lundi 15 octobre 2018
Chroniques de R-H Coulombe & M Jutras
Rose-Hélène Coulombe & Michel Jutras

Rose-Hélène Coulombe & Michel Jutras

Nous sommes deux experts contribuant à l’essor et au rayonnement des industries agricole, alimentaire, culturelle et touristique. Une approche d’accompagnement basée sur le jumelage d’expertises. Rose-Hélène Coulombe et Michel Jutras signent des chroniques dans les médias écrits. Ils partagent leurs savoirs et de leurs contacts auprès de jeunes professionnels qui bâtissent leurs carrières. Membres de jurys pour divers concours.Lire la suite...

Un trio de Montréalaises nous présente 101 recettes fraîches, savoureuses, actuelles qui sauront répondre aux adeptes d’alimentation «végane» !

L’alimentation a un impact majeur sur notre santé ainsi que sur celle de notre planète.

Trudy, Julie et Chloé, trois personnes passionnées par la cuisine qui ont le goût de rendre l’alimentation «végane» accessible à un plus grand nombre de personnes.

Ces trois femmes privilégient une cuisine de saison, ce qui permet de mettre en valeur la fraîcheur des ingrédients et les saveurs de notre terroir. Leur œuvre, c’est leur histoire à Trudy, Julie et Chloé, trois créatrices réunies par une passion commune et des valeurs reposant sur la simplicité, l’authenticité et la créativité.

Ce livre est présenté en quatre chapitres afin de respecter le rythme des saisons, une réalité bien présente dans univers agroalimentaire au Québec. Le printemps : le renouveau / L’été : l’abondance / L’hiver : le réconfort/ L’automne : la récolte.

rose helene saisons livre

Quelques exemples de recettes :
 Potage de patates douces et poivrons rouges, bacon d’amandes
 Boulettes de pommes de terre au feta
 Lasagne à courge musquée, ricotta au tofu et aux épinards
 Mayonnaise à la betterave
 Gâteau au chocolat et au romarin
 Crème de coco fouettée à l’érable

Dans ce volume, les auteures ont voulu attirer l’attention des lecteurs et lectrices sur les ingrédients essentiels à avoir en main pour se rendre plus efficaces dans l’art de cuisiner «végane». Cet ouvrage se veut un bon outil de références, puisqu’il contient des recettes de bases, des bonnes bases utiles dans cet univers de la cuisine (crème sûre) «végane».

Quelques mots sur les auteures!

  • Trudy, la céramiste a lancé une collection de vaisselle aux formes organiques déclinées en nuances inspirées par la nature.
  • Julie est créatrice de recettes, styliste culinaire et entrepreneure. D’abord bachelière en gestion des Affaires internationales, elle décide de faire des études en art culinaire à l’ITHQ et une maîtrise à l’Université des Sciences gastronomiques en Italie. Parmi ses expériences, on peut citer son implication dans un projet de livraison de céréales pour le petit déjeuner où elle agit encore aujourd’hui à titre de directrice culinaire.
  • Julie aime tout de la gastronomie, comme elle se plait à le dire; en plus de cuisiner, elle trouve important de connaître la provenance des produits et leur histoire.
  • Chloé, fille de Trudy partage sa vie entre Montréal et New-York où elle a complété un baccalauréat en Beaux-Arts à Parsons School of Design. Chloé s’intéresse au jumelage de l’art de vivre à celui de l’art de la table. Pour elle, chaque prise de vue est une expérience inoubliable.

rosehelene saisons trio

Saisons – La belle végane
Trudy Crane, artiste céramiste
Julie Zyromski, chef
Cloé Crane-Leroux, photographe
De Meadow & Land
Les Éditions La Presse
2017 – 4 e trimestre
247 pages

« Transformer le temps passé à table en instants de bonheur.»

Rose-Hélène Coulombe, experte-conseil en agroalimentaire, tourisme gourmand et patrimoine
Michel Jutras, expert-conseil en tourisme culturel et touristique et patrimoine
Auteurs des trois livres de la Collection «Culture & Patrimoine»

50 recettes illustrées !

Dont 25 sont des classiques et les 25 autres se veulent originales, adaptées à notre mode de vie contemporaine et sont identifiées «Signature».

Patrice nous propose donc tout ce qu’il faut pour préparer et réussir des cocktails, en plus des recettes, on y retrouve des informations techniques de base dans un langage clair et accessible. On peut y découvrir quelques recettes de sirops dont certains sont réalisés avec des produits locaux. Il consacre un chapitre sur les techniques de bar et nous présente quelques spiritueux, produit intéressant à utiliser en mixologie.

Le présent livre est son quatrième, celui-ci s’adresse à ceux et à celles qui souhaitent développer le goût de préparer et de servir des cocktails.

rosehelene patrice plante livre

Ils nous livrent quelques conseils pour réussir…
 Le premier principe de base repose sur le respect des produits tout comme en cuisine.
 Un deuxième conseil est d’oser investir dans quelques outils…

Question de se mettre l’eau à la bouche, voici quelques exemples de cocktails :

Les classiques :
 Bloody Caesar
 Cosmopolitan
 Grog

Les «Signature» :
 Bloody de la mer
 Cosmo aux mûres
 Kentucky Lime

L’univers de la mixologie et celui des cocktails sont devenus une pratique courante depuis une dizaine d’années.

Quelques mots sur l’auteur !

Patrice, un ancien designer Web, est journaliste et cuisinier. Il évolue dans le monde des cocktails depuis 2012.

Patrice a ouvert le premier bar à cocktails à Québec, L’Atelier. Dernièrement, il a mis sur pied une entreprise dédiée à la cuisine liquide.

