mardi 17 juillet 2018
Place Ville Marie,  plaque tournante du centre-ville de Montréal, est en pleine rénovation Photo : Ivanhoé Cambridge/Sid Lee

Place Ville Marie, plaque tournante du centre-ville de Montréal, est en pleine rénovation

Le retour des Fêtes sera synonyme de grands chambardements pour les quelque 365 000 visiteurs par semaine de la Place Ville Marie, au centre-ville de Montréal. 

À compter du 31 décembre, les 20 000 pieds carrés (pi2) de l’aire de restauration de la tour emblématique seront entièrement fermés au public pour laisser place à des travaux de rénovation de 200 M$ qui devraient s’étirer sur plus d’une année. 

«Nous n’avons guère le choix, a expliqué Sébastien Théberge, le porte-parole principal d’Ivanhoé Cambridge, le bras immobilier de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), en entrevue avec Les Affaires. Comme nous souhaitons bonifier notre offre alimentaire, l’ajuster à ce qu’il se fait de mieux, il faut entreprendre les travaux maintenant.» 

Ivanhoé Cambridge est le propriétaire de la Place Ville Marie, un ensemble de cinq tours reliées entre elles par une galerie marchande au sous-sol. Sa construction, d’une durée de quatre ans, a pris fin en 1962. Haute de 47 étages, sa tour principale est devenue depuis le troisième édifice le plus élevé dans le ciel de la métropole. 

Le propriétaire des lieux annonçait en novembre dernier vouloir entreprendre des travaux d’envergure afin d’en faire «un lieu de rassemblement urbain» à la hauteur des autres grandes villes internationales. Une fois entamés, les travaux de la Place Ville Marie s’échelonneront au moins jusqu’en 2019. 

Fermeture de restaurants et boutiques

D’ici là, l’ensemble des 21 comptoirs de restauration et la majorité de la quarantaine de boutiques de la Place Ville Marie seront fermés au public. Certaines d’entre-elles fermeront leurs portes temporairement alors que d’autres le feront définitivement. 

C’est le cas, entre autres, des boutiques de Vidéotron, Laura Secord, Loto-Québec, RW&Co, Mélanie Lyne, Reitmans et Renaud-Bray. Ensemble, estime Ivanhoé Cambridge, elles comptaient pour 25 000pi2. 

Pour limiter les désagréments aux quelque 10 000 professionnels qui travaillent quotidiennement dans les bureaux de l’une ou l’autre des 150 entreprises qui y ont élu domicile, le gestionnaire prévoit l’aménagement d’un «nouvel espace de restauration éphémère» d’ici la fin janvier. 

D’une superficie de 8 000 pi2, situé dans les locaux de l’ancien restaurant M. Ma, cet espace devrait offrir, dit-on, six nouvelles propositions alimentaires aux clients. Une salle à manger sera aussi aménagée au 21e étage de la tour principale afin de permettre aux occupants de manger pendant l’heure du lunch. 

Enfin, précise le gestionnaire de la Place Ville Marie, les restaurants La Brioche Dorée, le Starbucks, le Bistro Saint-Germain, The Keg et Les Enfants Terribles et le café ASPVM demeureront ouverts pendant toute la durée des travaux. 

Il en va de même de plusieurs boutiques qui demeureront ouvertes malgré leur relocalisation. C’est le cas, en outre, des magasins Underwood, Les Thés DAVIDsTEA, Educa-jeux, Papyrus et Moneysworth & Best. 

Nouveau siège de Sid Lee

Ivanhoé Cambridge est propriétaire de 13 édifices au centre-ville de Montréal. La rénovation de la Place Ville Marie, fait partie d’un plan global d’investissements d’un milliard (G$) visant à rehausser ses propriétés du centre-ville de Montréal. La rénovation de l’hôtel Fairmount Le Reine Elizabeth et la construction de la nouvelle Maison Manuvie, boulevard de Maisonneuve Ouest, en font partie. 

Pour mener ce projet à bon port, Ivanhoé Cambridge a fait appel à l’expertise de deux firmes montréalaises, soit Menkès Shooner Dagenais Létourneux Architectes et Sid Lee Architecture. Maintenant propriété de la société japonaise Kyu, Sid Lee a d’ailleurs annoncé cet automne que ses 350 employés s’installeraient à la Place Ville Marie en 2019. 

Son nouveau siège social mondial y occupera deux étages, pour une superficie de 61 000 pi2, aux côtés de dizaines d’autres sièges sociaux, cabinets d’avocats (Norton Rose, Gowlings, Lavery), institutions financières (BDC, Banque Royale) qui logent aussi dans le gratte-ciel cruciforme.

Source: Les Affaires du 29 décembre 2017