jeudi 26 avril 2018
Vins en épicerie
Roger Huet

Roger Huet

Roger Huet - Chroniqueur vins et Président du Club des Joyeux
Québécois d’origine sud-américaine, Roger Huet apporte au monde du vin sa grande curiosité et son esprit de fête. Ancien avocat, diplômé en sciences politiques et en sociologie, amoureux d’histoire, auteur de nombreux ouvrages, diplomate, éditeur. Il considère la vie comme un voyage, de la naissance à la mort. Un voyage où chaque jour heureux est un gain, chaque jour malheureux un gâchis. Lire la suite...

vendredi, 26 mai 2017 10:21

Une semaine merveilleuse à Holguín

J’ai passé une semaine extraordinaire à Cuba, dans la région d’Holguín et je rapporte dans mes carnets une entrevue avec Tiziano Galasso, directeur général de l’Hôtel Blau Costa Verde.

roger semaine merveilleuse holguin tliziano galasso

RH – Holguín est une destination phare pour les touristes canadiens, avec La Havane et Varadero. Quelles sont les raisons de cet engouement?

TIZIANO GALASSO – La terre de Holguín est presque vierge; il est possible d’y découvrir encore de nombreux aspects de la terre basse. Nous avons de beaux endroits comme Cayo Saetia, City Tour Santiago, Holguín avec ses belles places toutes différentes les unes des autres. Les habitants de cette ville ont une attitude complètement différente de la plupart des gens à Cuba. Ils sont très attentifs au service, et sont conscients d’être des professionnels; les Canadiens apprécient cela.

Depuis son ouverture, l’hôtel Blau Costa Verde est celui qui a le plus grand nombre de clients qui reviennent une seconde fois. Les employés sont disponibles, souriants, et ont une bonne attitude.

RH – Holguín vient d’accueillir la Foire Internationale de Tourisme Fit Cuba 2017.

Cuba s’apprête à recevoir cette année plus de 4 200 000 touristes. Il y a un intérêt croissant de la part des ressortissants de nombreux pays, notamment des Allemands, des Anglais, des Italiens, des Français, des Américains, des Espagnols et des Argentins. Comment voyez-vous l’offre touristique de Cuba dans cinq et dans 10 ans?

roger semaine merveilleuse holguin blau piscine

TIZIANO GALASSO – Dans 5 et 10 ans, Cuba aura une acceptation et un développement de services de prestige qui sera l’égal, et même supérieur à d'autres pays d'Amérique latine comme la République dominicaine, la Jamaïque et le Costa Rica. Avec un énorme potentiel pour développer de nouvelles installations, Cuba a ce que tous les clients recherchent: la chanson, la joie, le confort, la qualité, la cuisine internationale, des soirées à thème spécifiques, des animations en soirée de haut niveau, des centres de santé, et la sécurité sans égal.

RH – Parlez-nous de vous, de votre expérience hôtelière. Comment êtes-vous venu à diriger le Blau Costa Verde et le Costa Verde Plus à Holguín?

TIZIANO GALASSO – J’ai travaillé dans de nombreux pays à travers le monde: du Japon à Monte Carlo, en passant par le Maroc, Cuba en 2000, et plus récemment en République dominicaine, en plus de plusieurs grandes expériences en Italie. Personnellement, je suis en mesure d'apprécier le patrimoine et la qualité humaine de Cuba et des Cubains. Il y a beaucoup à faire ici, c’est pourquoi j'ai choisi, à ce stade de ma vie, de m’y installer en décembre 2016. Dans le secteur du tourisme, Cuba se démarque par la sécurité et la chaleur humaine.

RH – Combien d’hôtels possède la chaîne Blau à Cuba et dans le monde?

TIZIANO GALASSO – 9 hôtels au total, dont 3 en Espagne, 1 en République dominicaine et 5 à Cuba, à Holguín et à Varadero Beach.

RH – Est-ce que la chaîne Blau envisage d’autres investissements dans un avenir proche?

TIZIANO GALASSO – Oui! Blau croit tellement au destin de Cuba dans les prochaines années, qu’elle a décidé d’élargir nos offres et nos opportunités dans le pays.

RH – Quand est-ce que le Costa Verde a été construit à Holguín?

TIZIANO GALASSO – En 1999.

RH – Quelles sont les caractéristiques du Blau Costa Verde et du Costa Verde Plus?

TIZIANO GALASSO – Blau Costa Verde est un bon hôtel avec tous les services centralisés. Piscine, théâtre, restaurants, plage. Tout est à proximité pour les vacances.

Costa Verde Plus est dans un quartier plus calme, mais a une valeur ajoutée avec une piscine exclusive et un bar dans la piscine, avec des boissons de qualité, un bar VIP avec boissons supplémentaires, deux restaurants à thème exclusifs pour les clients plus, le Gourmet et l’Espagnol. Il y a en plus trois bungalows avec connexion Wi-Fi dans la chambre, avec des cartes de recharge, pour que vous n’ayez pas à sortir dans le hall. Les chambres sont plus récentes et confortables.

roger semaine merveilleuse holguin blau palmiers

RH – Quelle est sa capacité, en nombre de places?

TIZIANO GALASSO – Les deux hôtels ont une capacité de 749 chambres, 309 au Blau Costa Verde et 440 au Costa Verde Plus.

RH – Il y a un bon service de restaurants au Costa Verde plus, avec le buffet et plusieurs restaurants thématiques. Pouvez-vous nous le présenter?

TIZIANO GALASSO

Un restaurant buffet « pour tous les clients »

Un restaurant italien « pour tous les clients »

Un restaurant cubain « pour tous les clients »

Un restaurant avec des repas au déjeuner près de la plage « pour tous les clients »

Un casse-croûte ouvert 24 heures « pour tous les clients »

Un bar au hall ouvert jusqu'à 2h « pour tous les clients »

Un bar aquatique avec toutes sortes de boissons « pour tous les clients »

Un restaurant gastronomique « pour les clients de Plus »

Un restaurant espagnol « pour les clients de Plus »

Un bar dans la piscine avec des boissons de qualité supérieure « pour les clients de Plus »

1 bar VIP « pour les clients de Plus »

roger semaine merveilleuse holguin blau nuit

RH – Costa Verde plus offre aussi d’excellents services de santé?

TIZIANO GALASSO – Nous avons un centre de santé avec deux saunas, un SPA pour 6 personnes, une chambre pour vos massages personnalisés, des appareils de musculation, un salon de coiffure et un médecin de garde tous les jours.

RH – Pour les sportifs, l’hôtel propose de nombreuses activités?

TIZIANO GALASSO – Oui. Pour les athlètes, nous proposons la plongée sous-marine, le tennis, le basketball et le volleyball. Dans la piscine et sur la plage, le water-polo, le billard, le Ttnnis, un centre de remise en forme, du football pour 5 personnes par équipe, du kayak, un équipement pour la plongée et un petit bateau à voile.

RH – Les clients semblent aussi avoir un grand choix d’activités et d’animation?

TIZIANO GALASSO – Chaque jour il y a des leçons de danse, de l’aquagym, du volleyball de plage, du stretching, du yoga, de jeux d'animation, du zumba et jeux Blau, c’est-à-dire du Watervolley, des fléchettes, et diverses autres activités.

roger semaine merveilleuse holguin plage

RH – La Fiesta cubana, tous les jeudis après-midi, attire une grande foule. Racontez-nous pourquoi.

TIZIANO GALASSO –Je pensé que si vous participez, vous n’allez pas vous ennuyer.

RH – Les spectacles, le soir, sont de qualité et magnifiques, surtout lorsque les groupes d’artistes viennent de La Havane.

TIZIANO GALASSO – Cher Roger Huet, désolé, mais dans ce cas, je suis en désaccord. Cette province a un niveau de préparation en acrobatie, en danse, en musique et en magie, qui sont uniques. La Havane c’est bien, mais je vous garantis que tout notre bagage culturel fonctionne très bien et le niveau de performance est si élevé que tous les clients restent debout pour applaudir. Il y a beaucoup de groupes de spectacles nocturnes de Holguín qui vont à La Havane. En danse, en musique et en défilés, les Holguínois sont les meilleurs!