Son histoire a commencé à Québec sur un banc de parc des Plaines d’Abraham. Il échangeait avec Isaac, un ami d’enfance, ils philosophaient sur leurs vies, leur avenir respectif. Et tout à coup, Isaac lui dit : Hé Pat! si l’on créait notre propre chemin ! Ainsi est né le blogue «Québec t’aime». Pour Isaac, ce fut dans l’univers de la mode et pour Patrice celui de la bouffe et de la restauration.

Patrice Plante a été critique culinaire au Voir, a fait un saut en cuisine française à l’École Hôtelière de Québec, en plus de faire plusieurs voyages autour du monde pour découvrir les tendances.

Patrice enseigne l’art de la mixologie, il excelle derrière un bar tout autant qu’au micro d’un média.

Il se spécialise dans les sirops artisanaux.

Cocktails / Les 50 indispensables
Patrice Plante «Monsieur Cocktail»
Les Éditions La Presse
4e trimestre 2017
139 pages

« Un livre qui nous donne des clés pour surprendre les membres de notre famille et nos amis »

Rose-Hélène Coulombe, experte-conseil en agroalimentaire, tourisme gourmand et patrimoine
Michel Jutras, expert-conseil en tourisme culturel et touristique et patrimoine
Auteurs des trois livres de la Collection «Culture & Patrimoine»

130 recettes pour toute la famille!

La famille Ducharme et Pérusse a choisi de créer des plats sans viande.

Cette nouvelle approche est ainsi devenue pour eux un art de vivre au quotidien.

Afin de partager leurs trouvailles, ils créent donc un blogue «Famille et tofu» qui se popularise auprès de consommateurs et consommatrices qui sont à la recherche de ce type d’alimentation.

Toutes les recettes sans viande présentées dans le livre ont été testées et approuvées par les deux parents et leurs deux enfants, Anette et Henri.

rosehelene autour table

Question de se mettre l’eau à la bouche, voici quelques exemples de recettes :

 fricassée de haricots blancs
 bacon de coco
 tarte à l’avocat et à la lime
 brownies aux haricots noirs…

En plus des recettes, on trouve dans ce livre certaines particularités

 aliments de base d’un garde-manger végétarien
 plats principaux qui sont les favoris des enfants
 plats principaux classiques mais réinventés

Quelques mots sur les auteurs!

À l’automne 2014, Sophie Ducharme et Simon Pérusse quittent Montréal et décident d’aller vivre dans le Bas-Saint-Laurent.

Sophie demeurant au foyer décide de se consacrer à sa passion pour la cuisine végétarienne et crée le blogue « Famille & Tofu ».

En choisissant de partager ses trouvailles culinaires cette famille devient parmi les plus populaires sur les réseaux sociaux.

 

Autour de la table - Recettes sans viande pour toute la famille
Auteure : Sophie Ducharme
Photographies : Simon Pérusse
Les Éditions La Presse
3e trimestre 2017
199 pages

« Un projet de famille inspirant»

 

Rose-Hélène Coulombe, experte-conseil en agroalimentaire, tourisme gourmand et patrimoine
Michel Jutras, expert-conseil en tourisme culturel et touristique et patrimoine
Auteurs des trois livres de la Collection «Culture & Patrimoine»

Fondé en 1974 par l’abbé Paul-André Leclerc, le MQAA alors nommé le Musée François Pilote*. Dès le départ, le musée loge dans un bâtiment construit en 1925 qui a servi de couvent aux sœurs de la Sainte-Famille (**) pendant une quarantaine d’années.

Ce musée, situé à La Pocatière, avait été nommé en l’honneur de l’abbé François Pilote, fondateur de la toute première école d’agriculture permanente au Canada en 1859. Il se trouve à proximité du Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Le Musée présentait la vie paroissiale et rurale d’autrefois sous tous ses aspects. De nos jours, on y trouve l’une des plus importantes collections d’ethnographie rurale au Québec, ainsi qu’une collection impressionnante d’objets scientifiques et de sciences naturelles. Le 11 février 2016, c’est avec beaucoup de fierté que les dirigeants annonçaient la nouvelle vocation élargie du musée qui prenait le nom de Musée québécois de l’agriculture et de l’alimentation. Leur objectif principal vise à ce que le musée devienne au fil des ans un espace de convergence pour l’ensemble des secteurs de l’agriculture et de l’alimentation en Côte-du-Sud (Bas-Saint-Laurent) tout en devenant un haut-lieu de références au Québec.

Le Musée est notamment membre du Collectif muséal et patrimonial du Kamouraska, du Réseau des institutions muséales du Bas-Saint-Laurent, de la Société des musées du Québec et de l’Association des musées du Canada.

La mission

«Consigner, valoriser, diffuser les savoirs et les pratiques liés à l’agriculture et à l’alimentation dans le but d’informer, ainsi que de débattre dans une perspective citoyenne et contemporaine.»

Ainsi, l’institution se spécialise dans sa vocation ethnographique en focalisant ses ressources et ses expositions autour des domaines de l’agriculture et de l’alimentation. Il permet aux adultes et aux enfants de saisir l’ingéniosité et la complexité de la vie de nos ancêtres.

Les visiteurs ont la chance de voir, les impressionnantes collections d’objets d’ethnographie (Coutumes et métiers anciens, reconstitutions minutieuses de lieux de vie, jouets, instruments et vêtements d’autrefois) et d’animaux naturalisés répartie dans les salles thématiques du Musée.

