.    L’ensemble des climats au-dessus du village, SANTENAY Le bas :
L’exposition penche vers le sud. Les vignes montent jusqu’à 400 mètres d’altitude. Secteur donc en forte pente, sur un sol maigre et caillouteux. Les vins sont frais, plus légers, sachant s’apprécier plus jeunes.
Beaurepaire, exposé idéalement au levant, de nature calcaire, riche en marnes le vin est élégant, de belle consistance et de belle allonge.
La Maladière dispose de la même nature des sols avec une orientation qui diffère dans sa partie basse vers le sud-ouest. Ce terroir plus frais s’exprime par une vivacité, de l’énergie dans le vin. (Cet endroit pourrait avoir été le siège d’une léproserie, suite à la présence de malades originaires de l’Ile de France, selon la légende du pays).

 2-  L’ensemble des climats à l’ouest de SANTENAY Le Haut et à son sud, vers le village Les MARANGES:

Les vignes s’étalent entre 300 et 380 mètres et profitent d’une orientation sud-est.
Le Grand Clos Rousseau et Le Petit Clos Rousseau sont sur des terres argilo-calcaires, plus profondes que sur l’ensemble de la commune. La rencontre de deux failles au Grand Clos Rousseau fait ressortir la roche datant du jurassique supérieur. Le vin en devient puissant, vigoureux, solidement bâti, un peu austère dans sa jeunesse. Le Petit Clos Rousseau et Les Fourneaux  présentent leurs vins sous la dénomination Clos Rousseau, Rousseau rappelant le nom d’un ancien propriétaire, probablement aux cheveux roux…

La LEGISLATION régissant le vignoble :

Un cahier des charges de l’appellation est la référence à suivre pour produire et élaborer les vins. Ce décret autorise les dénominations  comme suit :

  • SANTENAY
  • SANTENAY + nom d'un climat
  • SANTENAY  « premier cru »  
  • SANTENAY « premier cru »  +  nom d'un climat


Si la dénomination AOC SANTENAY est complétée par la mention « premier cru » c’est que le vin répond aux conditions de production fixées dans le cahier des charges correspondant aux « 1er CRU ». A retenir toutefois que dans la dénomination « SANTENAY Premier cru », le  vin peut provenir aussi d’un assemblage de vins issus de plusieurs climats mais bien sûr en « premier cru » exclusivement. La division cadastrale est si grande que des lieux-dits disposent du même nom du climat 1er cru pour la commercialisation des vins.

Liste des lieux-dits et des «climats 1er cru» correspondants

Voir la liste ci-dessous :

  • Climats en 1er cru:Beauregard/Lieux-dits: Beauregard, Comme dessus (5 ares).
  • Climats en 1er cru:Beaurepaire/ Lieux-dits:Beaurepaire.
  • Climats en 1er cru:Clos de Tavannes/Lieux-dits:Clos de Tavannes
  • Climats en 1er cru:Clos des Mouches/Lieux-dits:Clos des mouches, Beauregard (- 55 ares), Clos Faubard (+ 1, 20 ha).
  • Climats en 1er cru:Clos Faubard/Lieux-dits:Clos Faubard.
  • Climats en 1er cru:Clos Rousseau/Lieux-dits:Petit Clos Rousseau, Les Fourneaux.
  • Climats en 1er cru:Grand Clos Rousseau/Lieux-dits:Grand Clos Rousseau, Le Chainey (- 6 ares).
  • Climats en 1er cru:La Comme/Lieux-dits:La Comme.
  • Climats en 1er cru:La Maladière/Lieux-dits:La Maladière.
  • Climats en 1er cru:Les Gravières/Lieux-dits: Les Gravières, Clos de Tavannes (+ 5 ha), Comme (+ 45 ares).
  • Climats en 1er cru:Les Gravières-Clos de Tavannes/Lieux-dits:Clos de Tavannes.
  • Climats en 1er cru:Passetemps/Lieux-dits:Passetemp


L’appellation  AOC SANTENAY complété par la mention Premier cru avec le nom du climat, signifie que le vin est issu exclusivement de climat Premier cru.
La production dispose aussi d’autres dénominations, uniquement pour son vin rouge : « CÔTE DE BEAUNE villages » et « SANTENAY Côte de Beaune ».