RH – Il y a deux bars très populaires auprès de mes amis: un petit bar près de la piscine centrale, qui ouvre le soir et dont le barman fait les cocktails au shaker. De l’avis des connaisseurs, ses Piña Colada étaient inégalables. Le bar VIP est, lui, fréquenté par les amateurs de rhums, où l’on peut déguster le fameux Maestro 14 ans. De combien de bars dispose l’hôtel?

TIZIANO GALASSO – Au total 6 bars: 2 dans les piscines, 1 bar VIP avec rhums et whiskies haut de gamme, 1 bar dans le hall, 1 snack-bar ouvert 24 heures et 1 bar à la plage.

RH – Les plages d’Holguín sont magnifiques, et certaines conservent quelques récifs où les touristes viennent admirer des poissons de toutes les couleurs. Il y en a des centaines qui virevoltent autour de nos jambes. La flore et la faune aquatique semblent riches dans la région?

TIZIANO GALASSO – C’est exact. Il y a beaucoup de variété et tout est naturel.

RH – Avec quels grossistes travaille Blau Costa Verde Plus?

TIZIANO GALASSO – Transat – Air Canada – West Jet.

RH – Est-ce que les touristes peuvent réserver directement?

TIZIANO GALASSO – C’est possible, mais nous proposons toujours de réserver avec les agences. Le prix des agences est parfois plus compétitif que le prix de l’Hôtel. Les agences vendent leurs garanties sur les avions, et alors les hôtels reviennent souvent moins chers.

RH – Quelles sont les saisons hautes et les saisons basses?

roger semaine merveilleuse holguin blau batiment

TIZIANO GALASSO – Les saisons hautes sont: décembre - janvier - février – mars -avril.

Entre les deux: juillet - août - septembre – octobre.

La basse saison: mai - juin à novembre.

RH – Je crois que vous avez de bonnes surprises pour les chasseurs d’aubaines?

TIZIANO GALASSO – Oui, je crois que le Blau Costa Verde est un excellent produit de qualité et de rapport qualité-prix. Je pense que la bonne surprise sera quand ils réaliseront personnellement l'attention que le personnel donne aux clients: la façon dont les employés sont professionnels et souriants, comment les chefs cuisiniers préparent bien vos repas. Les clients se sentiront choyés et les employés heureux.

RH – Merci de m’avoir accordé cette entrevue, Monsieur Galasso.

TIZIANO GALASSO – C’était un plaisir de vous connaître et de faire connaître notre Hôtel aux clients canadiens. Nous attendons leur visite pour les vacances et j’en profite pour leur assurer notre accueil le plus chaleureux.

Liens: 

Hôtels Blau Costa Verde & Costa Verde Plus

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Playa Pesquero, Rafael Freyre
Holguín, Cuba
Tél.: +53 24 43 35 10

Roger Huet
Chroniqueur vins
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L'histoire de la famille Frescobaldi a commencé il y a plus de mille ans. Elle est intimement liée à l'histoire de la Toscane. Ils font du vin depuis plus de 700 ans.

Au plus fort de la Florence médiévale, en tant que banquiers, les Frescobaldi étendent leur influence jusqu’en Angleterre et reçoivent le titre de trésoriers de la couronne anglaise. Pendant l'exil de Dante Alighieri, l’année 1300, l'ami du poète Dino Frescobaldi le soutient pour la publication des sept premiers chants de la Divine Comédie, lui permettant de compléter son travail. Pendant la Renaissance, les Frescobaldi deviennent des patrons d'importants travaux à Florence, comme la construction du pont de la Santa Trinita et de l'église de Santo Spirito. Au XVIIe siècle, les compositions baroques de Girolamo Frescobaldi sont jouées dans toute l'Europe.

Avec une grande vision d'avenir, les Frescobaldi ont introduit en 1855 en Toscane des variétés françaises, inconnues alors en Italie, comme le Cabernet Sauvignon, le Merlot, le Pinot Noir et le Chardonnay. Au 20e siècle Vittorio, Ferdinando et Leonardo Frescobaldi ont travaillé sans relâche à élever la Toscane à excellence viti-vinicole. Aujourd’hui Lamberto Frescobaldi vise à renforcer le caractère unique des vins de chaque domaine de la famille.

La Maison Frescobaldi est la référence pour les vins de luxe en Toscane. Elle fait la promotion de l’agriculture toscane et de ses différents terroirs cultivés de façon durable.

J’ai dégusté le Nipozzano Vecchie Viti Chianti Ruffina Riserva DOCG 2012, 90% Sangiovese et 10% de Malvasia Nera, Colorino et Canaiolo, 14 degrés d’alcool.

roger frescobaldi castello di nipozzanoCe vin est issu des plus vieilles vignes du Castello di Nipozzano dont les racines pénètrent profondément dans la terre. Cuvaison pendant 25 jours, fermentation complète, alcoolique et malolactique. Vieillissement en barriques usagées de second et troisième passages pendant 24 mois et trois mois en bouteille.

roger frescobaldi nipozzano vecchie viti

Robe rubis intense, typique du Sangiovese. Parfum de cassis, de groseille, de framboise, de mûre, de confiture de violette; on perçoit des notes épicées: cannelle et poivre noir, un peu de cardamone.

En bouche c’est un vin doté d’une bonne structure, robuste et à la fois souple, charnu, harmonieux, riche en alcool, avec une belle fraicheur. Tannique et astringent, mais il tend à s’arrondir en vieillissant. Une fin de bouche délicieusement longue et fruitée.

Ce vin de gastronomie aime les mets italiens: les pappardelles, les cannellonis, mais il est également un pur délice avec les viandes rouges et particulièrement avec le gibier. Je suggère de le laisser reposer en carafe une trentaine de minutes et de le servir à 17 degrés Celsius. Il est d’assez longue garde et pourra se conserver facilement jusqu’en 2022.

Le Castello di Nipozzano Vecchie Viti 2012 est disponible à la SAQ, code 12449067. Prix 29,95$.

J’ai aussi dégusté le CastelGiocondo Brunello-di-Montalcino DOCG 2011, 100% Sangiovese Grosso, 14,5 degrés d’alcool.

Le Brunello est très récent, le premier millésime officiel datant de 1888.

Sélection méticuleuse des meilleurs raisins de CastelGiocondo, cultivés à une altitude de 300 mètres. Les sols sont bien drainés, les vignes ont une exposition sud-ouest.

roger frescobaldi brunello

Robe rubis intense tendant au grenat avec le vieillissement. Parfum caractéristique et intense de groseille, de framboise, de mûre, d’abricot, et de violette.

En bouche c’est un vin puissant et élégant, bien équilibré, avec beaucoup de fraîcheur, des tanins virils mais superbes qui lui confèrent un long temps de garde. Une longue finale très gourmande.

C’est le vin idéal avec un ragoût de bœuf au vin, qu’on appelle Stufato a la Pavesane en Italie. Il est par tradition le mets d’hiver que l’on déguste le dimanche.

Voici ce qu’en dit un chef italien: «La confection du Stufato a la Pavesane a besoin de bœuf, de vin rouge, de lard, de carottes, d’oignons, de céleri. Il faut ajouter une gousse d'ail, du laurier, des épices (clou de girofle, cannelle, poivre), du concentré de tomate, du cacao amer, de la farine, de l’huile d'olive, du beurre et du sel.

La viande piquée d'ail et lardée est mise, pendant une journée, dans une marinade de vin rouge avec les légumes et les épices. Puis ses morceaux farinés sont saisis dans une casserole; dès qu'ils sont dorés, les légumes sont ajoutés.

Quand la cuisson commence, il faut recouvrir du vin de la marinade dans lequel ont été délayés le concentré de tomate et le cacao, il faut saler et laisser mijoter. Les morceaux de viande recouverts de sauce sont servis avec de la polenta. On accompagne habituellement ce mets avec le même CastelGiocondo Brunello di Montalcino qu’on a utilisé pour faire la marinade».

Je suggère de servir ce vin à 18 degrés Celsius. Il est encore meilleur lorsqu’on l’on a laissé reposer en carafe une trentaine de minutes. C’est un vin de garde qui se conservera en cave jusqu’en 2025.