* François Pilote - Fondateur de l’École d’agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière

François, né en 1811 à Saint-Antoine-de-Tilly, dans la région Chaudière-Appalaches, fait ses études au Séminaire de Québec où il est ordonné prêtre en 1835. Son parcours le mène à Nicolet en 1834, comme professeur de théologie et assistant-directeur et ce, jusqu’en 1836. La même année, on le nomme vicaire de la paroisse de Rivière-Ouelle, dans le Bas-St-Laurent. Charles-François Painchaud, alors directeur du Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, demande à ce qu’il y soit transféré. Ce qui se fait en décembre. François devient alors directeur adjoint et professeur de théologie dogmatique. Habité par une passion pour l’agriculture, il met tout son cœur à la mise sur pied d’une école permettant l’apprentissage de l’agriculture. Ses efforts seront récompensés lors de l’inauguration de l’École d’agriculture, en 1859. Durant les 34 années qu’il passe au Collège, il occupe aussi les postes de directeur, professeur et procureur. François Pilote quitte Sainte-Anne-de-la-Pocatière pour la cure de Saint-Augustin-de-Desmaures en 1870 où il continue de se consacrer à l’agriculture jusqu’à sa mort, en 1886. (Source : Marie-Josée Lettre, bibliotechnicienne et responsable du Centre des multimédias des archives à l’Institut de technologie agroalimentaire, Campus La Pocatière – Article présenté dans le magazine Histoire Québec, volume 21, numéro 2)

** La communauté «Les Petites Sœurs de la Sainte-Famille» a été crée en 1880 par les Religieux de Sainte-Croix. La première directrice, Sœur Marie de Sainte-Léonie a eu le mandat d’implanter, avec ses religieuses, la mission de dévouement aux soins domestiques des collèges de Sainte-Croix. À La Pocatière, «Les Petites Sœurs de la Sainte-Famille» assumaient la responsabilité de la buanderie et de la cafétéria pour les pensionnaires du Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. À cette époque, l’internat était la formule privilégiée pour les étudiants au «Cours classique», formation qui amenait aux études supérieures. Ce couvent a fermé ses portes en 1970.

(* / ** : Extraits du 3e livre de la Collection «Culture & Patrimoine» / Hommes engagés à nourrir le Québec

Expositions actuelles 

Permanente :

  • Agriculture
  • Paroisse rurale
  • Animaux naturalisés
  • Enseignement agricole et scientifique

Expositions temporaires :

  • De l’étable au Museau : 2018.09.30
  • La pêche à l’anguille, un patrimoine identitaire : 2018.10.07
  • Au mois janvier 2018 s’est terminée l’exposition itinérante «Le porc s’expose, 40 ans de présence au Québec» (fin : 2018.01-08) – L’exposition est maintenant en circulation dans certaines régions du Québec. (Une dizaine de sorties sur deux ans et près de neuf mois en permanence au Musée et trois mois dans les locaux de l’UPA à Longueuil)

Rose-Hélène Coulombe
Experte-conseil en agroalimentaire et en tourisme gourmand et co-auteure de la trilogie

Michel Jutras
Expert-conseil en gestion culturelle et touristique et co-auteur de la trilogie 

Luc St-Amand, directeur général du MQAA

Trilogie de la Collection «Culture & Patrimoine» aux Éditions GID
«Femmes engagées à nourrir le Québec», 2012
«Histoires de gourmands / Culture culinaire», 2014
«Hommes engagés à nourrir le Québec», 2017

Nous sommes fiers de contribuer à préserver et à faire rayonner
notre patrimoine agricole, alimentaire et culinaire et ses artisans !

 

lundi, 04 décembre 2017 08:22

Richesses régionales – 5e partie

Cette présentation des richesses régionales est issue de collectes de données et d’un travail de collaboration avec les regroupements agroalimentaires de chacune des régions touristiques du Québec. 

* Extraits du livre «Histoires de gourmands / Culture culinaire» * 

Outaouais

«Croquez l’Outaouais» est devenu leur thème d’achat local. Dans cette région, il est possible d’acheter directement à la ferme que ce soit des fruits, des légumes et même certaines viandes. L’auto-cueillette, une autre façon de se procurer des produits tout en pratiquant une activité plein-air, est aussi populaire que les marchés publics. Les habitudes alimentaires de cette région ont probablement été influencées par les différents peuples qui s’y sont successivement établis : Loyalistes américains, Écossais, Irlandais, Allemands et Canadiens français. La cuisine de chantier a laissé des souvenirs heureux : fèves au lard, omelettes, crêpes, lard salé, etc. Le chevreuil, l’orignal, la perdrix, le brochet et le doré sont prisés par les chasseurs et les pêcheurs. Les plats de gibier, dont le cerf d’élevage, y sont particulièrement appréciés. Le poulet de grain et le fromage de chèvre sont au rang des produits qui confèrent une couleur locale.

Québec

«Le Parcours gourmand» créé dans cette région se veut une véritable expérience sensorielle. Ce réseau regroupe une cinquante d’entreprises agroalimentaires artisanales de la grande région de Québec, de Portneuf à Charlevoix. Un bel exemple de maillage entre producteurs, transformateurs, cuisiniers et épiciers qui nous permettent de découvrir la passion et le savoir-faire de ces artisans de la région de la Capitale Nationale. Le Marché du Vieux-Port de Québec offre aussi une belle vitrine de la richesse alimentaire de la région. Les fraises de l’Île d’Orléans sont toujours aussi réputées ainsi que la culture du cassis et la fabrication de son célèbre fromage d’antan, Le Paillasson. Québec, une région qui est fière d’afficher ses boissons artisanales, vins, cidres, bières et liqueurs, ainsi qu’une belle gamme de poissons fumés. Le secteur de Portneuf, au sud-ouest, est resté fidèle à la production du maïs, au point de faire du «maïs de Neuville» une spécialité reconnue.