L’implication du mode cultural de la vigne
Les choix contraignants de la production (conduite en cordon, taille limitée, fertilisation modérée,…) ont pour finalité d’avoir un raisin de constitution équilibrée et sain et de maintenir une production raisonnable en volume. Les charges maximales sont de 10500 kg/ha en chardonnay et de 9000 kg  en pinot noir. En rendement, cela se traduit par des niveaux limités à 50 hl/ha en vin rouge et 57 hl/ha en vin blanc pour l’appellation communale. En pratique les moyennes  soit : 45-48 hl pour le vin rouge et de 55 hl/ha pour le vin blanc sont inférieures concernant l’appellation village. Pour les « Premier cru » le rendement de base est respectivement de 48 et 55 hl/ha.


La position privilégiée des producteurs de SANTENAY

Trois domaines viticoles sur l’appellation soit environ 13 % revendiquent leur choix pour un vin durable et peuvent apposer le sigle AB sur l’étiquette, prouvant la certification en vin « Bio ». Les atouts du terroir mis en valeur par ce type de production devraient favoriser la progression du nombre de producteurs convertis.

patrick bio vin

A l’image d’un iceberg, avec seulement 10 % de visible, un nombre beaucoup plus important de vignerons sont déjà sensibilisés à une viticulture durable et aux attentes du consommateur. Le recul net du désherbage chimique au profit du labour ou de l’enherbement, le souci de favoriser la diversité sont des réalités d’aujourd’hui. Toutefois
le pas n’est pas franchi pour convertir la totalité du vignoble car les freins sont nombreux. Rester dans le « système » actuel c’est l’assurance de produire plus aisément et donc de s’assurer des revenus. La charge de travail supplémentaire implique une organisation de la main-d’œuvre, et un surcoût, faiblement compensé par les aides institutionnelles et le prix du vin « bio ». Les coûts supplémentaires sont estimés entre  20 à 30 %. L’année 2012  illustre toutes les difficultés du viticulteur face aux aléas climatiques. Cette année précise fut un peu une « mise à l’épreuve » de la pertinence de l’agriculture biologique. Remise en cause dans ses fondements et sa viabilité. Les conditions furent très favorables aux champignons pathogènes (mildiou et oïdium) profitant d’une pluviométrie fortement supérieure (55 % de plus) à la normale. Au moins 51 épisodes pluvieux ont été recensés entre avril et juillet, lors de la campagne des traitements. Les viticulteurs « bio » ont été fortement éprouvés, en n’utilisant que des produits de contact (soufre, bouillie bordelaise) facilement lessivables par une forte pluie et donc d’une efficacité relative pour pas dire faible. D’autant plus faible que le sulfate de cuivre a un effet curatif et donc d’action limitée lorsque le mildiou est présent. Cette incapacité à maîtriser rapidement les attaques cryptogamiques est sans doute une des causes du renoncement élevé d’aspirants bio (en première année de conversion pour 2012). En Bourgogne, sur douze domaines lancés en 2012, neuf ont été obligés d’abandonner.

En conclusion

Pendant des siècles les bourguignons et donc les SANTENOIS, se sont attelé à extraire le meilleur de leurs appellations auxquelles ils sont profondément attachés.
Cette recherche de l’excellence semble évoluer en harmonie avec le gouvernement Français de voir les climats bourguignons classés au patrimoine culturel.
Pourtant, les terroirs sont fragiles et certains même sont en péril. Durant des décennies, les pouvoirs néfastes de la chimie ont aidé les producteurs à faire face aux aléas climatiques. Le soutien des substances chimiques a assuré certes des revenus et une tranquillité économique au monde viticole, mais le productivisme à outrance est désormais une croyance du passé. Le bilan sur les terroirs de SANTENAY aujourd’hui, montre des dégâts importants par l’utilisation de ces substances durant un demi-siècle. De surcroît, la pollution des eaux est une grande inquiétude pour les SANTENOIS, qui travaillent au renouveau de leur station thermale. La prise de conscience a donc eu lieu à SANTENAY. Les viticulteurs agissent vite avec un retour aux pratiques culturales et vinicoles d’antan et une saine obsession de se dégager du carcan de l’assistanat chimique et d’une production banale. La voie est à priori bien engagée comme en témoignent les vins de l’appellation depuis quelques millésimes.