Le CastelGiocondo Brunello-di-Montalcino 2011 est disponible à la SAQ, code 10875185. Prix 48,35$.

Liens :

Frescobaldi 

Marquis Lamberto Frescobaldi, président

Les vins de Frescobaldi, Castello di Nipozzano et CastelGiocondo sont représentés par Vins Philippe Dandurand 

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Roger Huet
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Lorsque Christophe Colomb arrive à Cuba en 1492, il mouille sur la côte de Bariay dans la région qui s’appelle aujourd’hui Holguín.

Il écrit dans son journal : «C’est la terre la plus belle que des yeux humains aient contemplée».

roger holguin paisaje bariay

Holguín se trouve à 685 kilomètres au sud-est de la Havane et c’est la quatrième province par sa taille avec 9 318 kilomètres carrés; elle a une population de 1 250 875 habitants. C’est ici où sont nés Fidel et Raúl Castro. La capitale est la ville d’Holguín.

roger holguin carte

La région est riche et variée. Elle compte 40 plages pour le plaisir des visiteurs; Pesquero, Esmeralda et Guardalavaca en sont les plus réputées. Les eaux sont cristallines et des plages de sable blanc à perte de vue. Il y a 900 sortes de poissons, 4000 sortes de mollusques et plus de 300 espèces d’oiseaux. La végétation est luxuriante et offre des grandes possibilités pour les excursions et l'écotourisme.

roger holguin damier

Holguin est une région de culture. L’éducation est totalement gratuite à Cuba, même à l’université. Les médecins holguinais sont réputés en stomatologie, en cancérologie et en ophtalmologie et il y a un tourisme médical pour des patients du monde entier.

Dans un cadre culturel, Holguìn a un orchestre symphonique et une troupe d’opéra.

roger holguin zarzuela cubana cecilia

La zarzuela cubaine Cecilia, interprétée par une diva locale à la voix d’ange.

La ville est également riche en chœurs, et compte avec les meilleures troupes de danse, de ballet, de ballet aquatique, de théâtre, et un cinéma d’avant-garde.

roger holguin chorale

Une chorale

Il y a de nombreuses fêtes populaires pleines de couleur, comme les Romerias de Mayo, qui à l’origine était une fête religieuse et qui est aujourd’hui une joyeuse explosion de créativité.

roger holguin romerias mayo drapeaux

Toute la jeunesse participe, avec des défilés et des chars.

roger holguin romerias mayo femmes

Pour contempler la ville d’Holguín, il faut monter à la Loma de la Cruz, une colline qu’on peut aborder à pied, en escaladant 465 marches, ou par la route. On y admire cette ville de 300 000 habitants, ordonnée en damier, avec de nombreux parcs, qui lui ont donné le nom de Ville des parcs.

roger holguin ville

Holguín a beaucoup de personnalité et montre une belle architecture.

roger holguin periquera

La Periquera

La Periquera, le centre culturel Plaza de la Marqueta et la cathédrale San Isidro de Holguín sont des véritables joyaux.

roger holguin catedral san isidoro

De nombreux hôtels de charme, meublés avec goût, offrent des services personnalisés. C’est une ville de cafés, de commerces, une ville grouillante et intéressante.

Une autre ville à découvrir c’est Gibara; je suis arrivé en catamaran et de nombreux voiliers et des bateaux rapides sont venus tournoyer autour de nous.

roger holguin voiliers

Gibara a merveilleusement conservé son architecture coloniale.

Dans son programme de valorisation, le ministre du Tourisme Manuel Marrero Cruz l’a nommée nouvelle destination touristique, à la Foire Internationale du Tourisme Fit Cuba 2017. Il a inauguré du même coup un Club Nautique, un restaurant de fruits de mer et l’hôtel Plaza Colon dans une magnifique maison patrimoniale. Il ne faut pas manquer de visiter la Casa de la Cultura.

roger holguin casa cultura

Tout près de là se trouve le parc Calixto Garcia, où l’on peut admirer l’église paroissiale, une des plus anciennes de la ville, et la Statue de la Liberté au visage d’une Gibareña.

roger holguin iglesia

On y entend ici les notes d’un piano oriental qui fonctionne avec des cartes perforées et que l’on fait tourner avec une manivelle. Avant l’invention de la radio, ils étaient très populaires dans toute l’Amérique latine, lorsqu’on n’avait pas la chance de compter avec une pianiste dans la famille. Il y a aussi à cet endroit une collection d’appareils photo et de caméras anciennes.

Il faut aussi s’arrêter au Cinéma Jiba, qui est le siège du prestigieux Festival du Cinéma Pauvre, fondé par Humberto Solas, aujourd’hui rebaptisé Festival international de cine de Gibara.

roger holguin rue gibara

Un peu plus loin il y a une fabrique de cigares. Dans une maison coloniale de la rue Principale, il y a la Galerie Cosme Proenza, qui comporte 14 œuvres grand-format du célèbre peintre de Gibara. Il y a encore le Musée des Arts Décoratives qui est situé dans un édifice néo-classique de 1872. On y trouve un mobilier et des objets décoratifs qui datent du XVIIIe et du XIXe siècle. Arrêtez-vous à la Casa del Tango.

roger holguin cssa del tango

Il y a une belle salle ouverte sur la rue où des professionnels dansent le tango, mais si vous aimez danser, n’hésitez pas à inviter n’importe quelle personne du public, car les Gibareños et les Gibareñas sont passionnés de tango. Vous finirez votre visite par une promenade jusqu’au mirador, d’où vous admirerez la ville, la mer et la campagne environnante.

Le Parc Nacional Bariay est une aire naturelle protégée, où se trouve le Monument aux deux civilisations amérindienne et espagnole.

roger holguin monumento

Un peu plus loin on trouve une reconstruction d’un village amérindien tel que décrit par Christoph Colomb.

roger holguin village indien

Cette région produit un très bon Rhum Bariay.

Pour la détente, les plages, la musique, le rhum, la marche en montagne, l’exploration marine, le confort, les fruits de mer, le romantisme et la sécurité, la place pour moi, c’est Holguín!

Découvrez-la, elle est belle dans les quatre saisons!

roger holguin danseurs cuba

LIENS :

Infotur Cuba

Bureau de Tourisme de Cuba à Montréal 
Section Tourisme - Consulat Général de Cuba 
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300, Léo Parisseau, suite 2121, Montréal (Québec) H2X 4B3
Tél.: 514 844-7307

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vendredi, 19 mai 2017 13:13

Pfeiffer, des vins faits avec amour

Chris Pfeiffer avait une longue expérience comme directeur de grands domaines vinicoles en Australie lorsqu’il a décidé de réaliser son rêve de faire des vins artisanaux très qualitatifs, en petites quantités. Il a fondé la Pfeiffer Winery, en 1984, avec sa femme Robbyn. Aujourd’hui ils sont secondés par leur fille Jen.

Les vins Pfeiffer expriment la terre, le fruit et la passion des vignerons. Ils ont 30 hectares de vignes en propriété et 30 contractuelles dans la région de Victoria. Ils ont aussi un chai dans la ville historique de Rutherglen.

J’ai dégusté leur magnifique vin de dessert, le NV Pfeiffer Rutherglen Topaque qui veut dire Tokay; 100% Muscadelle, 17,5 degrés d’alcool, 200g de sucre au litre.

Les vignes sont encore jeunes mais les raisins de Muscadelle du vignoble de Rutherglen atteignent des niveaux élevés de sucre. Vinification parcellaire. Après la fermentation et le pressurage, le vin est transféré dans des barriques et des fûts de volumes différents, pour un vieillissement de 4 ans. Les vins de différentes parcelles sont ensuite mélangés pour produire un vin jeune et frais, avec des saveurs concentrées.

roger pfeiffer topaque bouteille

Belle robe orange foncé, Parfums de chèvrefeuille et d’acacia, de pruneau, de papaye, de fruit de la passion, de miel, de caramel, de malt et de thé.

Onctueux en bouche, capiteux, où l’on retrouve les arômes décelés au nez. Une belle fraicheur en dépit de sa douceur naturelle. Une délicieuse fin de bouche longue et gourmande.