Saguenay-Lac-Saint-Jean

Une région de riche terroir composée de multiples petits délices. C’est à cette région que l’on doit la légendaire tourtière du Lac, mélange de viandes et pommes de terre, présentée dans une abaisse de pâte. De cette tourtière, connue dans tout le Québec, les Jeannois en ont fait un plat traditionnel aux multiples viandes. C’est au Saguenay-Lac-Saint-Jean que les bleuets ont gagné leurs lettres de noblesse. Leur tarte aux bleuets est célèbre mais s’est ajouté, au rang des spécialités, les bleuets enrobés de chocolat des Pères trappistes. La gourgane, cette fève des marais, a trouvé dans cette région un terrain propice à sa culture et à la préparation d’une soupe traditionnelle. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean s’affiche de plus en plus par la cuisine nordique aux saveurs boréales. Et que dire du célèbre fromage Perron reconnu notamment sur la table de la royauté du Royaume-Uni.

- Dans nos écrits, nous choisissons la nomenclature des régions touristiques pour l’identification des régions car c’est la plus usuelle pour le public en général.  

Trilogie de la Collection «Culture & Patrimoine» aux Éditions GID
«Femmes engagées à nourrir le Québec», 2012
«Histoires de gourmands / Culture culinaire», 2014
«Hommes engagés à nourrir le Québec», 2017

Nous sommes fiers de contribuer à préserver et à faire rayonner
notre patrimoine agricole, alimentaire et culinaire et ses artisans !

Rose-Hélène Coulombe
Experte-conseil en agroalimentaire et en tourisme gourmand et co-auteure de la trilogie

Michel Jutras
Expert-conseil en gestion culturelle et touristique et co-auteur de la trilogie

jeudi, 16 novembre 2017 14:07

Richesses régionales – 4e partie

Cette présentation des richesses régionales est issue de collectes de données et d’un travail de collaboration avec les regroupements agroalimentaires de chacune des régions touristiques du Québec. 

* Extraits du livre «Histoires de gourmands / Culture culinaire» * 

Mauricie

À mi-chemin entre Montréal et Québec, au croisement de la rivière Saint-Maurice et du fleuve Saint-Laurent, couverte de forêts au nord et de plaines fertiles au sud, la région de la Mauricie est privilégiée par la nature. Une cuisine typique, chargée de souvenirs, notamment dans le secteur de Grandes-Piles où le Village du bûcheron fait revivre une époque colorée. C’est la région par excellence pour le sarrasin, le poulamon, le gibier d’élevage, le cerf, le bison et le sanglier. Cette région a beaucoup à offrir en tourisme gourmand : des tables renommées, des produits du terroir diversifiés, des sites agrotouristiques et culturels très intéressants, une cuisine qui sait mettre en valeur les richesses alimentaires et culinaires s’inspirant des traditions adaptées aux réalités contemporaines. Le secteur du Lac Saint-Pierre compte au rang des régions désignées par l’ONU à titre de Réserve mondiale de la Biosphère. 

Montérégie

Depuis le début de la colonisation par les Français, la Montérégie est une région bioalimentaire. Elle se distingue par la production de la pomme, de cidres de grande qualité et de cidres de glace dont la réputation dépasse maintenant nos frontières. La culture de la vigne y bénéficie d’un micro climat qui est très propice à la fabrication de bons vins. La cuisine s’inspire des productions locales tout en gardant le souvenir de traditions anciennes. La Montérégie est aussi le « jardin du Québec » avec ses terres noires et une production maraichère de près de 70% de la production de légumes du Québec. Les immigrants italiens et hollandais du 20e siècle font partie de ceux qui l’ont mis en valeur. On identifie cette région à titre de royaume du foie gras de canard et elle est reconnue pour la grande diversité de sa production animale. D’ailleurs une de ses villes principales, Saint-Hyacinthe, est identifiée à titre de capitale agroalimentaire du Québec. Partout on y retrouve des possibilités d’autocueillette, des évènements gourmands qui bénéficient de la présence de plusieurs sommités culinaires et plusieurs routes thématique dont le Circuit du paysan. 

Montréal

Au temps de la Nouvelle-France, des terres riches et fertiles couvraient l’île de Montréal et on y récoltait plusieurs variétés de légumes et de fruits. Des espèces indigènes s’ajoutaient au menu : le melon, la courge et la citrouille. On accompagnait les viandes et les poissons de légumes dits d’entrepôt, navets, carottes, oignons. Si Montréal est devenue une ville renommée pour sa gastronomie, c’est sans doute qu’elle a hérité d’un goût inné pour la bonne chère issue de l’apport des gens des régions venus s’y installer lors de la grande période de l’industrialisation. À travers le temps, l’arrivée d’immigrants de nombreux pays d’Europe, d’Asie, du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Amérique du Sud, ont amené avec eux leurs traditions culinaires venues enrichir la cuisine québécoise de nouvelles saveurs et de produits moins connus. Lorsque l’on parle de culture culinaire montréalaise on pense aux bagels, chocolats, bières artisanales et industrielles, produits ethniques et le fameux smoked meat. Le festival Montréal en lumière permet une belle tribune aux spécialités et au savoir-faire des artisans de la terre, de la mer et de la table. Cet évènement permet également de nous faire rayonner sur la scène internationale car à chaque année, les grandes tables montréalaises y reçoivent des chefs et des gens de pays étrangers.

- Dans nos écrits, nous choisissons la nomenclature des régions touristiques pour l’identification des régions car c’est la plus usuelle pour le public en général.  