SANTENAY, reste un petit paradis pour sa qualité de vie, son eau thermale mais surtout pour ses vins et demeure un bel exemple de la représentation des terroirs Bourguignons. Un « Phare » de la viticulture Bourguignonne et d’une production plus paysanne. Nous ne pouvons qu’encourager une telle démarche. Un engagement louable pour que le terroir continue à faire rêver et vivre dans le cœur des amateurs de vins de Bourgogne et plus particulièrement de ceux, amoureux comme moi de… SANTENAY !

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


NOTE PARTICULIÈRE DE L'AUTEUR PATRICK COULIBEUF


Cet exposé sur l’appellation SANTENAY n’aurait pu être réalisé, sans une bibliographie importante et ciblée, mais aussi sans le travail de mon confrère Stéphane PHILIPPE formateur au BIVB, et membre de la compagnie des Courtiers Jurés-Experts Piqueurs de vins de Paris. En effet, au profit d’une présentation plus générale et moins technique, j’ai extrait et parfois même recopié des informations de son mémoire pour les regrouper avec mes connaissances et données personnelles, ayant vécu moi-même dans cette région durant quelques années. Je te remercie de m’avoir autorisé à le faire, merci encore Stéphane. 

La Compagnie recrute ses membres parmi les professionnels du vin. La fonction est strictement bénévole de manière à en garantir l'indépendance.


Les candidats doivent résider à Paris ou en Ile-de-France, et avoir au moins cinq ans d’activité professionnelle dans les métiers des vins et spiritueux.

Ils seront parrainés et accompagnés dans leur candidature par deux membres de la Compagnie.

Ils présentent leur candidature au moyen d’une lettre de motivation, accompagnée d’un CV détaillé, des copies de leurs diplômes et de leur casier judiciaire.

Lorsque la candidature est retenue, les postulants sont soumis à un examen fin Novembre

  • Cet examen comprendra la rédaction écrite et la soutenance orale d’un mémoire sur un vin ou une région viticole au choix du candidat.
  • Une étude approfondie sur une question précise intéressant la vigne, le vin ou les vignobles, qui pourra enrichir la documentation de la Compagnie.
  • Une dégustation de huit vins, dont six de régions et cépages différents mais bien typés, à reconnaître et, deux vins ayant un défaut mais à reconnaître également.
  • Un exposé oral sur un vignoble tiré au sort.
  • Des interrogations tirées au sort sur la législation vitivinicole et les connaissances générales inhérentes aux métiers du vin.
  • Des commentaires pertinents, suite à la dégustation d’un des huit vins dégustés auparavant.
Enfin l’élection des candidats a lieu au cours de l’Assemblée Générale de Décembre

A noter qu’après avoir été élus, les candidats doivent prendre contact avec tous les membres de la Compagnie individuellement pour se présenter.
L’Assemblée Générale choisit parmi les candidats ceux qui ont obtenu au moins les 2/3 des voix des votants. Le vote ayant lieu au scrutin secret à trois tours. Le candidat qui n’aura pas été élu pourra se représenter ultérieurement après deux années.

Les candidats choisis seront proposés à l’agrément du Tribunal de Commerce de Paris pour prêter serment à la barre et venir ensuite, siéger au sein de la Compagnie dans une salle de ce même tribunal.
 
La Compagnie des Courtiers Jurés – Experts, Piqueurs de Vins de Paris

C’est par un Règlement de Charles IV le Bel, en mars 1322, qu'a été fondée la Compagnie des Courtiers Jurés Experts Piqueurs de Vins de Paris - réglementée aujourd'hui sous forme de Groupement Professionnel d’Experts avec pour statut officiel « Compagnie à but non lucratif (loi de 1901) reconnue d’utilité publique ».
Son but essentiel est de travailler au maintien et au développement de la qualité des vins et spiritueux Français,

Pour remplir ses missions, la Compagnie maintient un groupement professionnel de cinquante experts (maximum) dont les connaissances techniques et professionnelles sont mises au service des pouvoirs publics.