Le Pfeiffer Rutherglen Topaque ou Tokay est disponible auprès de l’Agence Bénédictus en format de 500 ml, au prix de 39,50 $.

Liens :

Pfeiffer Wines

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Représenté au Québec par l'Agence Bénédictus
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., président
Tél.: 514 913-5405 ou 450 671-5572

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mercredi, 17 mai 2017 12:17

Cuba se développe à grande vitesse

FIT CUBA 2017, la Foire Internationale pour le Tourisme, vient de se terminer sur une constatation positive. Le tourisme se porte bien à Cuba et les projets se diversifient et s’accélèrent pour satisfaire une demande croissante. 

roger cuba ministre tourismeLe ministre du Tourisme Manuel Marrero Cruz et l’ambassadrice de l’Allemagne pays à l’honneur en 2017, reçoivent les journalistes à Guibara.

2016 avait été une année record avec 4 035 000 touristes, une augmentation de 17% sur l’année précédente. On en attend plus de 4 200 000 pour 2017.

En plus du tourisme de plage avec de grands hôtels, Cuba développe maintenant le tourisme écologique et des villes d’intérieur comme Holguín et Gibara, avec des hôtels de charme qui se situent dans de superbes maisons anciennes, aménagées avec goût.

roger cuba carte touristique

Cuba a un grand avenir dans les circuits personnalisés et les parcs naturels. Elle favorise le tourisme de campagne, où les étrangers peuvent loger chez l’habitant à moindre coût. Parallèlement il y a un grand potentiel pour le tourisme de croisières, et le tourisme des hôtels de luxe. Les complexes hôteliers poussent comme des champignons, encouragés par de nouvelles lignes aériennes qui déversent leurs touristes régulièrement, comme Air China, Turkish Airlines, American Airlines, Delta et tant d’autres.

roger cuba plage pasquero

Le Canada est toujours en tête avec 1 200 000 visiteurs, suivi par les Cubains de l’étranger, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, la France, l’Espagne, l’Argentine, la Russie et les États-Unis, dont on attend 600 000 visiteurs cette année. Actuellement les États-Unis interdisent toujours le tourisme à Cuba pour leurs concitoyens, à l’exception de ceux qui ont de la famille à Cuba, des hommes d’affaires et des étudiants. Par la force des choses cette interdiction finira par être levée et alors on pourra penser à un million de touristes américains de plus dans un avenir proche.

L’augmentation exponentielle du tourisme à Cuba implique également une augmentation proportionnelle de l’énergie. Cuba a fait le pari des énergies propres, et des champs d’éoliennes poussent dans la mer à Gibara.

roger cuba eoliennes

Pour attirer les Milléniaux qui représentent 22% de la population mondiale, Cuba se dote de circuits électroniques qui vont leur permettre d’organiser leurs voyages à la carte.

roger cuba personnalite

Cuba a de nombreux atouts: le soleil, des plages magnifiques, des paysages de montagnes à couper le souffle, des villes et des villages avec beaucoup de personnalité, mais aussi la gentillesse et l’accueil de la population cubaine, un personnel très professionnel dans l’hôtellerie, la restauration et les bars, sans oublier la musique, la danse, les arts de la scène, joyeux et entraînants. 

roger cuba maman fille gibaraUne maman avec sa petite fille à Gibara

Cuba est un pays magnifique qui réussit dans le tourisme parce qu’il vous donne tout, et vous dit merci lorsque vous partez.

LIENS :

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Bureau de Tourisme de Cuba à Montréal 
Section Tourisme - Consulat Général de Cuba 
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lundi, 15 mai 2017 15:17

Absolut Canada, édition limitée

ABSOLUT VODKA est célèbre pour ses bouteilles de collection à tirage limité. Elle vient de lancer la bouteille Absolut Canada, Original Vodka, pour le 150e anniversaire de notre pays.

Le nom de l’artiste chargée de la décoration est Elizabeth (Libs) Elliott.

roger absolut canada2

Cette magnifique marque de Vodka, qui est la quatrième la plus vendue au monde, a été lancée en Suède par Lars Olsson Smith en 1879; son portrait orne chacune des bouteilles. On reconnaît d’ailleurs la bouteille d’Absolut Vodka entre toutes, à sa forme de flacon d’apothicaire suédois, et aussi parce qu’elle est exempte de papier.

La dernière création, Absolut Canada, est une édition limitée pour le printemps 2017. Elle révèle les possibilités infinies de l'Absolut Vodka.

Absolut Canada se révèle pleinement  dans l’univers des cocktails où les talentueux mixologues du Québec nous séduisent avec une large gamme de couleurs et de saveurs.

Absolut Canada Original Vodka, Édition limitée est disponible dans certaines succursales de la SAQ par petits lots. Prix 25.30$.

Liens:

Absolut

Absolut Canada

Représenté au Québec par: Corby Spiritueux et Vins

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Tél.: 514 856-4327 

Roger Huet
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Tom Gore est un vigneron de deuxième génération. Il a grandi dans la vigne et a toujours su que son avenir était lié au vin et à ses mystères. Avec le soutien de sa famille, il a créé des vignobles en Californie du Nord.

roger tom gore vignoble

Pour lui le vin est le résultat du travail et la créativité du vigneron. Il y a certes le terroir, le climat et la qualité du raisin, mais avec un même terroir, deux vignerons différents feront des vins différents. C’est tout l’art du vigneron.

Tom Gore compare le travail du vinificateur à celui d’un chef cuisinier: «Un chef a besoin, dit-il, d'ingrédients exceptionnels pour réussir un plat. Un vigneron a besoin de raisins de haute qualité pour faire un très bon vin.»

Les raisins sont sa plus grande passion. Il sait que chaque décision qu'on prend dans le vignoble affecte la qualité et la saveur du vin. Tom développe ses raisins en utilisant des techniques agricoles minutieuses, et travaille en étroite collaboration avec la vigneronne Maureen Martin. Ils participent ensemble, non seulement au travail de la vigne, mais ensuite à la vinification et aux différentes étapes de l’élevage, jusqu’à la mise en bouteille. «C’est fondamental, dit-il, que le vin goûte la saison de croissance dans le vignoble et que ce soit ce que vous dégustiez dans votre verre.»

Tom est un philosophe pour qui les bouteilles sont des capsules de temps, qui expriment la saison de croissance. Le vigneron est, selon lui, la mémoire vivante du vin, et c’est à travers les vignerons qu’on peut remonter jusqu’aux origines du vin.

J’ai dégusté le Cabernet Sauvignon de Tom Gore, 90% Cabernet-Sauvignon, 4% Malbec, 3% Merlot, 2% Petit Verdot, 1% Petite Sirah, 13,5 degrés d’alcool.

Les raisins proviennent de la côte centrale et de la côte nord de la Californie, qui sont froides la nuit et chaudes en après-midi, ce qui permet une maturation lente et parfaite des grappes. Les parfums sont intenses et les textures élégantes.

Le vin a vieilli pendant 16 mois en fûts de chêne français et américain.

roger tom gore cabernet sauvignon

Robe rouge soutenu. Une grande complexité aromatique de cassis, de cerise noire, de cèdre et d’épices, aussi des notes de cuir, de réglisse, de moka, de chocolat noir et de vanille.

En bouche c’est un vin puissant, charpenté, avec une structure tannique riche. Il est à la fois onctueux et élégant, avec un bon équilibre entre l’alcool et l’acidité. Une longue finale gourmande.

Tom Gore Vineyards Cabernet Sauvignon 2014 est disponible à la SAQ, code 13189501. Prix 19,60$.

Liens :

Tom Gore Vineyards 

Représentés au Québec par Constellation, Québec inc. 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., directeur du développement et événements spéciaux 
Tél.: 1 800 561-8634, poste 5376

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Tél.: 514 861-2404, poste 5212

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., directrice des relations publiques 

Roger Huet
Chroniqueur vins
Président du Club des Joyeux
SamyRabbat.com
LaMetropole.com
Touristica.ca

mardi, 19 octobre 2010 02:00

Hommage à Marguerite Aghaby

Une des personnalités passionnantes et passionnées du monde du vin au Québec est Marguerite Aghaby. Elle est responsable des comptes majeurs et des relations publiques chez LBV International. Je l’ai rencontrée et voici ce qu’elle m’a confié.

