dimanche 19 novembre 2017

Les haltes routières au Québec, un échec total!

«Haltes routières: premier PPP, premier échec et gouffre financier.»
Quel plaisir de lire ce titre dans le quotidien La Presse du 11 juin 2014, grâce à la vigilence du site de l'industrie touristique Tourismexpress.

Québec) Montage financier bancal. Rentabilité mal établie. Emplacements mal situés. Risque trop grand pour l'État. Le partenariat public-privé (PPP) sur les haltes routières, le premier lancé par le gouvernement libéral de Jean Charest, est une aventure mal ficelée qui prend les allures de gouffre financier pour l'État.

Dans un rapport, dévoilé mercredi, à l'Assemblée nationale, c'est un regard très critique que pose le vérificateur général du Québec sur ce projet en PPP.

À son élection en 2003, Jean Charest avait fait de cette formule un élément-clé de sa stratégie économique. En juillet 2004, il confiait au ministère des Transports la tâche d'aller de l'avant pour les balises d'un contrat signé, en 2008, avec Immostar pour rénover ou construire en PPP sept aires de service d'une nouvelle génération.

Le document multiplie les exemples de mauvaises projections, dont :

les «dépenses de maintien des actifs [sont] de 17,1 millions $ plus élevées pour le mode conventionnel [146 %] sans justification»; «certaines hypothèses sont peu probables», comme dans le cas du trafic, où il était prévu une hausse de 206 % sur 30 ans, alors qu'elle n'a été que de 24 % de 2000 à 2010.

Le vérificateur général Michel Samson note que le Ministère a établi des haltes routières sans tenir compte de services déjà offerts par le privé. Les installations de Saint-Augustin-de-Desmaures, à proximité de Québec, sont «très peu [utilisées] comme aire de repos», et il ne s'y «trouve ni poste d'essence ni dépanneur».

À la signature du contrat, le partenaire privé devait consacrer 35 millions $ et l'État, 7 millions $. Moins de deux ans plus tard, le Ministère a dû rouvrir un accord censé couvrir trois décennies et injecter, seul, 4 millions $, en raison de retards dans la délivrance de permis.

Le vérificateur général souligne que des négociations ont dû être conduites «avec le candidat sélectionné» sur le montage financier et le partage des risques. «En raison des garanties de revenus accordées et du risque financier supporté par le Ministère, il aurait été normal qu'il puisse profiter de redevances plus importantes si le projet est plus rentable.»
La suite sur ce lien!

NOTE DE L'ÉDITEUR

Celà fait des années via mes chroniques sur le site de planete.qc.ca et celui-ci que je dénonce l'inaction des gouvernements suite à leurs promesses d'établir des haltes routières convenables, propres et adéquates le long de nos autouroutes.

À propos de l' auteur

Je suis un «réseauteur dans l’âme» et je suis en charge du développement des affaires dans les réseaux de l'agroalimentaire, des alcools et de l'hospitalité (HRI-HORECA). Mes objectifs sont de vivre en très bonne santé financière, en équilibre et en harmonie.