La Compagnie effectue des expertises et des inventaires, participe à des jurys de dégustations, à des expositions et concours - et organise chaque année le Concours des « Lauréades », ayant pour but d’apporter aide et notoriété à un vignoble en particulier.
 
La Compagnie édite chaque année depuis 1937 sa fameuse carte des millésimes (créée à l'origine en 1914, pour son usage interne) qui offre au lecteur une vue globale de la qualité des vins en fonction de leur région de production et du millésime.

Le siège de la Compagnie se trouve à Charenton. Il comprend outre les bureaux, un lieu de formation et un laboratoire de dégustation doté de tous les équipements et installations nécessaires (20 postes de dégustation), le tout  disponible à la location.

De plus, la compagnie s’est doté depuis quelques années d’un groupement de membres amis, lesquels moyennant une cotisation annuelle minime, reçoivent les déclarations de récoltes des régions viticoles, les modifications de la législation (le cas échéant) opérées durant l’année, des cartes de millésimes, des invitations aux conférences sur les vignobles, organisées par la compagnie et bien sûr, une priorité d’inscription aux « Masterclass » trimestrielles.

Patrick Coulibeuf
Membre du conseil d’administration
Courtier Juré-Expert,Piqueur de vins de Paris

Compagnie des Courtiers Jurés Experts Piqueurs de Vins de Paris
Laboratoire de dégustation et Bureaux
5 ter, rue du Port aux Lions 94220 - Charenton-le-Pont
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

mercredi, 07 mai 2014 16:45

Nostalgie vinicole de Patrick Coulibeuf

La bouteille "Quille" a fait son apparition à la maison des vins en juin 1982 (Marcel Harvey, directeur) car à l'époque j'avais fait faire la découverte disons "populaire" d'un cru du beaujolais (12 000 c/s ventes 1ére année), sous le nom de "VINOBLE international ltée, agence dont j'étais le fondateur" avec le Brouilly de Jean Paul SELLES vendu 7,65$.


J'ai eu ouïe dire de l'arrivée de cette bouteille (comme par hasard de Brouilly) au restaurant chez VARAUD au 1er étage du passage EATON à l'époque. René Varaud s'est empressé toujours à l'époque de me la servir elle coûtait alors 16,95 $ ce qui faisait la quille dispendieuse ! Il est vrai que la devise du restaurant ecrite sur le menu était : BON MAIS CHER.

Pour la petite histoire et éventuellement la postérité, VINOBLE INTERNATIONAL LTEE (créée en octobre 1980) a été une pionnière pour faire découvrir aux amateurs Québécois des dizaines de vins inconnus de la S.A.Q. dans les 1ères années 80 et notamment l'Ermitage La Chapelle de Jaboulet aîné, la blanquette de Limoux Sieur d'Arques, le château Clarke d'Edmond de Rothschild, Château d'Angludet, ch.Camensac et ch.Palmer de Peter Sichel, le Château des Jacques en Moulin à vent, Lirac, côtes de Provence blanc, Montrachet, Chablis 1er cru, Bourgueil, Ruchottes Chambertin, Doisy-Daëne, Quarts de chaume, Pouilly Fuissé etc,etc.

Que de voyages de prospection j'ai pu faire pour trouver des petits trésors qui sont aujourd'hui des vins courants à la SAQ.Que de beaux vins encore présents dans ma mémoire et parfois dégustés avec Feu Gérard Delage.

Amicalement


Patrick COULIBEUF
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Expert en vin 
Missions commerciales - France & Export
Membre de la compagnie des Courtiers Jurés-Experts de Paris
33 (0) 6 16 58 02 03

Voici une annonce officielle de notre chroniqueur et ami Franco-Québécois basé en Europe

"Mon nouveau job aujourd'hui est réellement "chasseurs de grandes bouteilles, de vins et de millésimes mythiques".  Je tiens à ce que l'infolettre de Samy Rabbat ait la primeur de diffusion d'une décision prise le 1er janvier 2014 après un essai de quelques mois couronnés de succès.
En effet, Mon nouveau job aujourd'hui est réellement "chasseurs de bouteilles de vins et alcools Mythiques de millésimes ou formats rares", au même titre qu'il y a des chasseurs de têtes.