Trilogie de la Collection «Culture & Patrimoine» aux Éditions GID
«Femmes engagées à nourrir le Québec», 2012
«Histoires de gourmands / Culture culinaire», 2014
«Hommes engagés à nourrir le Québec», 2017

Nous sommes fiers de contribuer à préserver et à faire rayonner
notre patrimoine agricole, alimentaire et culinaire et ses artisans !

Rose-Hélène Coulombe
Experte-conseil en agroalimentaire et en tourisme gourmand et co-auteure de la trilogie

Michel Jutras
Expert-conseil en gestion culturelle et touristique et co-auteur de la trilogie

lundi, 06 novembre 2017 07:23

Richesses régionales – 3e partie

Cette présentation des richesses régionales est issue de collectes de données et d’un travail de collaboration avec les regroupements agroalimentaires de chacune des régions touristiques du Québec. 

* Extraits du livre «Histoires de gourmands / Culture culinaire» * 

Îles-de-la-Madeleine

Ce coin de pays est reconnu d’abord pour son homard que certains qualifient de meilleur au monde. On y élève le pétoncle géant, la moule bleue et les huîtres. Le mets le plus célèbre est le pot-en-pot qui renferme poissons et pommes de terre entre deux abaisses de pâte. On peut y visiter un fumoir qui présente sa technique de travail et offre la dégustation de produits dont le hareng, poisson de notre patrimoine. De nos jours, toute une gamme de produits locaux transformés s’ajoute pour le bon plaisir des nombreux visiteurs saisonniers : fromage dont le plus célèbre est le Pied-de-Vent, bières locales, sanglier, salaison, saucissons et charcuterie, boissons alcoolisées, loup marin. Ils ont développé au fil du temps le «Le bon goût frais des Îles-de-la-Madeleine», une image promotionnelle très représentative des richesses de ce coin de pays.

Lanaudière

Longtemps reconnue comme lieu de la culture du tabac blond, Lanaudière a revu l’avenir agricole de sa région en 2004 pour se tourner vers les cultures maraîchères, les petits fruits et les cucurbitacées. Cette région a l’avantage de posséder une belle combinaison de reliefs, de lacs et de rivières qui favorisent la production de produits du terroir, la chasse et la pêche. Les érablières, produit d’appel de la région, fournissent de belles occasions pour l’approvisionnement en produits d’érable : sucre mou, sucre granulé, gelée, confiserie (bonbon et chocolat) et boissons alcoolisées. On y produit également des vins et des liqueurs à base de petits fruits. Plusieurs circuits gourmands proposent de partir à la découverte des quelques 70 entreprises lanaudoises offrant des produits locaux sous le logo «Goûtez Lanaudière».

Laurentides

Cette grande région touristique a longtemps été reconnue comme lieu privilégié de villégiature. On la qualifie de l’un des plus anciens berceaux de la gastronomie au Québec. Grâce à sa vocation traditionnelle de villégiature et à ses infrastructures touristiques, elle intègre parfaitement l’agrotourisme et le tourisme gourmand à son développement régional. Galettes de sarrasin et fèves au lard sont du domaine des souvenirs locaux. Depuis 2010, le circuit «Chemin du Terroir» permet de découvrir les richesses agricoles, alimentaires et culinaires. Il s'agit d'un chemin balisé de plus de 226 kilomètres. Le logo "Laurentides j’en mange" est bien établi dans la région. On le reconnait dans les épiceries, dans les marchés publics, dans les restaurants, sur des fiches-recettes et dans les petites boutiques spécialisées. 

Laval

Cette capitale horticole du Québec s’est développée en complémentarité aux attraits  culturels et historiques locaux afin d’offrir une offre agrotouristique périurbaine alléchante. C’est à la fois une ville et une région agricole qui s’étend sur une superficie de 245 kilomètres carrés. On y compte une soixantaine de kiosques fermiers, regroupés en réseau, qui sont de véritables marchés de quartiers. Les produits les plus caractéristiques sont : les petits fruits, le cantaloup, les fleurs comestibles, les légumes de serre et de champs et les produits d’aménagement paysager. Les «Saveurs de Laval» se découvrent soit par Internet ou en sillonnant les routes de l’île. «Les Chemins de la nature» allient bien l’appréciation de beaux paysages et l’approvisionnement en produits. Le circuit «La venue des récoltes» nous amène vers les serres de détail, les kiosques fermiers, la cueillette de fraises, framboises et pommes. Les vins lavallois sont maintenant une réalité.  

- Dans nos écrits, nous choisissons la nomenclature des régions touristiques pour l’identification des régions car c’est la plus usuelle pour le public en général.  

Trilogie de la Collection «Culture & Patrimoine» aux Éditions GID
«Femmes engagées à nourrir le Québec», 2012
«Histoires de gourmands / Culture culinaire», 2014
«Hommes engagés à nourrir le Québec», 2017

Nous sommes fiers de contribuer à préserver et à faire rayonner
notre patrimoine agricole, alimentaire et culinaire et ses artisans !

Rose-Hélène Coulombe
Experte-conseil en agroalimentaire et en tourisme gourmand et co-auteure de la trilogie

Michel Jutras
Expert-conseil en gestion culturelle et touristique et co-auteur de la trilogie

samedi, 21 octobre 2017 11:37

Richesses régionales – 2e partie

Cette présentation des richesses régionales est issue de collectes de données et d’un travail de collaboration avec les regroupements agroalimentaires de chacune des régions touristiques du Québec. 

