samedi 18 novembre 2017
Olivier de Maisonneuve

Olivier de Maisonneuve

Diplômé sommelier-conseil de l’Université du vin de Suze-La Rousse, en France, j’ai commencé mon apprentissage du monde vinicole en suivant les cours Les Connaisseurs de la SAQ. Aujourd’hui, j’en suis devenu un animateur! Chroniqueur vins et alcools dans diverses publications, dont le magazine Fugues, je parcoure la planète pour mettre images et visages sur ces produits qui me font vivre tant d’émotions.

lundi, 21 septembre 2015 19:31

Olivier le Sommelier, capsule No 8

Olivier le Sommelier étant en vacances, il s'est fait remplacer par une grenouille!

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samedi, 19 décembre 2015 23:37

Olivier le Sommelier, capsule No 9

Voici la capsule de Maitre Olivier sirène Le Sommelier; spécial la Guerre des Bulles. Plongez dans l'ivresse des bulles et arrosez-vous d'une pluie de tartelettes aux fruits pour Noël! Source: Jean-Fred Bédard via Facebook du 19-12-2015

Ca y est, en vous offrant mes meilleurs voeux pour ce temps des Fêtes, voici ma capsule #9! D'actualité et sulfureuse à la fois, j'espère qu'elle vous fera oublier grisaille et frénésie._Olivier le Sommelier

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mardi, 04 octobre 2016 07:07

Olivier Le Sommelier capsule #10

Voici ma 10e capsule! J'espère qu'elle vous divertira et vous instruira à la fois. :) Je la dédie à mon ami Somm'fou (David Pelletier), qui nous a quittés en fin de semaine et qui m'avait dit qu'il appréciait beaucoup mes folies. À la tienne, mon cher!

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dimanche, 20 juin 2010 10:24

Magnifique aventure en Afrique du Sud

Je profite de ce mondial de la FIFA, pour vous conter un peu le voyage vinicole que j’ai fait en avril dernier  sur les routes du vin d’Afrique du Sud. Le tout débute à Cape Town. Si la ville en elle-même est un peu hétéroclite au niveau architectural, son écrin est époustouflant. Les pieds plongeant dans l’océan et le dos appuyé à trois sommets de montagnes, elle offre vraiment un panorama inoubliable.

tlphrique table mountain

TÉLÉPHÉRIQUE TABLE MOUNTAIN

Elle permet aussi un premier contact avec la réalité de sa société, mélange d’exubérance et de misère qui nous rappelle un passé trouble encore tout récent. Un autre intérêt de la ville est sa scène gastronomique qui met de l’avant avec fierté les vins sud-africains, et ce dans des décors au design contemporain international mais avec une touche toute locale. J’ai particulièrement aimé Haiku, un resto asiatique, qui offre un menu dégustation mystère choisi par votre serveur, après quelques questions posées quant à vos goûts! Un autre coup de coeur fut le Savoy Cabbage, un ensemble parfait de superbe décor, de service attentionné, de vins judicieusement choisis par les patrons, et de cuisine savoureuse et fine. Je salive encore en pensant à la tartelette de champignons! Ils contribuent aussi au réseau StreetSmart, qui vient en aide aux enfants dans la rue, en ajoutant 5 rands (env. 60 cents) à votre addition. Un petit geste qui fait toute une différence.

Un de nos plaisirs coupables (qui est vite devenu un rituel), était de commencer le repas par un verre de vin mousseux. On les appelle Cap Classique. Il s’en fait pas mal et certains sont vraiment très agréables, comme ceux de Graham Beck et ceux de Villiera. Au prix où ils sont offerts, c’était bête de s’en passer; ça ajoutait à peu de frais un côté glamour. Pensez-y : des bulles à tous les jours pendant près de 3 semaines! Le seul problème, et on l’a retrouvé partout, c’est que les bulles ont de la difficulté à survivre suite à l’entretien des verres. Vous remarquerez aussi sans doute, la qualité souvent très moyenne des verres pour le vin peu importe le degré de raffinement du restaurant. On m’a laissé savoir que c’était surtout dû au coût de remplacement qui serait trop élevé. Comme le lavage de la vaisselle n’est pas un travail très bien rémunéré, les restaurateurs ne peuvent pas toujours exiger des soins particuliers pour les verres, et un grand nombre de pièces auraient tendance à disparaître comme par enchantement.