patrick niveau des bouteilles


Pour ce faire, voici  à titre d'exemple une photo de niveaux de bouteilles, superposable au graphique type des niveaux exprimés dans toutes les ventes aux enchères. Cette comparaison intéressante pour permettre de découvrir une petite partie de mon travail qui est d'évaluer la conservation des bouteilles en fonction de leur exposition à la chaleur, la sécheresse, à l'humidité, la lumière, le froid ou aux sauts de température et et et, montrer la capacité d'un grand vin d'un grand millésime d'être capable d'encaisser les aléas de sa vie en bouteille dans des caves pas toujours adaptées ou encore les tribulations de transports divers.

patrick meurseault

A noter que ce "Meursault 1982" de Coche dury, justifie pleinement en plus de son excellence gustative son prix atteignant 2500 $ la bouteille ont été pris en photo le 17 juillet 2011 soit 29 ans après sa vinification.
*Photo agrandie du graphique jointe en superposition à la photo des bouteilles précitées
La réponse est édifiante si on considère que ces bouteilles ont été entreposées dans une même cave à Paris dans deux cartons de 6 bouteilles disposés en cave, un par terre et l'autre en hauteur.

patrick romanie  



Patrick COULIBEUF
Expert & Chasseur de vins 
Expertises commerciales - France & Export
 33 (0) 6 16 58 02 03
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Le Canton du Tessin

Au sud des Alpes, le Tessin est quatrième producteur de vins Suisses avec ses 176 communes sur 247 productrices de 86 % en merlot.

Le Tessin se fait connaître comme seconde patrie du merlot. Ce canton se distingue par ses parchets (parcelles en terrasses) avec un climat Méditerranéen dans deux régions distinctes : Le SOPRACENERI au nord et le SOTTOCENERI au sud.

  • Le climat : Accumulation de 2100 heures de soleil par an avec une pluviométrie abondante et violente au printemps mais de courte durée.
  • Les sols dominants : Sol granitique du SOPRACENERI  (le monte CENERI divise le Tessin) avec le sol calcaire et argileux du SOTTOCENERI au sud.
  • Cépages blancs : 7% de la production en Chardonnay, Chasselas et assemblage de Sauvignon/Sémillon.
  • Cépages rouges principaux : Merlot, Bondola 2%, pinot noir 2 %, Cabernet sauvignon, Cabernet,  Cabernet franc 2% et quelques cépages américains et hybrides.
  • AOC : TICINO D.O.C vins en mono-cépage et assemblages.


Particularités du Tessin : C’est la réglementation cantonale quant à la teneur en sucre qui détermine les appellations différentes : « le degré minimum  de qualité ».Sept membres nommés par le Conseil d’état, déterminent lors d’une dégustation, l’attribution de la qualité VITI ainsi que celle de la grappa. L’appellation Merlot del Ticino est réservée aux merlots vinifiés dans le canton et dont la teneur en sucre est supérieure à une norme de qualité fixée à 61 points sur 85.
À noter que les 6000 viticulteurs indépendants vendent 25 % de leur production à la coopérative appelée Cantina sociale de Mendrisio, ou à des Vignerons / Encaveurs.


Le canton des Grisons


Réputé pour sa viande séchée et son «  Pinot noir » exceptionnels. Il est surtout connu pour sa vallée du Haut-Rhin et la Bünder-Herrschaft, influencés là aussi par le Foehn. 
Deux régions principales structurent ce vignoble : Le Churrer-Rheintal et le Bünder-Rheintal. L’une fait partie de la suisse orientale de la Suisse, l’autre de la Mesolcina et donc du vignoble Tessinois avec sa culture exclusive du Merlot.

  • Le climat : Du Rheintal est tempéré et chaud grâce au Foehn. Celui de la Mesolcina est privilégiée avec un climat Méditerranéen très ensoleillé comme celui duTessin son voisin.
  • Les sols dominants : Cônes de déjection glaciaire appelés Rüfen.
  • Cépages blancs : Müller-Thurgau, Pinot gris, Pinot blanc, Chardonnay, Completer.
  • Cépages rouges : Pinot noir, Garanoir, Cabernet- sauvignon, Merlot.
Les vignobles des cantons Alémaniques



La Suisse Alémanique et ses vignobles englobent 17 cantons répartis, du Nord à l’Est de la confédération. Elle est majoritairement productrice de vins rouges à 70 %. De ZÜRICH avec ses 611 ha au nord, on passe au plus petit vignoble, l’UNTERWALD OBWALD avec 0,1 ha.

