jeudi 13 août 2020
Livraison d’alcool à domicile: les petits producteurs d’alcool demandent l’équité

Livraison d’alcool à domicile: les petits producteurs d’alcool demandent l’équité

Les modifications au projet de loi 61, qui permettrait aux restaurateurs de faire livrer des produits alcoolisés par un tiers dans le contexte de la pandémie, ne font pas que des heureux. Cidriculteurs et brasseurs, qui réclament ce privilège depuis belle lurette, déplorent de ne pas pouvoir se prévaloir de cette mesure.

À la fin mai, les restaurants Saint-Hubert ont été rappelés à l’ordre par la Régie des Alcools, des Courses et des Jeux (RACJ) en annonçant un partenariat avec Romeo’s Gin afin de livrer des cannettes de gin tonic prêt à boire avec ses repas, une pratique n’étant pas permise par la loi. Proposant elle aussi un menu à livrer avec un autre prêt à boire considéré comme un spiritueux, la Cage aux sports a également été forcée de revoir son menu.

Actuellement, la Loi sur les permis d’alcool permet aux restaurants de vendre des boissons alcooliques avec un repas, hormis de la bière en fût, des alcools et des spiritueux, pour consommation sur place, pour emporter ou pour livrer.

Devant les doléances de l’industrie de la restauration, Québec a déposé jeudi des amendements à son projet de loi omnibus touchant la relance économique post-pandémie afin de démontrer plus de flexibilité dans la vente de boissons alcooliques. Parmi ces amendements, on apprend que ces boissons pourraient désormais être livrées par un intermédiaire, tel que UberEast ou Dash, avec les repas commandés en restaurant.

Lire l'article complet: La Voix de l'Est du 5 juin 2020