Deux autres particularités locales vous feront probablement sourciller : la température de service, et l’énormité des verres. Les blancs sont systématiquement très frais, et les rouges souvent trop chauds. De plus, ils sont souvent servis dans des quasis aquariums! On m’a expliqué que les portions que nous considérons normales, sont pour le consommateur local considérées pratiquement comme du vol. Il paie un
 certain prix et s’attend à avoir une portion jumbo en conséquence, sinon il se considère lésé. Un compromis acceptable a été trouvé dans certains endroits plus haut de gamme, ou plus réputés : On verse la quantité en deux fois. Ces détails ajoutent vraiment une dimension intéressante au dépaysement que vous ressentirez sûrement. Côté cuisine, un goût marqué pour le sel pourrait vous surprendre assez souvent! Et ce goût salé se retrouvera aussi parfois sur l’addition.
 
Un des avantages de Cape Town
est sa proximité des régions vinicoles. Déjà, à moins de vingt minutes, vous découvrirez un des plus vieux vignobles, berceau du quasi mythique vin doux: Constantia. Même la route pour s’y rendre est un ravissement, longeant falaises et océan. J’ai bien aimé l’architecture classique de Groot Constantia, le savoir faire d’Adam Mason (vinificateur) de Klein Constantia, et la production limitée mais combien savoureuse de même que la chaleureuse hospitalité de Gus Allen à Constantia Glen. La visite de ces trois maisons vous fera passer une très belle journée.

Partons maintenant sur l’A2, qui en moins de quarante cinq minutes, vous transportera jusqu’à Stellenbosch. Si les bidonvilles à la sortie de Cape Town causent un certain choc, la petite ville vous mettra vite du baume sur les yeux. Sa taille vous ramène à une dimension plus humaine, et son cœur historique, facilement parcourable à pied, ralentira votre rythme cardiaque. C’est une ville universitaire peuplée d’étudiants mais raffinée à la fois. Les rues sont bordées de vieux arbres et les maisons ont gardé leur charme hollandais d’antan. C’est une base idéale pour passer quelques jours si vous voulez faire le tour des vignobles, très nombreux aux alentours On y dort et on y mange fort bien aussi,notamment au Wijnhuis restaurant,avec sa magnifique vitrine des vins de la région.

Parmi les vignobles que vous pouvez visiter, et dont vous retrouverez certains vins au Québec, il y a Le Bonheur, qui date de 1790, où j’ai pu découvrir leur délicat mais savoureux rosé de pinot noir, leur Prima  à base surtout de merlot, et un beau cabernet sauvignon de 2006, très net au nez et pas confituré. Vous reconnaîtrez aussi les noms de Saxenburg, Meerlust,de Toren ,du très sympathique Emil den Dulk (avec les deux vins,Z et le délicieux Fusion V qui rappelle un bon Médoc), Rust en Vrede, au restaurant classique mais sympathique en même temps, Man Vintners et Stark Conde, aux syrahs vraiment dignes de mention,superbes au nez, et Spier qui offre en plus la visite d’un refuge d’oiseaux rapaces et de guépards,que vous pouvez approcher à très peu de frais. Si vous êtes serrés dans le temps, ne manquez pas cette visite!


gupardspier winery

SPIER


vue de stark cond

JONKERSHOEK VALLEY   STARK CONDE

Passons maintenant à une autre région, toute proche : Franschoek, où les exilés Huguenots se sont installés après la révocation de l’Édit de Nantes. On y trouve encore un tas de noms à consonance française, mais plus personne ne le parle Encore plus petite que Stellenbosch, mais bien entourée de vignobles réputés et dotée de nombreux établissements de grand luxe, elle saura conquérir les fins palais et ravager votre porte-monnaie, si vous n’y prenez garde! On la surnomme la capitale des gourmets de l’Afrique du Sud. Je peux vous recommander facilement La  Haute Cabrière, Reuben’s (la sommelière Suédoise est d’un service irréprochable), Klein Genot (avec un lounge cigare et whiskey assez décadent), Dieu Donné (vue spectaculaire, et micro brasserie au domaine) et la liste pourrait s’allonger facilement! Je mettrais toutefois un bémol sur un très populaire restaurant de fruits de mer : Bouillabaisse. Si les produits sont très frais, le service était tellement atroce que l’expérience en a été nettement surie. Quand on passe la moppe pleine d’eau de javel sous toutes les tables qui vous entourent pendant que vous finissez votre repas, et que le gérant se trompe sur votre facture et soupire quand vous lui montrez, ce n’est rien pour vous faire sentir appréciés…Heureusement, aujourd’hui, ce n’est plus qu’une anecdote de voyage. La visite des vignobles a rapidement remis un sourire sur nos visages.


