mardi 2 juin 2020
Tendances & consommation - le COVID-19 et la panique

Tendances & consommation - le COVID-19 et la panique

L’épidémie de Covid-19 affecte les chaînes d’approvisionnement mondiales et perturbe les opérations de fabrication dans le monde. Sans oublier que ses effets n’ont peut-être pas encore atteint leur apogée, du moins en Amérique du Nord. Les épiciers et les détaillants alimentaires travaillent d’arrache-pied avec leurs fournisseurs pour s’assurer que leurs chaînes d’approvisionnement ne les laisseront pas tomber. De plus, plusieurs magasins à travers le Canada rationnent déjà le nombre d’unités de chaque aliment que les clients peuvent acheter. Starbucks a même cru bon de cesser de servir son café dans des tasses réutilisables. Quoi qu’il en soit, « l’achat de panique » devient une réalité. | Par Dr. Sylvain Charlebois/Professor/Professeur Titulaire

Un peu partout au pays, les étagères en épicerie se vident. En effet, depuis le début de la propagation du virus, au-delà de 20 % des ménages américains commencent à stocker des aliments. Selon certaines estimations, ce pourcentage au Canada se situe autour de 11 %. Mais tout de même, les consommateurs se mobilisent peu à peu. Nous estimons qu’à peine 25 % de tous les ménages canadiens maintiennent au cours de l’année un approvisionnement alimentaire suffisant pour survivre de façon autonome pendant trois à quatre jours. Pour le reste, ils achètent au besoin.

Mais nous ne manquerons pas de produits alimentaires de sitôt. Bien au contraire. À l’inverse des désastres naturels qui se manifestent souvent sans prévenir, le virus se propage depuis plusieurs semaines, offrant du temps à l’industrie pour se préparer. D’ailleurs, plusieurs entreprises de transformation comme Campbell’s ont augmenté leur cadence de production depuis quelques semaines pour vendre plus de produits de stockage populaire, comme de la soupe par exemple.

Lire l'article complet: L'actualité alimentaire du 13 mars 2020