- Êtes-vous née au Québec Marguerite ?

- Non, je suis née à Ismaïlia, en Égypte et j’ai grandi à Suez où mon père était mesureur de tonnage de bateaux pour le Canal. J’ai donc grandi dans un monde d’épices et de fleurs et c’est d’ailleurs ainsi que j’ai appris à développer mon odorat. J’avais huit ans lorsque mon père, sentant venir la guerre, a décidé de venir s’installer au Québec où habitait déjà sa sœur. Auparavant mes parents nous ont fait le cadeau, à mes trois grands frères et moi, car je suis la cadette, d’un long voyage au cours duquel nous avons visité l’Italie, la France, l’Espagne et l’Angleterre. À notre arrivée au Québec nous nous sommes d’abord installés à Montréal Nord chez ma tante et par la suite nous avons déménagé à Longueuil.

- Vous êtes-vous adaptée facilement au style de vie québécois ?

- Au début c’était toute une adaptation ! D’abord à l’hiver et à la neige que je n’avais jamais vue, et aussi à une vie sobre qui contrastait avec l’exubérance méditerranéenne que j’avais connue. En Égypte nous parlions déjà le français mais ici j’ai dû m’adapter à l’accent pour éviter les moqueries et m’aider à me faire des amies.

- Avez-vous été très vite attirée par le monde du vin ?

- Pas du tout ! J’ai d’abord étudié en technique de garderie. J’ai terminé mes études en 1979 et j’ai été engagée à la Garderie de l’UQAM sur la rue Jeanne Mance où j’ai travaillé durant 9 ans. Pour me changer un peu les idées, un été j’ai décidé de partir faire les vendanges dans le Mâconnais avec les échanges France-Québec. C’est dans le vignoble de Jean-Jacques Lardet que j’ai découvert ma passion pour le monde du vin.

- Entrez-vous dans l’univers du vin dès votre retour à Montréal ?

- Non, je suis retournée travailler à la garderie où j’ai rencontré mon conjoint de l’époque, le papa d’un des enfants. Mon conjoint faisait alors des études en sciences politiques. Notre rencontre m’a permis de quitter mon emploi et de faire des études dans le domaine du vin. La première fois où j’ai touché au commerce du vin c’est pour Feu Jean-Louis Archat, un monument dans le milieu du vin et du fromage. Par la suite j’ai commencé à travailler dans la restauration et c’est Chez Julien que j’ai eu à collaborer avec des représentants de vins. C’est là que j’ai senti l’appel pour le commerce du vin. La première personne qui a cru en moi dans l’industrie est Monsieur Michel Mercier qui m’a référée à Monsieur Erwan Pors de chez Vins fins, agence qui a par la suite été rachetée par le groupe Pernod Ricard. Ce furent des années heureuses, de formation et de découverte. J’y ai travaillé 4 ans et l’opportunité s’est présentée à moi de me joindre à l’équipe des Vins Phillippe Dandurand. C’est Monsieur Marc Bourgeois qui m’a référée à Monsieur Raymond Nantel, à l’époque vice-président des Vins Phillippe Dandurand. J’y ai débuté le 1er  avril 1997. Les Vins Philippe Dandurand a été une grande école pour moi. J’y ai appris la rigueur. Après 13 ans j’ai eu besoin de relever de nouveaux défis et j’ai donc décidé de plonger dans une autre aventure. Je suis maintenant partenaire chez LBV International, qui est une entreprise plus petite mais en croissance, et de collaborer à son développement apporte une autre dimension à mon travail. Je crois que la vie nous mène là où l’on doit être et elle m’a fait ce beau cadeau pour mes 50 ans.

- Avez-vous eu des mentors à vos débuts ?

- J’en ai eu deux entre autres, à la fois mentors et anges gardiens, Samy Rabbat et Éliane Staziak (qui travaillait à la SAQ à l’époque et que j’avais rencontrée lors de nos dégustations des Échansons de France où j’avais été intronisée). Ces personnes ont toujours été là pour moi et à mon tour je souhaite être disponible pour d’autres.

- Comment est la vie d’un représentant en vins ?

- Être représentant est pour moi le plus beau métier du monde ! On rencontre beaucoup de gens et cette dimension humaine me nourrit. Mes clients sont pour moi comme une dynamo, leur contact me procure de l’énergie.  Il faut comprendre qu’on vit de la vente. C’est important de donner un très bon service à ses clients. Ce n’est pas un métier de 9 à 5, il faut être très disponible. Et c’est là ma force. Pour moi, tous les clients, grands ou petits, méritent d’être traités avec les mêmes égards. Un petit client peut devenir grand et on peut perdre un grand client si on n’en prend pas soin.

- Quels sont vos rapports avec les agents des autres compagnies ?


- Ils sont bons parce que je respecte mes confrères et consœurs qui font le même métier que moi et qu’il y a de la place pour tout le monde, et c’est pour cela que je suis respectée dans l’industrie parce qu’à la base j’aime les gens et j’aime travailler en réseau. J’établis des alliances. Si un client que je visite recherche des vins que je n’ai pas dans mon porte-folio, je n’hésite pas à le mettre en contact avec des agents qui en ont et avec lesquels j’ai tissé des liens d’amitié. Je pense à Esther, Sandrine, Julie, Marie, Caroline, Michel, Jean-François, Marco, Rocco, Jean-Marie, Charles … La liste est longue et je sais qu’ils et elles se reconnaîtront. Le retour d’ascenseur se fait tout aussi naturellement de leur part et c’est ça qui est merveilleux.

- Que pensez-vous des importations privées ?

- De plus en plus d’agences vont du côté des importations privées car il y a une demande. Pour moi les importations privées sont des produits complémentaires à notre porte-folio. Par contre il ne faut jamais oublier que le pain et le beurre pour nous ce sont nos produits réguliers et les spécialités. 

- Ne trouvez-vous pas qu’il y a parfois des abus, et que certains demandent des prix exagérés pour des vins qui ne les valent pas toujours ?


- Il y a encore sur notre marché d’excellents rapports qualité/prix et il y a la beauté de l’euro qui fait fluctuer les prix pas seulement à la hausse mais aussi parfois à la baisse. Par exemple mon Parallèle 45 se vend (c’est un secret !!) au prix d’il y a 10 ans !! Et pour ce qui est des importations privées, j’ai ouïe dire que la SAQ songe à publier les prix de référence de façon à ce que les consommateurs puissent y avoir accès et juger si cela en vaut la peine ou non.

- Est-ce que les buts visés à vos débuts et les buts actuels sont les mêmes ?

- On évolue toujours mais je reste néanmoins une communicatrice et j’aime ce que je fais comme au début.

- Vous impliquez-vous socialement?

- Oui.  Il y a beaucoup de causes qui m’interpellent mais les deux choses qui me tiennent le plus à cœur sont l’éducation et la santé. Je supporte la Fondation du Collège de Maisonneuve et j ai grand plaisir à collaborer avec Madame Brigitte Desjardins. Je supporte également la Fondation de l’Hôpital de Lachine avec la grande complicité de Monsieur Claude Briault.

- Qu’est-ce que vous percevez des producteurs de vins de la nouvelle génération ?

- Le vin est en mouvance. On commence à parler de plus en plus d’agriculture raisonnée et d’agriculture bio. Pour moi l’essentiel ce sont les producteurs, ce sont eux les grands magiciens de la vigne. Une fois que je les rencontre et que je vois dans leurs yeux cette flamme, cette passion qui les habite, je ne peux faire autrement que vendre leur vin avec cœur et passion à mon tour. J’ai même eu l’opportunité de rencontrer la relève pour deux de nos producteurs, Jean Sébastien Marionnet du Domaine la Charmoise et les fils de Michel Escande de Borie de Morel, et je peux vous confirmer qu’ils ont la trempe des grands.
 
- Quelles sont les choses dont vous retirez une satisfaction particulière dans votre métier ?