Parmi ceux-ci, je me dois de mentionner Plaisir de merle, Rupert & Rothschild, La Motte, dont les propriétaires ont construit un mini village avec école pour leurs ouvriers et leur famille, Boschendal, (Qui existe depuis 1685!) où le domaine est aménagé de charmante manière, et où vous pouvez déguster les vins à l’ombre d’un immense chêne ou faire un pique-nique parmi les pins. J’ai été reçu aussi par  Marc Kent , le grand patron de Boekenhoutskloof, dont vous connaissez probablement le Porcupine Ridge,et le Wolf trap, de même que le Chocolate Block. Il nous a fait découvrir un magnifique cabernet sauvignon de 2007, mais qu’hélas nous n’avons pas ici.


J’ai aussi visité Haut Espoir, un projet de deux jeunes dans la vingtaine, passionnés par l’environnement naturel unique de leur domaine. L’un d’eux, Rob Armstrong , est un géant qui participait à une émission de télé-réalité qui faisait maigrir les compétiteurs par un entraînement de combat thaïlandais…si j’ai bien compris… Ils ont d’ailleurs nommé un de leurs vins Gentle Giant, un assemblage de neuf cépages! Ils sont très sérieux dans leur démarche, et dans l’élaboration de vins de grande qualité. Belle relève!

J’ai aussi visité l’un des domaines de Graham Beck, où j’ai eu la chance de rencontrer Pieter Ferreira, surnommé Mister Bubbles, leur spécialiste des vins mousseux qui m’a invité à aller le rencontrer à leur cave à Robertson. Je vous en parlerai plus loin. Graham Beck est un des acteurs majeurs du monde du vin en Afrique du Sud, mais on a peu de ses vins au Québec. Il y en a pourtant certains qui gagneraient à être découverts ici, notamment le Phaesant’s Run, un sauvignon blanc qui allait à merveille avec du poulet grillé, le Game Reserve, un chenin blanc issus de vignes de plus de 50 ans, qui semblait presque suave grâce à certains raisins botrytisés, et un Bowed Head, magnifiquement long et savoureux; un délice. Nous avons normalement au Québec leur syrah The Ridge. Succulente en bouche, charnue; au nez on dirait presque du porto. Le millésime 2005 n’est pas timide!

pres de franschoek
BOEKENHOUTSKLOOF


afrique du sud 2010 013

GRAHAM BECK À FRANSCHOEK

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À suivre...
!Les vins Philippe Dandurand inc. nous ont invités à rencontrer M. Francisco Baettig d'Errazuriz, lors de
dégustations privées afin de mieux connaître la gamme de produits de cette fameuse société chilienne. On peut voir d’emblée la passion de cette dernière et son dynamisme, juste dans la quantité de vins élaborés, et ce à plusieurs niveaux qualitatifs. De même, on peut constater facilement leur vocation d’ambassadeurs du vin chilien, puisqu’ils nous offrent la possibilité de goûter aux produits issus des différents cépages cultivés par la maison, à partir de prix très alléchants. Leur rapport qualité/prix n’est plus un secret pour personne au Québec. J’ai eu l’occasion de découvrir leurs vins haut de gamme,dont la qualité fut reconnue internationalement lors du Jugement de Berlin de 2004,alors qu’ils compétitionnaient contre des maisons de prestige de France (les châteaux Margaux,Lafite,Latour) et d’Italie (Sassicaia,Guado al Tasso,Tignanello,Solaia). Les deux premières places revinrent aux vins chiliens! 
 