* Extraits du livre «Histoires de gourmands / Culture culinaire» *

Chaudière-Appalaches

Conjuguant tradition et innovation, cette région a su développer une cuisine distinctive. Cette cuisine s’inspire des ressources abondantes de la région, dont l’érable à sucre pour lequel la région est le principal producteur au Québec. Chaudière-Appalaches est bien identifiée, entre autres, par la production du porc et des œufs de consommation. On y trouve également la caille, le faisan, la pintade, le lapin et même le sanglier, sans oublier l’esturgeon noir du Saint-Laurent. Cette région se démarque par ses entreprises affichant fièrement l’enseigne «Arrêt gourmand». Ce réseau régional met en vedette les produits de nos terroirs et propose aussi des circuits de balades gourmandes. Pour découvrir et goûter les saveurs de Chaudière-Appalaches, on n’a qu’à partir à la recherche de ces panneaux promotionnels.

Charlevoix

La topographie de la région favorise une production agricole particulière. Depuis déjà plusieurs années, des producteurs et jardiniers maraîchers ont introduit de nouvelles cultures telle la pomme de terre bleue. Des élevages spéciaux s’y implantent et on y trouve piscicultures de truite, élevage d’agneaux, de veau. L’industrie fromagère y est également très présente et La laiterie Charlevoix, de Baie-Saint-Paul, est certifiée économusée du Fromage. C’est une des premières régions à créer un circuit aux saveurs régionales. La Route des Saveurs de Charlevoix regroupe une quarantaine de producteurs, transformateurs et restaurateurs. Certaines boulangeries utilisent même les anciens fours à pains artisanaux. C’est l’agneau de Charlevoix qui a obtenu la première certification IGP (Indication Géographique Protégée) au Québec.

Côte-Nord (Manicouagan, Duplessis)

Quand on pense à la Côte-Nord, on pense immédiatement au crabe des neiges et à la crevette nordique que l’on appelle à tort la crevette de Matane. Ce territoire est riche en produits marins : mactre de Stimpson, couteau de mer, oursin, buccin, mye, concombre de mer, pétoncle géant et pétoncle cultivé. La pêche se fait dans le Saint-Laurent, de Tadoussac à Blanc-Sablon. Il y a eu beaucoup d’efforts de concertation de la part des cuisiniers afin de développer une cuisine régionale mettant leurs richesses alimentaires et culinaires en valeur. Les petits fruits sauvages y abondent : fraises des champs, framboises, bleuets, chicoutai, airelle vigne-d’Ida. L’airelle, aussi appelée graine rouge, est très prisée, notamment par les Innus qui l’appellent uishatshimina (fruits amers). Les richesses boréales y sont également en vedette : sapins, bouleaux, épinettes, le thé des bois, le pimbina, la camarine, la gadelle et autres.

Gaspésie

Le premier produit d’appel de la Gaspésie est, sans contredit, ses différentes espèces marines. Cette région est aussi propice à la fabrication de fromages, à la production laitière et bovine. Particulièrement en Haute-Gaspésie et dans la Baie des Chaleurs, la production de petits fruits est en émergence. La région a beaucoup à offrir et la «Gaspésie gourmande» en est un bel exemple. C’est une association axée sur la promotion des produits aux saveurs gaspésiennes. On peut aussi faire «Le tour de la Gaspésie», reconnu comme l’un des plus beaux parcours en Amérique, tout en découvrant et en dégustant les produits régionaux. Ce réseau comprend des artisans : producteurs, transformateurs, pêcheurs, restaurateurs, hôteliers et cuisiniers. Ils ont su se regrouper pour développer et faire découvrir leur terroir.

- Dans nos écrits, nous choisissons la nomenclature des régions touristiques pour l’identification des régions car c’est la plus usuelle pour le public en général.  

Trilogie de la Collection «Culture & Patrimoine» aux Éditions GID
«Femmes engagées à nourrir le Québec», 2012
«Histoires de gourmands / Culture culinaire», 2014
«Hommes engagés à nourrir le Québec», 2017

Nous sommes fiers de contribuer à préserver et à faire rayonner
notre patrimoine agricole, alimentaire et culinaire et ses artisans !

Rose-Hélène Coulombe
Experte-conseil en agroalimentaire et en tourisme gourmand et co-auteure de la trilogie

Michel Jutras
Expert-conseil en gestion culturelle et touristique et co-auteur de la trilogie

lundi, 09 octobre 2017 07:40

Richesses régionales – 1re partie

Cette présentation des richesses régionales est issue de collectes de données et d’un travail de collaboration avec les regroupements agroalimentaires de chacune des régions touristiques du Québec. 

* Extraits du livre «Histoires de gourmands / Culture culinaire» *

Abitibi-Témiscamingue, Nunavik, Baie-James, Eeyou Istchee

La région a connu une immigration diversifiée provenant de partout au Québec. À partir des années 1915, 27 nationalités différentes dont des gens d’Europe de l’Est, d’Italie, de Chine sont venus également s’y établir. La cuisine s’est développée en s’inspirant des traditions amérindiennes locales et de ces nombreuses cultures. Aujourd’hui, on peut voir une plantation de vignes dans le secteur du Témiscamingue et consommer partout au Québec l’eau Eska de Amos. Le regroupement Goûtez l’Abitibi-Témiscamingue facilite l’approvisionnement de ces trésors régionaux au menu de plusieurs tables de la région, dans les marchés publics locaux et à l’extérieur du territoire.