- Une grande liberté, l’autonomie professionnelle et la fierté du travail bien accompli à chaque jour. Le plaisir de développer des liens de confiance avec les différents acteurs du milieu du vin. C’est le lien de personne à personne qui est le plus important et ça je l’ai compris très rapidement. De plus j’ai l’opportunité  de voyager et d’aller chez nos producteurs et ça c’est très formateur. À chaque retour de voyage je dis toujours : « J’ai vu, j’ai bu et suis doublement convaincue. »  

- Quelle est votre perception de la femme dans le milieu vinicole?


- On voit de plus en plus de femmes dans la profession. Et c’est très bien ainsi.

- Quels sont les projets actuels auxquels vous tenez particulièrement ?


- Il y en a plusieurs ! J’investis beaucoup dans la formation auprès de mes restaurateurs parce que les consommateurs s’intéressent de plus en plus au vin et posent beaucoup de questions. Il est important de bien former les restaurateurs afin qu’ils soient en mesure de répondre à la clientèle adéquatement.

- Des projets futurs ? 

- Oui il y en a toujours, c’est ce qui me maintient en vie. Je collabore à un projet avec un restaurateur de Montréal (encore secret !!) qui fera sans doute boule de neige ! À suivre… Je suis heureuse d’être chez LBV et de continuer à partager ma passion du vin. Une phrase qui décrit bien ma philosophie de vie ? « L’amertume n’est bonne que dans le vin ! »


Entretien avec Roger Huet
Photographe: Julie Archambault

LES INCONNUS CÉLÈBRES 

Claude Simoneau a su appliquer les règles du réseautage  bien avant les sites sociaux, l’internet et le cellulaire. Il avait bien compris l’importance des liens émotionnels et avait mis en application les règles essentielles au développement de multiples contacts par le bénévolat et l’implication personnelle.

Il s’était constitué dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, une base de données de clients amateurs de vin qui disposaient d'importants moyens financiers et étaient prêts à dépenser. Cette base de données faisait l’envie de toute l’industrie de l’époque.
 
Nous rendons hommage à Claude Simoneau, qui  a su s’investir dans le monde du vin, avec une remarquable efficacité et une grande élégance.

Samy Rabbat
Éditeur
 
 
Roger Huet s’est entretenu avec Claude Simoneau, le 10 février 2011

 

R.H. – Claude Simoneau, vous êtes une personnalité montréalaise bien connue dans le monde du vin. Vous êtes partout et marcher à vos côtés dans un Salon c’est toute une expérience à cause de la qualité des personnes qui viennent vous dire bonjour. Est-ce qu’on peut dire que cette popularité est le fruit de toute une vie au service du vin?
C.S. – Détrompez-vous, je ne suis entré professionnellement au monde du vin qu’à l’âge de cinquante ans, quoique j’aie été membre de nombreuses associations d’amateurs de vin et de gastronomie bien avant.
 
R.H. – Parlez-nous de votre enfance.
C.S. – Je suis né en 1935 dans le quartier de Maisonneuve. Mon père Arthur  Simoneau était  dans la fabrication de chaussures avec mes oncles et mes deux sœurs aînées et leurs maris. Mon  père a été président de l’Association des manufacturiers de la chaussure pour l’Amérique du Nord. Il se retrouvait souvent des deux côtés de la frontière pour défendre les intérêts de ses membres. Nous étions quatre enfants : mes deux sœurs : Jeannine et Lucille et mon frère Jean. Je peux dire que j’ai eu une enfance heureuse car dans ces temps difficiles, nous étions à l’abri du besoin.

R.H. – Avez-vous été tenté de reprendre l’affaire de votre père à l’âge adulte?
C.S. – Non, mon père était aux premières loges pour savoir qu’il n’y avait pas d’avenir pour les manufactures de chaussures au Québec. La concurrence européenne et surtout asiatique commençait à prendre toute la place.

R.H. – Donc très jeune, vous saviez que vous deviez faire un choix de carrière.
C.S. – J’ai examiné toutes les opportunités qui s’offraient à moi. En ce temps-là la télévision démarrait vraiment et j’ai décidé d’étudier à l’Institut Teccart pour devenir électronicien. J’ai ouvert l’Atelier Simoneau TV Service  en 1956, un commerce de vente et de réparation de téléviseurs. Par la suite je me suis doté d’une formation en comptabilité administrative, en gestion des affaires et en gestion financière, et j’ai suivi des cours avancés de ventes. Mon commerce fonctionnait bien, il a duré trente-cinq ans. À cette époque les grandes chaînes n’existaient pratiquement pas et il y avait à Montréal profusion de petits commerces qui vivaient de ces services. Leurs propriétaires étaient à peu près tous, issus de l’Institut Teccart: Robert et Eugène Dumoulin, Louis Fillion, Paul Dubé, Claude Michaud et bien d’autres.

R.H. – C’était une école importante?
C.S. – Je pense bien, le Gouvernement du Canada envoyait les aviateurs pour recevoir une formation d’électronicien en radar, il y avait même une Association des anciens de Teccart dont j’ai été le président fondateur et mon secrétaire était Jean Meunier le président fondateur de l’Institut  Teccart. Par la suite j’ai aussi été le Président de la Corporation des Électroniciens du Québec.

R.H. – Est-ce que c’était une époque heureuse pour vous?
C.S. – Certainement, je me suis marié en 1957 avec Lise Lapointe, nous avons acheté notre triplex du boulevard Langelier en 1959 et mon commerce au sous-sol allait très bien. Nous avons un fils Bernard qui a aujourd’hui deux filles et ma fille France qui a un garçon. Nous avons filé le parfait bonheur jusqu’en 1980 lorsque nous avons appris que Lise à 45 ans était atteinte d’un cancer avancé. On en retire une très grande leçon de vie!

R.H. – En 1976 pendant les Jeux Olympiques de Montréal vous avez été agent de liaison pour l'Allemagne de l'Est. Parlez-vous allemand?
C.S. – J’ai été agent de liaison pour l’Allemagne de l’Est à charge des relations protocolaires et de l’asile politique sans parler allemand, mais j’avais des secrétaires trilingues. Quelle belle expérience!

R.H. – La télévision vous a amené à la photographie?
C.S. – Ce sont des mondes connexes. Je me suis tout de suite intéressé à la photographie. En 1964, j’étais membre de l’American Press Association Photographer. Petit à petit, j’ai commencé à prendre des photos d’événements  Expo 67, les Jeux Olympiques de 1976, des congrès d’électronique et des associations vineuses et gastronomiques. C’est ainsi que j’ai été initié au monde du vin.

R.H. – Un drôle de parcours, racontez-nous.
C.S. – Très tôt, je suis entré en contact avec des associations et des groupes d’amateurs de vin qui évoluaient la plupart du temps autour d’un gourmet connaisseur. C’était une époque riche, avec des personnalités aussi intéressantes que cultivés, comme Gérard Delage, Prince de la gastronomie, Roger Champoux, gastronome journaliste, Jacques Lacoursière, historien et secrétaire de la Presse gastronomique et hôtelière, Pierre Bougain,  gastronome émérite et Chevalier de l’Ordre du Mérite Hôtelier, Francis Cabane, de l’Ordre de Bon Temps, Jean-Gilles Jutras, Ambassadeur du vin au Québec, Mario Dumesnil, de la Commanderie des Vinophiles, Me Robert Poulin, de Ordre Illustre des Chevaliers de Méduse, Max Rupp, des Amis d’Escoffier, Jules Roiseux,  premier sommelier en 1963, Michel Busch, de la Confrérie de la Chaîne des Rôtisseurs, Jean-Louis Dufresne, de l’Hôtel la Sapinière, Robert Beauchemin, chroniqueur resto, Enzo Angelini, René-Luc Blaquière, un des bâtisseurs de l’ITHQ, Ghislain R. Laflamme, de la Commanderie des Costes du Rhône, Robert Henry, des Amis de Curnonsky, Thomas B Green, de la Société des Chefs Cuisiniers et Pâtissiers de Québec, André Caron formateur à la SAQ  Il y avait aussi des femmes très passionnées par le vin et très informées. Je vous cite le cas de ma sœur Jeannine Delli Colli présidente de l’Amicale des Sommeliers du Québec en 1979, Rollande DesBois Présidente de la Commanderie des Cordons Bleus de France. Il y avait aussi Émily Martin, Lucille Coté Collette, Lyse C. Coffin, Huguette Hardy de l’Ordre des Dames de la Duchesse Anne et Sylvette Péfaud de Sopexa.