Je ne pus m’empêcher de demander à M.Baettig la raison de ce désir de reconnaissance vis-à-vis de l’Europe en particulier...Il m’affirma que c’était une démarche tout à fait naturelle du fait que le Chili avait une relativement longue histoire de partenariat avec la France et l’Espagne entre autre, au niveau vinicole. Je me demandais quand même s’il n’était pas tout aussi logique,de par leur situation géographique,de se développer en collaboration avec la Californie,ou l’Australie,qui briguaient elles aussi, les honneurs et la reconnaissance internationale. Tout comme celle du Chili, leur ère moderne vinicole avait commencé plutôt récemment. Il faut aussi relever que l’un des vins primés étaient une collaboration avec Robert Mondavi.Mais d’après ce que je pus comprendre, même si M, Baettig et M.Eduardo Chadwick (le patron d’Errazuriz) se rendirent à plusieurs reprises dans ces puissances du Nouveau Monde afin d’en étudier le modèle,le choix du marché européen s’imposa rapidement,que ce soit au niveau commercial (la Grande-Bretagne étant leur plus gros marché) ou viticole,avec la culture très majoritaire des cépages français.

Un fait très intéressant m’a été raconté par mon hôte: Si la viticulture existe depuis le 16e siècle,il faut attendre le 19e siècle avant qu’un effort qualitatif soit entrepris. On est alors allé chercher des plants et de l’expertise en France, surtout à Bordeaux. Force est d’admettre toutefois que les vins produits alors étaient plus destinés à une élite. Le peuple malgré une forte consommation per capita,buvaient plutôt des vins issus surtout de pays Évidemment,la période sombre au 20e siècle entraîna une importante chute de la consommation.Encore aujourd’hui,le Chilien ne boit que peu de vin,on parle d’une moyenne annuelle de 17 litres par habitant,et il s’agit surtout de vins disons d’entrée de gamme.La quasi-totalité de la production de qualité est exportée.La consommation de Champagne y est presque nulle : c’est un luxe pratiquement inaccessible à la majorité des Chiliens.

Il s’avère aussi que le niveau de vie plutôt bas tend à favoriser l’industrie vinicole lui donnant accès à une main d’oeuvre bon marché qui,avouons-le lui permet d’être ainsi très compétitive au niveau international.Évidemment,cet atout serait sans conséquence si le Chili ne bénéficiait pas aussi d’un climat et de terres particulièrement propices à la viticulture.

Il y règne présentement une effervescence tangible, selon M. Baettig . Il y aurait une sérieuse collaboration entre les acteurs du monde du vin afin de trouver et définir les meilleurs emplacements pour chaque cépage, et des essais de culture des cépages à la mode,tel ceux de la vallée du Rhône et le pinot noir.,sans oublier la mise en valeur du carmenère dans des vins de qualité, en mono-cépage. Il remarque que les maisons et les producteurs collaborent étroitement ensemble plutôt que chacun de son côté et c’est ce qui permet ce grand dynamisme dans l’industrie. Il nous promet donc encore bien des années de découvertes et de plaisir grâce aux vins chiliens et en particulier ceux de la maison Errazuriz.

En entrée de gamme,on retrouve la série Estate,qui permet de boire en jeunesse des vins qui mettent en valeur les caractéristiques d’un cépage en particulier. En blanc, M.Baettig choisit le Fumé blanc,pour ses notes minérales qui nous rappellent le style des sauvignons blancs de la Loire. En rouge,il me proposa le Carmenere Estate pour ses arômes de fruits noirs et d’épices de même que sa rondeur en bouche.

Ensuite nous avons goûtés à la gamme Max Reserva, dont le Canada est un des principaux marchés. Les rouges se veulent l’expression de ce que la vallée de l’Aconcagua peut faire de mieux. Ils vieillissent tous en fûts de chêne, dans une proportion de fûts neufs allant de 30 à 50%., en moyenne pendant un an.

Finalement nous avons dégustés la série Icon, qui est le fleuron de la maison. On y retrouve la Shiraz, La Cumbre, qui a la particularité d’avoir une partie de ses moûts fermentés naturellement à partir de levures indigènes (en anglais : wild ferment), et de se voir ajouter 3% de petit verdot à l’assemblage pour en augmenter la complexité. Il en résulte un vin très aromatique et expressif.

