jeudi 23 novembre 2017

Le défi que se donne Laurent Godbout est un stimulant pour toute la profession


Les témoignages sont nombreux pour soutenir Laurent Godbout dans son entrainement en vue de la sélection pour la compétition du Bocuse d’or de 2015. 1500 personnes qui tous les jours suivent les évolutions de l’entrainement du chef et de son commis Adam Martin, leur témoignent leur soutien, les encouragent et partagent  leur enthousiasme avec leurs réseaux d’amis. 
 bocuse
La campagne « Équipe Québec Laurent Godbout » d’un style tout à fait actuel avec mention des tweets en direct sur le site a permis de rejoindre jusqu’à  48 000 personnes sur les médias sociaux (source Facebook). Du jamais vu dans l’univers culinaire québécois!
 
Ce marathon de l’excellence qui a déjà commencé il y a plus de 6 mois, dans la discrétion habituelle de Laurent Godbout, est en train de générer un formidable élan au sein de la profession des cuisiniers, de l’agroalimentaire et des foodies. Plus qu’un simple mouvement de sympathie tinté d’admiration  pour le défi que s’est donné le chef du Vieux Montréal, c’est à  toute une dynamique du possible à laquelle on assiste.  
 
Oui nos produits du Québec n’ont rien à envier aux autres pays, oui nous avons des cuisiniers de grand talent, et oui nous avons une gastronomie vivante et créative, martèle Jean-Luc Boulay le renommé chef québécois engagé dans la transmission de l’amour du métier aux jeunes générations dans ses restaurants comme à l’émission « Les Chefs! ». Une marche en avant qui démontre tous les jours à quel point l’économie du secteur gastro-agro-alimentaire a de l’avenir au Québec. 
 
Des fournisseurs allouent produits et matériel à l’équipe qui va défendre les couleurs de la cuisine québécoise à la sélection nationale du 16 et 17 novembre prochain. La semaine dernière, Cacao Barry confirmait son soutien financier. En invoquant l’implication de la compagnie dans la promotion de techniques culinaires innovantes, Jean Jacques Berjot signifiait sa confiance dans Laurent Godbout « un chef doué, un visionnaire ». 
 
Il en faut de l’ardeur au travail, de l’intelligence et de l’argent pour se préparer aux compétitions internationales. Et il faut avoir « un esprit de compétiteur exceptionnel que même de très grands cuisiniers n’ont pas, affirme Jean-Luc Boulay. Avec la compétition pour le titre de MOF (Meilleur Ouvrier de France) le Bocuse d’or est la compétition culinaire internationale la plus élevée au monde.  Les chefs qui s’y engagent sont de vrais athlètes. Comme les grands sportifs ils ne pensent qu’à se dépasser, à s’améliorer sur tout… ils portent les couleurs du pays au plus haut niveau de l’excellence… ils méritent le respect ».
 
« Que du positif pour le Canada », renchérit le chef de Québec, et plus on en parle, mieux c’est semble-t-il sous-entendre. « Se mesurer à l’échelle internationale, c’est inouï pour le Canada et le Québec, ajoute Jean-Luc Boulay. Quand le Noma a été nommé meilleur restaurant au monde, la cuisine du Danemark et des pays scandinaves était totalement inconnue comme la cuisine du Canada… depuis sa reconnaissance, hop, le guide Michelin qui est le guide le plus reconnu au monde est allé à Copenhague… et maintenant le guide Michelin est rendu dans les pays scandinaves grâce à René Redzepi qui fait une cuisine sublime au Noma».
 
Écouter Jean-Luc Boulay,  que je cite avec sa permission, c’était pour moi un ravissement! 
 
Dans ses mots emportés j’ai senti la force de cette profession qui croit en elle, en ses chefs inspirés et créatifs, j’ai entendu la générosité d’un secteur économique souvent malmené mais qui s’engage pour mettre le pays sur « la carte du monde de la gastronomie » et puis « faire du Canada et du Québec une destination pour une clientèle de gourmets et gourmands »qui, on le sait, sont de plus en plus nombreux à voyager dans le monde sur la thématique de la gastronomie.
 
« Il va se passer de quoi au Québec … on peut faire partie des plus grandes gastronomies dans le monde… l’engagement de Laurent c’est que du positif… et je suis content que tout le monde le soutienne et le suive…  son travail est  très inspirant pour les jeunes, ses efforts sont très motivant » me dit Jean Luc Boulay pour conclure notre entretien.
 
Alors, go, go Laurent, go! 
 
La première étape de la compétition pour les qualifications est dans 2 semaines!  On se reparle bientôt, pour plus de nouvelles sur l’Équipe Québec Laurent Godbout et son commis Adam Martin.

Michèle Herblin

 

À propos de l' auteur

Présidente de HERBLIN CONSULTING inc., société de conseil spécialisée en montage et management de projets. Propriétaire du concept et de la marque Petite Terrasse de Provence, maître franchiseur. Le traiteur par Michèle Herblin, exploitation de la marque Petite Terrasse de Provence. Chef propriétaire du restaurant Petite Terrasse Provence à Montréal depuis décembre 2003 à aujourd’hui. Lire la suite...