R.H. – Est-ce que c’était des sortes de gourous du vin?
C.S. – Je dirais plutôt que c’était des sommités.  En parallèle il y avait des techniciens qui travaillaient brillamment. En 1981 paraît le premier Guide Phaneuf que je possède depuis 30 années, en 1985 paraît le Guide Debeur, que je possède également depuis 25 années,  Michel Phaneuf a fait la pluie et le beau temps dans le monde du vin avec Jules Roiseux. Ensuite brillent les chroniqueurs des grands médias : Roger Champoux journaliste et gastronome,  Jacques Benoit à La Presse, Marc Chapleau rédacteur au Voir  et aujourd’hui Rédacteur en chef de Le Cellier de la SAQ, Claude Langlois, au Journal de Montréal, Jean-François Demers, au Devoir, Malcolm Anderson à The Gazette, Jean Gilles Jutras, au Soleil. Patrick Rémond, éditeur de la revue Flaveurs. Il y avait aussi des femmes journalistes très influentes,  Rollande DesBois, Françoise Keller à La Presse, Claire Plante Lambin du magazine La Barrique, et Nicole Barrette Ryan qui l’a remplacée et qui a changé le nom du magazine pour Vins & Vignobles.

Il y avait tant d’autres. C’était l’époque des fameux  Jules Roiseux sommelier : Jacques Orhon, Maître sommelier, Don Jean Léandry,   et Jean Yves Bernard, il y avait également Claude Alain Cagny et Normand Bélanger tout les deux aujourd’hui professeurs au Collège La Salle en sommellerie.
 
R.H. – Parlez-nous des grandes confréries du vin.
C.S. – Je suis entré au Conseil des Échansons de France avec l’appui de ma sœur Jeannine Delli Colli en 1983. Plus tard j’ai été Maître Échanson et Grand Ambassadeur. J’ai aussi été responsable du souper-dégustation gastronomique annuel et photographe officiel pendant 25 ans. Une conférence thématique était donnée par un des membres. Elles étaient célèbres celles de  Gérard Delage, de Jules Roiseux, de Don Jean Léandry et de François Chartier à ses débuts.

R.H. – Il y a eu d’autres associations auxquelles vous avez participé activement.
C.S. – Certainement j’ai été officier chargé de presse de la Chaîne des Rôtisseurs, dont faisait partie l’honorable Normand Grimard, Sénateur et son Excellence Fulgence Charpentier était Bailli  délégué pour le Canada. C’était un vrai gourmet et un gentilhomme.  Michel Busch  qui est toujours le Bailli pour le Québec, nous accueillait dans de célèbres restaurants. J’ai été également Commandeur de la Commanderie des Cordons Bleus de France, Chevalier du Tastevin de l’Amicale des Sommeliers du Québec et aussi membre du bureau organisateur pour le 20ième  anniversaire de la section de Montréal en 1982, Chevalier de la Commanderie des Costes du Rhône. J’ai une tendresse particulière pour l’Association Canadienne de la Presse Gastronomique et Hôtelière que j’ai rejoint en 1990, elle réunit des chroniqueurs et des journalistes gastronomes prestigieux.

R.H. – Comment êtes-vous devenu représentant et conseiller en vins?
C.S. – Les grandes chaînes avaient accaparé le marché de la vente de téléviseurs  et il était devenu moins dispendieux d’en acheter un neuf que de faire réparer. J’ai vendu mon entreprise mais à cinquante ans j’étais trop jeune pour être retraité. J’ai donc commencé et à me chercher un nouveau débouché. Comme j’avais de nombreux contacts dans le monde du vin et de la restauration j’ai été approché par Sylvestre frères, qui m’ont offert un poste de représentant et de conseiller pour la restauration.
J’aime les gens et j’aime la vente, j’ai donc exercé mon nouveau métier jusqu’a  l’année 2000 avec passion. Je m’étais alloué un budget personnel substantiel pour être membre de toutes sortes d’associations, dans le but d’avoir un maximum de contacts. J’avais compris l’importance du réseautage et des bonnes relations publiques,  même avec les confrères des autres agences qui sont devenus des amis comme Serge DesMarchais, Patrick Coulibeuf, Jean Louis Archat André Girouard, Samy Rabbat, Claude Marotte, Carol Lafontaine, Roland A. Fortin, Michel Gagnière, Mady Létourneau, la petite marchande de vin.

À l’époque il n’y avait pas l’internet, tout se faisait par représentation en personne avec les restaurateurs et les hôteliers, qui devenaient des amis avec le temps comme Claude Beausoleil du Citrus – l’endroit ou Normand Laprise a commencé comme chef – comme Philipe Mollé du Saint-Honoré aujourd’hui Journaliste gastronomique et consultant en alimentation, Michel Gillet des Chenêts, Claude Violette de Chez Queux, Micheline Delbuguet de Chez la Mère Michel,  Alain Monod du Neufchatel aujourd’hui au Club Universitaire de Montréal, Christian Lévêque du Ritz-Carlton  aujourd’hui à l’hôtel Inter-Continental, Bernard Ragueneau de l’hôtel de la Montagne et Patrick Tréard du restaurant Le Lutecia.

Aujourd’hui je me plais à dire que je suis Pensionné du vin, mais je suis encore et toujours un  Passionné du vin.

R.H. – Claude Simoneau, je vous souhaite de profiter des bonnes rencontres gastronomiques et bachiques. Vous avez de belles années devant vous pour parfaire cette belle retraite, et vous savez que c’est un autre métier à plein temps.
C.S. – Merci.

NOTE DE L'ÉDITEUR: Merci de laisser vos commentaires sur le site ou sur son courriel directement: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
mercredi, 03 mai 2017 08:45

Les vins mystiques de Luce

Frescobaldi est une ancienne famille de vinificateurs du nord de l’Italie. Elle s’est installée en Toscane il y a 700 ans et a toujours combiné la tradition, l’expérience, l’innovation et la créativité dans une poursuite incessante de l’excellence. 

roger vins mystiques de luce marquis lamberto frescobaldiMarquis Lamberto Frescobaldi

Plus qu’aucune autre famille, les Frescobaldi ont célébré la diversité des terroirs. Dans leurs grands domaines ils ont su maintenir l'identité et l'autonomie de chaque propriété.

Bien plus à l’ouest, à des milliers de kilomètres, Robert Mondavi a profondément marqué l’industrie vinicole californienne en revendiquant la possibilité de faire des vins de qualité avec une personnalité typiquement californienne. Cela impliquait que le vin devait exprimer la personnalité d’un raisin gorgé de soleil et de lumière et son terroir. En cinquante ans il a transformé l’industrie du vin en Californie et a su lui donner une personnalité. 

roger vins mystiques de luce robert mondaviRobert Mondavi

La rencontre du Marquis Lamberto Frescobaldi et de Robert Mondavi a été déterminante car ces deux êtres, qui avaient inlassablement recherché le Graal à travers la qualité absolue du vin, se mettaient d’accord pour créer un vin d’exception sur les terres du Chianti. Les objectifs pécuniaires étaient exclus, pour se consacrer à l’art de faire un grand vin, dans le plus grand respect du terroir, des cépages et de la tradition. Le vin porterait le nom de Luce, car le raisin serait produit dans un des domaines très exclusifs de la famille Frescobaldi, le Luce della Vite, qui signifie Vigne de lumière. Ce vignoble est exceptionnel parmi tous ceux que possèdent les Frescobaldi, car c’est un des plus hauts de l’appellation, à près de 400 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ses conditions de luminosité exceptionnelles permettent d’obtenir des raisins d’une parfaite maturité.

roger vins mystiques de luce paire

Le premier vin de Luce a été produit en 1991 sur la base de l’équilibre entre le Sangiovese et le Merlot. La proportion reste toujours proche de 50/50 d’une année à l’autre. La fermentation dure environ 12 jours, suivie d’une macération avec les peaux de 4 semaines. Élevage de 18 mois jusqu’en 2007 et de 24 mois à partir de 2008, dans des petits fûts neufs, à hauteur de 80 à 100% selon les années.