Ensuite,il y a le Don Maximiliano Founder’s Reserve,un vin à majorité de cabernet sauvignon,additionné d’un peu de cabernet franc,de syrah et de petit verdot,qui passe 18 mois en fûts de chêne francais,neufs à 94%. Vous ne serez sûrement pas surpris si je vous dis que ça donne un vin boisé aux tannins bien fermes, aux arômes de cassis, d’épices et de chocolat. Le carafer lui permet de s’ouvrir davantage et le met en valeur dans son jeune âge

Finalement, j’ai pu découvrir le Vinedo Chadwick, dont le millésime 2000 avait remporté la 1ere place lors du Jugement de Berlin. Fait à 100% de cabernet sauvignon de la sous -région de Alto Maipo, considérée comme le meilleur terroir pour les rouges de style bordelais.Chaque parcelle du vignoble est vendangée séparément selon son degré précis de maturité, établi selon une technique particulière au domaine, impliquant des photos aériennes. Chaque lot est vinifié dans des barriques de chêne françaises neuves pendant 18 mois et ne sera assemblé qu’à l’embouteillage.Ca donne un vin complexe et fin à la fois, qui demande à être oublié en cave quelques années afin de révéler pleinement toute sa richesse.Robert Parker suggère de l’attendre jusqu’en 2020 au moins, voire 2040, mais M. Baettig nous assure, en souriant lorsque je le lui raconte, qu’il sera sûrement à son apogée d’ici 6 à 8 ans. Pendant ce temps, souvenez-vous:l’attente fait durer le plaisir!

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vendredi, 27 novembre 2009 13:02

Torbreck : Une rencontre chaleureuse

Réserve & Sélection nous a conviés, par un beau matin d’octobre, à venir découvrir
une maison Australienne bien particulière. Représentée par Andrew Tierney, son sympathique directeur à l’export, nous avons fait connaissance avec son histoire et ses vins.

L’aventure commence avec David Powell officiellement en 1994.Ce fils de comptable agréé fut initié par un oncle au monde du vin, alors qu’il faisait ses études en sciences

Économiques. Il réalisa rapidement sa préférence pour les vignes et profita de ses temps libres pour aller travailler dans les vignobles de la Barossa d’abord puis, en Californie et en Europe. De retour au pays, il était convaincu que le style des vins de la vallée du Rhône serait particulièrement bien adapté à son coin de pays, puisqu’on y retrouvait de très vieilles vignes de syrah, de grenache et de mourvèdre. Manquant de fonds initiaux, il proposa le concept du share farming à certains propriétaires dont le domaine était en mauvais état. Il s’agit de leur payer un pourcentage de la valeur des raisins en échange de l’administration indépendante du domaine.

En 1995, il produisit son premier vin, appelé Torbreck, du nom d’une forêt en Écosse ou il travailla comme bûcheron! On verra très rapidement l’influence de cette région sur Mr Powell à travers son choix de noms pour ses cuvées. Une touche fort originale. En moins de 10 ans, il s’est retrouvé à la tête d’une entreprise ayant son propre vignoble, faisant partie des premiers de la vallée et possédant une réserve naturelle! Le cellier y est ouvert au public. Depuis 2008, tout se fait à la propriété, même l’embouteillage. C’est un reflet du souci de son fondateur de pouvoir contrôler la haute qualité de ses produits sur toute la ligne.

Une autre particularité de la maison, c’est le fait qu’ils ne participent pas aux salons des vins. La promotion se fait directement par Mr Powell et Mr Tierney, qui se déplacent à travers le monde pour se faire connaître. Leurs produits étant le fruit d’une vision particulière et personnelle, ils considèrent que les salons ne les mettraient pas assez en valeur, et qu’il y est plus difficile d’en parler, noyés dans le flot des autres producteurs.

C’est donné une idée de la conviction et de la passion qui les habitent!Evidemment cette vision a un prix, qui se reflète sur celui de la bouteille. Mais quand vous travaillez avec des vignes qui atteignent 140 ans, il est certain que vous avez affaires à des vins d’artisan, et non à des produits de masse.

Donc, l’amateur qui cherche à découvrir un produit d’exception se doit le plaisir de s’offrir le luxe du fruit de ce travail. Même si, de par leurs cépages et leur élaboration, certains de ses vins se comparent aux plus belles appellations de la vallée du Rhône telles que Côte Rôtie et Châteauneuf du pape, ils n’en demeurent pas moins totalement originaux.

