mercredi 15 juillet 2020
Sur la photo : La ville de Nice a condamné certaines voies de circulation au profit de pistes cyclables et trottoirs élargis. Sur la photo : La ville de Nice a condamné certaines voies de circulation au profit de pistes cyclables et trottoirs élargis.

Comparatif entre la France et le Québec en ces temps de pandémie

Voici un comparatif entre la France et le Québec sur l’évolution et la gestion crise de l’épidémie de coronavirus qui a frappé le monde entier.

La chronologie des événements

En France, nous savons maintenant que le premier cas est apparu le 27 décembre 2019. Mais c’est en janvier que la propagation prend rapidement de l’ampleur. Le 26 février, à Nice, sans doute à cause de sa proximité avec l’Italie déjà fortement atteinte, la dernière fin de semaine du Carnaval est annulée. Dans la foulée, plusieurs événements et grands rassemblements sont annulés un peu partout en France. Le 16 mars, les autorités annoncent la fermeture des écoles pour une période de deux semaines. Le 17 mars, lors d’une allocution télévisée, Emmanuel Macron annonce : « Afin de limiter au maximum les contacts, à compter du lundi 23 mars, il ne sera ainsi plus possible de retrouver ses amis ou aller au parc, et seuls doivent demeurer les transports absolument nécessaires, pour se soigner, faire ses courses, faire de l’exercice ou encore, aller au travail quand le travail à distance n’est pas possible ».

Dès lors, pour chaque sortie de son domicile, tout citoyen doit se munir d’une attestation de sortie justifiant le motif de son déplacement, sous peine d’amende de 135€. Le port du masque et de gants sanitaires sont aussi recommandés. Au même moment, soit le 22 mars, le maire de Nice décrète un couvre-feu pour sa ville entre 22 h et 5 h le matin. Le 13 avril, le président prend à nouveau la parole à la télévision pour annoncer la fermeture de tous les commerces, des frontières internationales et le prolongement de la période de confinement jusqu’au 11 mai 2020. La France est à l’arrêt !

Au Québec, on évoque un premier cas connu le 28 février. C’est le 12 mars que le premier ministre François Legault tient sa première conférence de presse. C’est lors de son allocution du lendemain qu’il annonce la fermeture des écoles à compter du 16 mars, pour une période de deux semaines. Le même jour, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, annonce la fermeture des frontières sauf pour les Etats-Unis, qui elles, fermeront le 18 avril. Différentes annonces seront faites lors des conférences de presse subséquentes du trio François Legault, Horacio Arruda, Danielle Mc Cann. Le 21 mars, interdiction pour les gens de se rassembler ; le 22 mars, fermeture des commerces et restaurants ; le 28 mars, instauration de barrages routiers pour isoler huit régions du Québec. Le 5 avril, ils annoncent que cette période où « le Québec est sur pause » se poursuivra jusqu’au 4 mai.

Premier constat : Bien que le premier cas soit apparu au Québec deux mois après celui de la France, toutes les mesures de fermeture des écoles, des commerces, des stades, des frontières et de confinement pour les citoyens ont été faites exactement à la même date, soit le 16 mars. Le Québec a été plus prompt à réagir de deux mois, sans doute guidé par l’expérience vécue en Asie et en Europe précédemment.

Le Québec a été plus prompt à réagir de deux mois, sans doute guidé par l’expérience vécue en Asie et en Europe précédemment.

Lire l'article complet de Jean Chouzenoux dans le Magazine Prestige du 28 mai 2020