Il est important de souligner que tous les cantons possèdent de la vigne : par exemple : ARGOVIE avec 400 ha – THURGOVIE, 270 ha  –  St - GALL, 219 ha – BÂLE, 108 ha – SCHAFFHOUSE, 490 ha – BERNE, 228 ha dans le Seeland (Lac de BIENNE) et dans l’ Oberland Bernois (16 ha au bord du lac de THOUNE)  –  SCHWYZ, 32 ha – LUCERNE 25 ha – SOLEURE, 3,6 ha – APPENZELL, 3,4 ha – GLARUS, 1,7 ha – ZOUG, 0,8 ha – URI, 1 ha et l’autre UNTERWALD soit le NIDWALD avec 0,1 ha.

  • Le climat : Bien sûr, les microclimats règnent en maîtres sur chaque canton. Le Schaffouse bénéficie de la  douceur de la vallée du Rhin tandis que le vignoble de Zürich profite du Foehn. Chaque Parchet ou parcelle de vigne est à sa place pour produire.
  • Les sols dominants : Très variables. Schaffhouse, majoritairement calcaire et molassique, Zürich a des sols  molassiques aussi mais schisteux, calcaire et moraine dans l’unterland.
  • Cépages blancs : Muller-Thurgau, Räuschling, Chardonnay, Gewurztraminer, pinot gris, sauvignon blanc, pinot blanc.
  • Cépages rouges : Blauburgunder, Régent, Garanoir.



Patrick COULIBEUF
Expert & Chasseur de vins
Expertises commerciales - France & Export
 0.11.33 (0) 6 16 58 02 03
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Troisième plus important producteur, ce canton viticole reste une chasse gardée pour notre roi Chasselas appelé ici « Perlant ».

De plus, ayant le relief le moins tourmenté, il peut se vanter d’être le canton viticole à la plus forte densité. Il fut en 1988, le premier canton à introduire en Suisse un règlement régissant les appellations contrôlées. Avec ses trois régions viticoles phares que sont : « Le Mandement » (rive droite du Rhône), « Entre Arve et Rhône » et «  Entre Arve et Lac » Ce canton n’a pas fini de faire parler de lui.

  • Le climat. Avec une insolation de 2000 heures par an et la protection des montagnes voisines du Jura, Genève a des précipitations plutôt faibles et des microclimats, car les parcelles sont abritées du vent souvent glacial. De plus  les vignes de bord de lac échappent au gel de printemps ainsi que les hauts côteaux de Dardigny et de Satigny où les sols se réchauffent rapidement.
  • Le sol en général : Avec 20 à 30 % de teneur en argile le sol est en général sablonneux avec des disparités  locales graveleuse et très calcaire.
  • Cépages blancs principaux : Chasselas, Chardonnay, Riesling x Sylvaner, Pinot blanc, Aligoté, Pinot gris, Sauvignon blanc, Gewurztraminer, muscat, Kerner, Sylvaner.
  • Cépages rouges principaux : Gamay, Pinot noir, Gamaret (Gamay/Reichensteiner), cabernet Sauvignon.
  • Appellations d’origine contrôlée principales : Choully, Satigny, Peissy, Russin, Dardigny, Lully,  Bardonnex, Cologny, Jussy, Choulex, Hermance, Céligny, Collex-Bossy.


Typicité à la dégustation : Le Perlant (chasselas) offre le vrai caractère de son nom local, c’est à dire légèrement pétillant « frizante » comme disent les italiens. Il est vif et très apprécié pour les apéritifs prolongés entre amis. En rouge, le  Gamaret  ou  B 28 est une agréable surprise car charnu et gouleyant avec un fruité de gamay et  la corpulence du Reichensteiner.

Le canton de NEUCHATEL « la région des trois lacs »

Considéré comme le plus ancien, mais le plus petit des vignobles phares de Suisse,  il possède des atouts précieux que sont ses sols et des vignerons d’une rigueur hors du commun. La législation du canton de Neuchâtel a été la première de tous les cantons à imposer un rendement limité. Un autre paradis du Chasselas appelé localement NEUCHATEL. Cette région englobe les vignobles de plusieurs cantons, soit  650 ha autour du lac de Neuchâtel, 235 ha autour du lac de Bienne et 105 ha à dans le Fribourgeois d’où son nom « région des trois lacs ».