Bas Saint-Laurent

Le Bas-Saint-Laurent n’a pas oublié ses vieilles traditions culinaires, on les sent présentes sur tout le territoire. On y retrouve l’agneau de Kamouraska, l’anguille, les produits de l’érable et bien d’autres. Il y a plusieurs années que l’on reconnaît le Bas-Saint-Laurent pour la qualité de ses pommes de terre et ses produits tels les herbes salées. La marque Saveurs du Bas-Saint-Laurent, regroupant plus de 160 entreprises, permet d’offrir des produits agroalimentaires locaux et des menus élaborés par des cuisiniers et pâtissiers qui savent mettre en valeur les trésors des producteurs et transformateurs.

Cantons-de-l’Est

Cette terre ancestrale des Abénaquis, devenue refuge des Loyalistes à la fin du 18e siècle, pays de colonisation anglo-saxonne et canadienne-française, a bénéficié, au cours des siècles, de multiples influences culturelles. La cuisine de cette région étonne par la diversité de ses saveurs. En effet, qui n’a pas entendu parler du canard du lac Brome, des vins de Dunham ou de Magog, des fromages de l’Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac, du moût de pomme, de la fleur d’ail et du cidre de glace. Cette région est riche en possibilités gourmandes, produits frais, produits transformés, truite d’élevage, fromages… Créateurs de saveurs Cantons-de-l’Est est la marque régionale qui les identifie.

Centre-du-Québec

La gamme de produits régionaux ne cesse de s’élargir d’année en année sur ce territoire. L’érable à sucre règne en roi dans cette région, notamment par la présence de la coopérative des producteurs de sirop d’érable de Plessisville et de son Festival de l’érable, un des plus vieux événements annuels du Québec. On identifie la canneberge à titre de produit spécifique, fruit qui est bien présent dans nos habitudes et nos traditions alimentaires. On compte également des fromageries réputées et un festival annuel qui a réuni l’ensemble des producteurs de fromages du Québec. C’est dans le cadre de cet évènement gourmand que le Concours des fromages fins du Québec (Prix Caesus) a été mis en place. La création de la fameuse poutine nous viendrait de ce coin de pays.

- Dans nos écrits, nous choisissons la nomenclature des régions touristiques pour l’identification des régions car c’est la plus usuelle pour le public en général.  

Trilogie de la Collection «Culture & Patrimoine» aux Éditions GID
«Femmes engagées à nourrir le Québec», 2012
«Histoires de gourmands / Culture culinaire», 2014
«Hommes engagés à nourrir le Québec», 2017

Nous sommes fiers de contribuer à préserver et à faire rayonner
notre patrimoine agricole, alimentaire et culinaire et ses artisans !

Rose-Hélène Coulombe
Experte-conseil en agroalimentaire et en tourisme gourmand et co-auteure de la trilogie

Michel Jutras
Expert-conseil en gestion culturelle et touristique et co-auteur de la trilogie

Au Québec, la majorité des économistes familiales ont enseigné dans des écoles publiques. Les autres ont travaillé au sein des départements de relations publiques d’organismes privés et gouvernementaux et ceux de consultation ou d’assistance auprès des consommateurs pour les gouvernements et l’entreprise privée. Leurs champs d’actions étaient larges et correspondaient à plusieurs volets de base, dont: l’alimentation, la conservation des aliments, les conserves domestiques, le logement, l’habillement, la consommation, les méthodes de travail, les relations familiales, le développement de l’enfant. 

Économie familiale / Métamorphoses de la société 

L’économie familiale étant la recherche continuelle d’une amélioration des conditions de vie des individus et des familles dans leur rapport avec la société, les métamorphoses profondes de la société à travers le temps suscite des interventions particulières de la part des professionnels de ce secteur. À titre d’exemple, pendant les deux guerres mondiales, les cours sont davantage orientés sur la façon d'alléger les tâches ménagères et d'accroître l'autonomie des femmes.

Même après la Seconde Guerre mondiale la vie continue d'être difficile pour les Québécois. Progressivement, l’unité de la famille rurale perd de sa vigueur avec le départ des jeunes vers les villes pour trouver de l’emploi. Il faut beaucoup d'imagination aux familles pour joindre les deux bouts. On a recourt à différents moyens pour étirer le budget. On fait même du savon comme autrefois que l’on appelle «savon du pays» (un mélange d’eau, de graisse et de caustique).

Aujourd’hui, face au flot d’informations qui circulent sur l’alimentation, le développement de l’enfant, la protection de l’environnement et autres concepts de l’économie familiale, les professionnels de ce secteur se doivent d’être en recherche continue pour améliorer les conditions de vie des individus et des familles afin des les aider à mieux s’ajuster à la vitesse des changements de la société. 

(Collaboration spéciale de deux économistes familiales, Carmelle Thérien-Viau, membre du conseil d’administration de la Fédération internationale pour l’économie familiale de 1934 à sa retraite, et Marielle Préfontaine, qui a été Directrice de l’École de nutrition et d’études familiales de l’Université de Moncton) 

Dans le livre «Femmes engagées à nourrir le Québec», 2012, les auteurs ont rendu hommage à des économistes familiales qui ont contribué à l’avancement de la profession au Québec et qui ont permis le rayonnement de nos forces sur la scène internationale. (Collaboration spéciale de Sœur Jeannine Cornellier, elle est de celles qui ont participé à cet avancement) 

Carmelle Thérien-Viau est native de Montréal. Pour sa famille, étudier est très important. Elle étudie à l’École ménagère provinciale où elle obtient en 1938 un Diplôme d’enseignement ménager décerné par l’Université de Montréal. Dans les années 1940, elle côtoie Jehane Benoît pour qui elle travaille, entre autres à son restaurant végétarien le Salad Bar, un concept très innovateur pour le temps. Carmelle aide à la préparation des salades et dessine et confectionne les modèles d’uniformes destinés aux serveuses de table. Cette spécialiste en arts textiles et vêtements a possédé une École de couture où elle a donné des cours de dessins de patrons et de méthodes de couture. Elle a ensuite enseigné plusieurs années à la CECM en arts ménagers. 

