lundi 20 novembre 2017
NOURCY - La fin d'une époque et un renouveau pour le même nom

NOURCY - La fin d'une époque et un renouveau pour le même nom

La chaîne Nourcy, qui multiplie les contrats à Québec, n’a de Nourcy que le nom. Les membres de la famille Nourcy, qui est associée au domaine de la restauration depuis 40 ans, ne font plus partie de l’organisation, ni de près ni de loin.

Le mariage entre Michel Bellavance, Nicolas Nourcy et sa sœur Miriam Nourcy n’a pas duré. Les associés ont pris des routes différentes en janvier 2017, mettant fin à leur collaboration qui a duré deux ans et demi.

Selon Michel Bellavance, qui devient le seul actionnaire, il s’agit d’une « décision d’affaires ».

« Tout le monde était d’accord parce qu’on a tous signé l’entente », a-t-il dit.

Nicolas Nourcy dit avoir consulté deux avocats pour récupérer le nom de commerce créé par son père en 1977, mais en vain. Lui et sa sœur estiment avoir perdu environ 100 000 $ dans cette aventure.

Sans vouloir partir en guerre contre son ex-associé, M. Nourcy veut remettre les pendules à l’heure.

« C’est tannant. Les gens viennent nous féliciter parce qu’on a eu le contrat à l’aéroport et au Village Vacances Valcartier. Il faut les informer qu’on ne fait plus partie de Nourcy », a indiqué le restaurateur.

Au début de l’union, M. Bellavance détenait une participation minoritaire dans l’entreprise. Selon Nicolas Nourcy, la bonne entente a duré environ un an, mais rapidement leurs visions ont divergé.

Croissance rapide

Selon le fils du fondateur, la croissance rapide de la chaîne dans différents créneaux a exercé une pression sur les coûts d’exploitation, ce qui s’est avéré une source de tension entre les deux hommes qui ont chacun leur style de gestion. C’est alors que M. Bellavance a injecté de nouveaux fonds pour acquérir l’ensemble des actions.

Depuis que M. Bellavance est arrivé chez Nourcy, il a fait « exploser » la marque pour reprendre une expression qu’il avait déjà utilisée pour exprimer son désir de prendre de l’expansion. Au fil des ans, le nombre d’employés est ainsi passé de 20 à 200.

Bien que ni l’un ni l’autre n’ait voulu divulguer les détails de la transaction, Nicolas Nourcy affirme être parti avec un chèque dont il ne veut pas divulguer le montant. Son départ a été suivi par celui de sa sœur, Miriam, peu de temps après.

Maintenant que la clause de non-concurrence est expirée, M. Nourcy revient dans le milieu qui l’a vu naître en s’alliant à sa mère pour diriger le nouveau Origine café-traiteur de Place Sainte-Foy, anciennement le comptoir Nourcy.

Sa mère, Danielle Dussault, s’est vue dans l’obligation de changer le nom de l’établissement pour Origine café-traiteur, après avoir reçu une mise en demeure.

Source: Le Journal de Québec du 3 novembre 2017