  • Le climat. Du vent en permanence et une température moyenne de 9,5 °C. Quelques 1700 heures de soleil par an et une pluviométrie moyenne 950 mm / an.
  • Le sol en général : Argilo-calcaire jurassique partout. Pierreux à l’Est et au centre. Çà et là, terre marneuse avec un sous-sol lourd d’alluvions.
  • Cépages blancs principaux : 80 % Chasselas, Pinot Gris, chardonnay, Sauvignon blanc, Riesling, Sylvaner, Gewurztraminer.
  • Cépages rouges principaux : 95 % Pinot noir appelé localement « Cortaillaud », Gamaret, et Garanoir.
  • Appellations d’Origine Contrôlée. Neuchâtel  –  Lac de Bienne – Vully.
  • Spécialités Neuchâteloises : Le « CORTAILLAUD » qui est le Pinot noir issu de bourgogne, mais qui a obtenu une sélection spéciale grâce à une condition, soit une production limitée à 680g au m2. Ce qui en fait un vin de garde. L’ŒIL de PERDRIX, un rosé d’une invention locale élaboré avec 100 % de Pinot noir et qui a été adopté par d’autres cantons tel le Valais.
  • Typicité à la dégustation : Le « CORTAILLAUD » un son nez qui (pinote) superbement avec des notes olfactives de fruits rouges outrancières lorsqu’il est jeune, mais qui après 4 à 5 ans devient très structuré et d’une finesse digne de ses cousins bourguignons.



Patrick COULIBEUF
Expert & Chasseur de vins
Expertises commerciales - France & Export
 0.11.33 (0) 6 16 58 02 03
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Le canton du VALAIS
De loin, le vignoble le plus important avec à lui seul 40 % de la production totale Helvétique.

C’est le royaume du fameux Fendant, nom donné localement au chasselas qui représentant  47 % de la production valaisanne avec environ 265 000 hl annuellement. Le vignoble Valaisan est leader en rouges et au second rang en blancs.

  • Le climat : Peu de pluie – Ensoleillé et sec (2100 heures annuelles de soleil avec influence du Fœhn)  –  Grande influence des deux rives du Rhône– Multitude de microclimats –Vent soufflant en permanence.
  • Le sol en général : Bien aéré et léger, pauvre en argile - Alluvions du Rhône et des torrents  – Graveleux – Schiste (nom local : Brisier) – Calcaire. Terrain en mille-feuilles.
  • Les sols dominants  mais variés: Granitiques à Martigny et Fully – Alluvions à Chamoson – Gravier à Saillon  – Schiste à Sion – Calcaire à Sierre et Salquenen.
  • Cépages blancs principaux : Chasselas (Fendant) – Sylvaner (Joannisberg) – petite Arvine – Chardonnay – Malvoisie (pinot gris) – Amigne – Muscat – Ermitage (Marsanne blanche) – Païen/Heïda (savagnin blanc dans le Jura français avec lequel est élaboré le vin jaune).
  • Cépages rouges : Pinot noir, Gamay, Humagne rouge, Syrah, Cornalin, Diolinoir (croisement de Robin noir et pinot noir) Gamaret et Garanoir (métissage de Gamay rouge  et de reichensteiner blanc) tous deux des cépages contemporains comme le Diolinoir.

Appellations d’origine contrôlée : déclinées selon les principales communes viticoles en remontant le Rhône.

  • Fully
  • Saxon
  • Saillon
  • Chamoson
  • Ardon
  • Vétroz
  • Conthey
  • Savièse
  • Sion
  • Grimisuat
  • Ayent
  • Lens
  • Miège
  • Venthône
  • Sirre
  • Salquenen
  • Varen


Grands crus nationaux :

  • Vétroz
  • Saint-Léonard
  • Salquenen/Salgesch
  • Fully


Typicité à la dégustation : Le Fendant peut être très différent si vendangé à Fully, Sion ou Salquenen. Variant du fruité/ léger, au corsé et rond. Il reste toutefois le vin de soif idéal apprécié localement en apéritif avec son nez d’amande et de noix et une présence en bouche onctueuse. Après quelques années même, il adopte des arômes de miel tout en gardant sa belle personnalité.