Henriette Rochette-Le Hir fait ses études primaire et secondaire à l’Académie St-Louis de France où elle reçoit un Diplôme Supérieur en Lettres-Sciences. Elle obtient une bourse pour s’inscrire à l’École Ménagère régionale de Loretteville, nouvelle orientation que les Sœurs de la Charité de St-Louis donnent à leur institution. Cette nouvelle approche semblait révolutionnaire car elle comportait - en plus des cours de base, français, anglais, sciences et mathématiques - des cours pratiques de cuisine et alimentation, couture et habillement, tissage, ainsi que des mises en situation pratique et un stage d’immersion. Dans ce cadre, elle a le privilège d’être recrutée par Évelyne Leblanc, du ministère de l’Agriculture d’Ottawa, pour l’assister au stand du ministère dans le cadre de l’Exposition agricole annuelle de Québec. Elle travaillera par la suite dans divers domaine se rattachant à l’économie familiale. En 1978, entre autres, la C.E.C.M, lui confie le mandat de recueillir les informations au sujet des projets pédagogiques novateurs existant dans les écoles de son territoire. À la fin de son mandat en 1979, trois publications sont éditées par le gouvernement du Québec : L’enfant de quatre à douze ans et l’école, L’adolescent et l’école, L’Enfant et les défis d’adaptation

Marielle Préfontaine est originaire de St-Marc-sur-Richelieu en Montérégie. Aînée des filles d’une famille agricole de onze enfants, elle a toujours aimé accompagner son père dans les travaux de la ferme, ce qui n’était pas très traditionnel à l’époque. Chez elle, le travail n’avait pas de sexe : son frère faisait des gâteaux avec leur mère et Marielle accompagnait leur père pour traire les vaches. Marielle n’a pas beaucoup d’intérêt pour les choses de la maison. Pour cette raison, ses parents qui désirent lui donner une éducation pour son avenir de femme et de future épouse, l’inscrivent à l’Institut familial des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, à St-Lambert sur la Rive-Sud de Montréal. Elle poursuit ses études à Montréal à l’Institut familial des Sœurs Grises et un an plus tard, à l’Institut de pédagogie familiale d’Outremont. Marielle est fière d’affirmer que Monseigneur Albert Tessier, directeur de la formation à l’Institut de pédagogie familiale, l’a beaucoup influencée dans son cheminement de vie. Il lui a appris l’importance de développer au maximum tout son potentiel. Elle a appliqué cette philosophie dans sa vie personnelle et professionnelle et l’a inculquée à son tour, à ses étudiantes et étudiants. En 1972, Marielle accepte un poste à l’Université de Moncton à titre de directrice de l’École de nutrition et d’études familiales, aujourd’hui connue sous le nom d’École des sciences des aliments, de nutrition et d’études familiales. Jusqu’en 1984, elle marque cette École du sceau de l’excellence, lui donne du prestige auprès des instances de l’Université et la fait connaître sur la scène internationale. 

Marie Barrette est native de Montréal. Elle fait ses études à l’Institut familial Sainte-Ursule, comté de Maskinongé, où elle obtient un Diplôme Supérieur d’enseignement ménager et d’éducation familiale. Elle complète, à l’Université de Montréal, un Baccalauréat ès sciences (1972) et une Maîtrise en nutrition (1975). Marie débute sa carrière à la C.E.C.M. en 1959. Elle y occupe divers postes : enseignante, chef de groupe, conseillère pédagogique. Son expérience la plus marquante a été le projet de coopération avec l’Association des Économistes sociales et familiales du Burkina Faso. 

Louise Bélanger-Mahoney a fait ses études à l’Institut familial St-Jacques-de-Montcalm dans Lanaudière. Par la suite, elle obtient un Baccalauréat Home Economics Education à l’Université Mount St-Vincent à Halifax en Nouvelle-Écosse, puis une Maîtrise Home Economics Education à l’Université Pennsylvania State au Massachusetts aux États-Unis. De retour au pays, elle s’établit à Montréal. Elle débute sa carrière par l’enseignement en économie familiale à la CECM. Elle est par la suite prêtée au ministère de l’Éducation à titre d’agente de développement pédagogique en économie familiale. Elle intervient alors dans tout le Québec. Plus tard, elle joint le ministère fédéral de la Consommation et des Corporations, au service d’aide aux consommateurs. C’est l’époque où la consommation commence à prendre de plus en plus d’espace sur la place publique et dans le portefeuille des consommateurs. Devant cet état de fait, Louise opte pour une orientation dans le domaine de la faillite auprès des consommateurs surendettés. 

NOTES

Les chroniques sont tirées de notre trilogie «Culture & Patrimoine»

Dans nos écrits, nous choisissons la nomenclature des régions touristiques pour l’identification des régions car c’est la plus usuelle pour le public en général.
Trilogie de la Collection «Culture & Patrimoine» aux Éditions GID 
«Femmes engagées à nourrir le Québec», 2012
«Histoires de gourmands / Culture culinaire. 2014
«Histoires de gourmands / Des produits et des hommes» (Titre provisoire) parution printemps 2017

Nous sommes fiers de contribuer à préserver et à faire rayonner 
notre patrimoine agricole, alimentaire et culinaire et ses artisans!

Rose-Hélène Coulombe
Experte-conseil en agroalimentaire et en tourisme gourmand et co-auteure de la trilogie

Michel Jutras
Expert-conseil en gestion culturelle et touristique et co-auteur de la trilogie

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