Le vin a un taux d’alcool qui varie entre 13,5 degrés et 14,5 degrés d’un millésime à l’autre, et a un taux d’acidité qui frôle le 6%.

Monsieur Mondavi, très âgé, a vendu ses parts sur la production de Luce à la famille Frescobaldi en 2002. Le groupe canadien Constellation Brands lui a racheté toutes ses autres propriétés en 2004. Il s’est éteint en 2008, à l’âge de 94 ans.

La production annuelle du Luce dépasse rarement les 100 000 bouteilles, et reste plus proche des 80 000. Elles sont toutes vendues dans l’année de leur mise en marché.

La famille Frescobaldi a décidé de construire un chai écologique pour la production des vins de Luce. Il a la particularité d’être souterrain, pour ne pas altérer le paysage. Il a une architecture de cathédrale, et c’est un bijou de technologie.

L’agence Mark Anthony Wines & Spirits m’a invité à rencontrer le Marquis Lumberto Frescobaldi, son directeur technique Stéfano Ruini et le directeur pour l’Amérique du Nord, Alessandro Lunardi, pour une dégustation verticale, en compagnie de quelques confrères.

Les millésimes de Luce à déguster étaient 1997, 1999, 2006, 2008, 2010 et 2012.

Nous avons commencé par le millésime 1997. Un vin raffiné qui exhibe une belle couleur rubis, à peine plus claire que les millésimes les plus récents. Des arômes chauds de cassis et de framboise, un soupçon de vanille et de clou de girofle. En bouche c’est un vin généreux, élégant avec ces tanins veloutés, une énorme complexité et encore beaucoup de fraîcheur.

Au fur et à mesure que les millésimes évoluent, les robes se font plus foncées, plus violines, les bouquets ont toujours des notes fruitées, mais ils développent aussi des parfums de tabac, de cuir, de chocolat noir, d’épices douces; dans certains millésimes on note des arômes de menthe et de réglisse. Le millésime 2006 est magnifique et d’un équilibre parfait. Le 2010 est un vin extraordinaire. Sa robe est rouge pourpre. Son bouquet est généreux, complexe, les fruits rouges ressortent en premier, mais il y a tout de suite après des épices: cannelle cardamone, noix de muscade, un soupçon de menthe, des notes de moka, d’amande, de vanille. Une bouche à la fois tendre et charmeuse, et pourtant fringante, avec des tanins très intéressants. Un bel équilibre entre l’acidité et l’alcool et une force aromatique qui va in crescendo avec une présence minérale très claire. Une grande longueur en fin de bouche.

À partir du millésime 2012, ils utilisent des clones qui donnent des baies de Sangiovese plus petites, donc plus concentrées et plus aromatiques. La robe est couleur rubis très soutenu. Le bouquet est profond et d’une complexité étonnante, de cassis et de framboise, de poivre noir, de balsamique, d’épices douces qui se terminent dans des notes de réglisse. En bouche les tanins sont savoureux, la masse fruitée vous caresse le palais tandis que l’acidité apporte beaucoup de fraicheur. Un équilibre remarquable et une longue finale gourmande.

Après la dégustation, nous avons célébré avec un repas, réalisé par les soins de Gino Mourin, au restaurant Sinclair, qui est l’Ambassadeur de Luce à Montréal. Nous avons ainsi découvert d’autres produits Luce, dont une merveilleuse huile d’olive extra-vierge, qui est produite pour la première fois et en petite quantité. Espérons qu’elle sera disponible bientôt au Québec.

roger vins mystiques de luce huile olive extra vierge

Comme apéritif, on nous a servi des tranches fines de Prosciutto San Daniele en rosace, avec un Pinot Grigio IGT Venezia Giula 2015 de la maison Attems.

Attems Pinot grigio 2015 est disponible à la SAQ, code 11472409. Prix 19,95$.

roger vins mystiques de luce groupeMM. Frescobaldi, Ruini et Lunardi entourant une journaliste

Au premier service nous avons apprécié un duo de lapin «Stanstead» ballotine et cuissot, écrasé de Nantaises laquées à l’érable, légère Dijonnaise de Meaux.

roger vins mystiques de luce duo lapin

Il était accompagné d’un excellent Lucente IGT Toscane 2014, 60% Merlot, 40% Sangiovese.

Le Lucente est le second vin de Luce, et le raisin provient du même vignoble que lui, mais les vignes sélectionnées sont plus jeunes pour donner un vin d’un style contemporain, qui reflète son terroir. Le vin mûrit pendant 12 mois dans la salle des fûts du domaine Luce della Vite à Montalcino et est ensuite mis en bouteille dans la cave.

roger vins mystiques de luce lucente2014

Robe rubis, légèrement plus claire que le Luce. Bouquet de groseille, de framboise, de mûre, et d’abricot. En bouche c’est un vin charnu, corsé, avec des tanins à la fois fringants et agréables. Une belle masse fruitée, beaucoup de fraîcheur. Facile à boire et élégant. Le mariage mets-vin était très réussi.

Le Lucente 2014 est disponible à la SAQ, code 860627. Prix 33,35$.

roger vins mystiques de luce jacques belecJacques Bélec, le directeur des Produits de spécialité chez Mark Anthony Wines & Spirits, veillant au succès de chaque détail.

En second service nous avons dégusté un filet mignon de bœuf «Black Angus», nappage Rossini (au foie gras), pommes Dauphin, sauté de mini zucchini et de pâtissons rôtis.

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Il était accompagné de deux vins parfaits: le Luce Brunello di Montalcino 2012 et le Luce della Vite 2014.

Sur les 77 hectares du vignoble de Luce della Vite, seulement 5 sont officiellement inscrits au Registre de Brunello di Montalcino DOCG. Le raisin du vin que nous avons dégusté provient de là. Le Luce Brunello Montalcino s’aligne sur le chemin de l'excellence de ce terroir de rêve. Le Sangiovese représente la tradition séculaire et le Merlot l’innovation, car il n’a été intégré dans les terres de Montalcino qu’en 1976.

roger vins mystiques de luce brunello2012

Magnifique robe rubis soutenu. Bouquet de groseille, de framboise, de fraise, d’abricot, de pruneau, de confiture de violette et de poivre noir. Également des notes de cannelle, de cuir, et de fourrure.

En bouche c’est un vin charpenté, bien équilibré, riche en alcool. Tannique et cependant assez souple, charnu et avec une belle matière fruitée en bouche. Une longue finale pleine de charme.

Le Luce Brunello di Montalcino 2011 est disponible à la SAQ, code 11593809. Prix 119,25$.

Le deuxième vin dégusté avec ce mets était le Luce IGT Toscana 2014, qui est la suite des vins de la verticale dégustés plus haut.

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La robe est couleur grenat. Bouquet flamboyant et complexe de cassis, framboise, poivre noir, balsamique, avec des notes de réglisse. En bouche les tanins sont intéressants. Les arômes fruités et l’acidité apportent beaucoup de fraicheur. Une belle et longue finale.

Le Luce IGT Toscana est disponible à la SAQ dans le millésime 2013, code 12547450. Prix 114,25$.

Nous avons terminé le repas avec un dôme de chocolat au cacao de Cuba, cœur de praline, tuile de sésame et un excellent expresso de la Jamaïque. 

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À la façon des anciens Romains, je marquerai cette journée d’une pierre blanche.

LIENS :

Frescobaldi 

Luce della Vite 

Marquis Lamberto Frescobaldi, président
Stefano Ruini, directeur technique
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Représentés au Québec par Mark Anthony Wines & Spirits

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., directeur des produits de spécialités 
Tél.: 514 798-5306

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., directrice comptes majeurs restauration 
Tél.: 514 798-5313

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Tél.: 514 798-5316

Restaurant Sinclair, ambassadeur des vins de Luce della Vite 
Tél.: 514 284 3332
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414, rue Saint-Sulpice, Montréal (Québec) H2Y 2V5

Roger Huet
Chroniqueur vins
Président du Club des Joyeux
SamyRabbat.com
LaMetropole.com
Touristica.ca