Spécialités Valaisannes : La Dôle, un assemblage de 85 % de Pinot noir et de Gamay, l’Humagne en rouge ou le Cornalin. La Dôle blanche issue des mêmes cépages vinifiés en blanc. L’œil de perdrix avec sa robe du même nom en est le rosé. L’appellation Valaisanne : « GRAIN NOBLE AOC confidentiel » englobe les vendanges tardives de Joannisberg (sylvaner), petite Arvine, Amigne, Ermitage, Malvoisie (pinot gris) et le Païen.
L’Arvine : reste le bijou du Valais car très particulier en laissant en fin de bouche une légère note salée.

A noter qu’il est aussi le canton où l’on cultive de la vigne à des altitudes variant entre 400 m et 1100 m appelés vins de Glaciers où ils sont vendangés, élaborés dans la vallée et montés en altitude pour l’élevage.

Le canton de VAUD

Au second rang des cantons producteurs par sa surface et premier producteur de vins blanc avec ses 225 000 hl (dont 80% en chasselas), ce canton a le grand privilège de pouvoir offrir une grande variété de crus issus d’un même cépage. Le chasselas appelé aussi DORIN règne en maître. 

Le climat. La majorité des vignobles du canton de Vaud profitent des grands régulateurs de température que sont les lacs LEMAN et de NEUCHÂTEL. Le soleil brille également sur tout le canton mais les pluies y sont inégales d’Ouest en est. Ensoleillement variant de 1700 à 2100 heures selon la situation du vignoble.
Le sol en général. Des sols très variés causé par un bouleversement géologique très ancien.
Les sols dominants.

  • Chablais : 1 -Villeneuve : sous-sol très variés de calcaires du trias et du jurassique, moraine  glaciaire, sols d’éboulis, graveleux. 2 - Yvorne : Cônes de déjection marneux, argileux, sols d’éboulis calcaires du trias. 3 – Aigle : Sols graveleux et argileux sur fond de calcaire du trias. 4- Ollon et Bex : sols contenant en abondance cargneule et gypse sur fond de calcaire du trias.
  • La Cote : Sols morainiques composés de molasse à masse argileuse et calcaire.
  • Lavaux : Sol de moraine/molasse d’une grande diversité (graveleux, marneux, argileux).
  • Le Dézaley se distinguant du nombre par ses bancs poudingue sur socle marneux.
  • Bonvillars et Vully: Terrains calcaires argileux - sablonneux sur fond de molasse.


Cépages blancs principaux : Chasselas 80 %, Chardonnay, Pinot gris, Pinot blanc, Riesling, Sylvaner, Gewurztraminer, Doral (métissage de chasselas avec du chardonnay), Viognier.
Cépages rouges principaux : Gamay, pinot noir, Garanoir, Gamaret.
Appellations d’origine contrôlée : Les vingt-huit appellations d’origines contrôlées Vaudoises se répartissent entre quatre régions viticoles.

  • La Côte: Morges, Auborne, Féchy, Perroy, Mont-sur-Rolle, Tartegnin, Coteau de Vincy, bursinet, Vinzel, Luins, Begnins, Nyon.
  • Lavaux : Lutry, Villette, Epesses, Dézaley Grand cru, Calamin Grand cru, Saint-Saphorin, Chardonne et Vevey-Montreux.
  • Chablais : Villeneuve, Yvorne, Aigle, Ollon, Bex.
  • Nord Vaudois: Bonvillars, Côtes de l’Orbe, Vully.


Typicité à la dégustation : Le Dorin (chasselas) avec sa star qu’est le Dézaley impressionnant par son goût de miel. A Lavaux, les chasselas de la côte sont identifiables rapidement car très vifs et moins fruités mais beaucoup plus structurés. En revanche, les chasselas du Chablais (après Montreux) sont plus complexes et racés



Patrick COULIBEUF
Expert & Chasseur de vins 
Expertises commerciales - France & Export
 0.11.33 (0) 6 16 58 02 03
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.