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Le 21 septembre à 7 h15 du matin, j'ai fait mon arrivée au vignoble Rivière du Chêne pour mes premières vendanges à vie.

Quelques semaines plus tôt, Samy m'avait parlé du concept. Laëtitia Huet, maître de chai depuis 10 ans au vignoble, proposait aux journalistes, sommeliers ou blogueurs de vivre les vendanges depuis le chai. Aussitôt dit, aussitôt fait, j'avais soumis ma candidature avec une lettre de présentation plus que convaincante.

C'est donc en même temps que la cinquantaine de vendangeurs bénévoles que je fus accueillie avec viennoiseries, jus et café par Daniel Lalande, propriétaire. La température était quelque peu incertaine et ma journée avait presque été annulée. J'étais soulagée d'y être enfin. Pour rien au monde, je n'aurais manqué cette opportunité. Laëtitia est venue à ma rencontre et m'a proposé une visite des installations.

Tranquillement, nous nous sommes mis au travail. Nous avons débuté par la préparation des réservoirs et l'installation des boyaux. Nous lavâmes la cuve qui réceptionnera le jus et avons attendu l'arrivée des premières bennes de raisins récoltés. Entre temps, Laëtitia en profita pour me présenter quelques membres de l'équipe, avec qui j'allais travailler. Elle m'expliqua aussi le fonctionnement de la machinerie telle que l'égrappoir, le fouloir et le pressoir. L'ambiance était plutôt calme et détendue.

Alors que les premières bennes de Vidal (cépage blanc) firent leurs arrivées, je sentis soudain une adrénaline gagner le groupe. Chacun s'installa à son poste : Laëtitia au pressoir et moi à l'égrappoir/fouloir. Un chauffeur de chariot élévateur m'apporta les bennes et à l'aide d'une perche, je fis tomber les grappes à l'intérieur de l'égrappoir. Une fois les baies égrappées et foulées, elles étaient dirigées vers le pressoir. Nous répétâmes ces opérations jusqu'à ce que le pressoir soit bien rempli. Lorsque les bennes furent vidées, l'adrénaline redescendit. Laëtitia démarra le cycle de presse et nous nettoyâmes notre espace de travail. Nous allâmes vérifier le niveau de jus dans la cuve et nous nous dirigeâmes aux champs pour mesurer la teneur potentielle alcoolique à l'aide d'un réfractomètre.

De retour au chai, nous avons pris un échantillon dans la cuve de la vendange de la veille. Maintenant que le débourbage était bien entamé, nous pouvions mesurer la densité à l'aide du mustimètre. Encore ici, grâce à cette mesure et à la température du jus, Laëtitia pouvait mieux évaluer la teneur alcoolique. Nous profitâmes de l'occasion pour déguster le jus. Déjà à ce stade, il était possible de bien percevoir l'acidité, l'amertume et surtout les arômes primaires.

Sur l'heure du dîner, nous avons eu droit à une pause bien méritée. Tous se sont retrouvés pour manger ensemble un bon repas chaud offert par le vignoble. Vendangeurs, maître de chai et personnel de soutien discutaient ensemble avant de retourner travailler.

La Cépagienne au travail!
 
Alors que nous regagnions le chai, l'ambiance changea. La pluie s'amenait et nous devions faire vite afin que le jus ne soit pas trop dilué par l'eau. Je regagnai alors mon poste et accueilli les baies. Alors que le soleil revenait, nous fûmes momentanément interrompus par une cérémonie de mariage qui avait lieu au domaine près du chai. Laëtitia arrêta le pressoir et nous allâmes à la boutique du domaine pour nous offrir un verre.


Laëtitia Huet, maître de chai  et Édith mercier
 
La cérémonie se termina et tout de suite Laëtitia redémarra le pressoir afin d'extraire le maximum de jus. Lorsque toutes les bennes ont été reçues, les grappes égrappées, les baies foulées et pressées, je retournai avec Laëtitia à l'intérieur. Nous ajoutâmes un peu de SO2 afin d'éviter l'oxydation et fermâmes la cuve.

Au total, c'est près de 4700 kg de raisins qui ont été récoltés donnant ainsi pas moins de 35 hectolitres de jus.

Merci Laëtitia de m'avoir permis de vivre cette belle expérience unique et enrichissante. Mettre en pratique des notions apprises en classe ou dans les livres m'a permis de découvrir ton métier. Prochaine étape, la vinification.

Tu m'appelles quand tu veux!!



Edith Mercier
La Cépagienne
edithmercierqc@gmail.com


NOTE DE L'ÉDITEUR


Voici la variété de leurs produits:

RIVIÈRE DU CHÊNE



Maître de Chai d'un jour

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J'aime bien cette phrase de l'entreprise VSAQ (Vins sans Alcool du Québec): «Buvez raisonnablement, ou du Festillant, c'est plus sécuritaire que de reposer sur une civière!!!».

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