mardi 19 septembre 2017
Quinze nouveaux inspecteurs au MAPAQ

Quinze nouveaux inspecteurs au MAPAQ

Le ministère de l’Alimentation embauchera 15 nouveaux inspecteurs afin de répondre à l’augmentation des plaintes du public pour insalubrité dans les commerces.

Ces 15 nouvelles personnes viennent s’ajouter aux quelque 200 inspecteurs déjà en poste à travers le Québec au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ). Ils sont chargés de veiller à la salubrité des restaurants et des épiceries, ainsi qu’au bien-être animal.

Dans une note interne qu’a obtenue Le Journal lundi, le MAPAQ explique que ces nouvelles embauches doivent venir pallier une surcharge de travail.

« [Une] évaluation nous a permis, entre autres, de constater une augmentation des retards, du temps consacré en abattoirs, du nombre de plaintes des consommateurs ou des citoyens. »

Le MAPAQ a en effet reçu 7103 plaintes du public concernant la salubrité des aliments dans les commerces, usines et abattoirs en 2016-2017, soit une hausse de plus de 600 comparativement à l’année précédente. Depuis 2012, le nombre a augmenté de 20 %.

« C’est un pas dans la bonne direction. Ça va permettre de revenir à un peu de normalité dans les délais, mais 15 personnes de plus à la grandeur du Québec, c’est peu », a réagi lundi Christian Daigle, le président du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ).

Insuffisant

Surtout que cet ajout de personnel ne sera pas suffisant pour enrayer les problèmes d’intimidation que vivent les inspecteurs, estime-t-il.

Le Journal révélait en avril que le nombre d’incidents de violence, menaces et intimidation était en nette hausse dans la dernière année. Une inspectrice a même été confrontée à un propriétaire de chevaux qui a brandi un « rack en métal » dans sa direction et qui a tenté d’ouvrir la portière de sa voiture alors qu’elle essayait de s’enfuir.

Afin de réellement changer la dynamique pour mieux protéger les inspecteurs, il faudrait, par exemple, leur permettre de faire les visites à deux, suggère M. Daigle.

Au moment de mettre sous presse, le MAPAQ n’avait pas pu préciser le coût des nouvelles embauches.

Source: Lou White, via le Journal de Montréal du 10 juillet 2017