 

 

Et bien que fiers représentants de la virile vallée de Barossa, un mot peut décrire les vins de Torbreck : Finesse! Mentionnez le à ses ambassadeurs et vous retrouverez dans leurs yeux toute la chaleur de l’Australie;vous serez maintenant de la maison..

 Voici la liste des vins dégustés. Vous en aurez une description détaillée sur le site de Réserve & Sélection. 

1-Sémillon Woodcutter 2006 10662999
Au nez, des notes fumées, d’amandes et d’agrumes. En bouche, on retrouve les même flaveurs. Assez long et avec une bonne acidité, c’est un vin qui se boit avec plaisir seul ou en mangeant.

2-Cuvée Juvénile 2008
10662930
Créé à la suite d’un défi lancé par un ami propriétaire de bar à Paris, c’est un assemblage de cépages du Rhône qui étrangement, au goût, fait penser à un cru du Beaujolais. Peu tannique et bien fruité, il est assez persistant.

3-The Steading 2006 10662921
Un des préférés de Mr Powell,c’est un vin non filtré élevé 2 ans en barrique de chêne française, dont 20% neuve. Au nez :framboises et herbes de provence.En bouche, cerises et boisé, mais sans excès. Les tannins sont souples.

4-The Struie 2005 10662972
Un vin de 100% shiraz,vieilli 18 mois en barrique française. Les raisins proviennent en partie de vignes de 40 ans de l’Éden Valley,et de vignes de 80 ans de la Barossa, ce qui permet de créer un vin à la fois intense, riche mais avec une bonne fraîcheur. En bouche, framboise et crème de cassis, une certaine minéralité. Moyennement long.

5-The Pict 2006 11062784
Ma révélation.100% mourvèdre, dans le style de Bandol. C’est un single vineyard.Passe 2 ans en barrique française neuve! Bouche intense et surprenante de goudron et de viande fumée, avec une bonne acidité. A faire vieillir, ou à carafe longuement. Masculin. Wow.

6-Descendant 2006 11062928
Un autre single vineyard,planté à partir de boutures de Run Rig.Il est fait de 92% shiraz,et 8% viognier,éleveé 18 mois en barriques de 2 ans de Run Rig.Nez intense
de syrah. En bouche, fuité (mûres) et assez astringent, mais les tannins sont souples.

7-The Factor 2006 11062995
Une shiraz typique de la Barossa.Masculine et un peu austère en jeunesse. Plus tannique et plus dense que les autres goutées. Assez longue finale, avec une amertume de café.

8-Run Rig 2005 11062952
Fait de 97% shiraz et 3% Viognier venant de vignes vieilles de 120 à 140 ans, donc pré phylloxera! Au nez on ne peut s’empêcher de penser au Rhône du nord. C’est magnifique. Élevé 30 mois en barrique. Non filtré. C’est long, charnu et très savoureux. A reçu 98 pts de Robert Parker.

9- Les Amis 2006 11062768
100% grenache. Issu de vieilles vignes de 1901,plein sud.18 mois en barrique française neuve. C’est un vin qui demeure malgré tout d’une grande élégance, et d’une certaine délicatesse. Un petit peu chaleureux pour le moment, mais doté d’une bonne acidité, il devrait pouvoir vieillir une bonne dizaine d’année. Ses tannins bien présents sont déjà très soyeux. C’est cher mais, d’une production limitée, ca devient un joyau de la maison Torbreck.Beau cadeau à faire.


10-The Bothie 2008 10927521
Voici un vin doux, de muscat de Frontignac,dont la fermentation a été arrêtée par du brandy. Au nez, notes assez subtiles de mousse à la lime et florales. Une bouche plus intense de pâtisserie citronnée, pas très longue, avec une finale en douceur, puis un sursaut d’acidité. Avec nos vins et cidres de glace, et nos vendanges tardives de qualité, nous ne sommes probablement pas son meilleur marché, mais ça s’offre bien , pour être original.


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lundi, 08 novembre 2010 23:15

Dîner avec la maison Poderi Aldo Conterno


Dans le cadre très prestigieux de Montréal Passion Vin qui, cette année, visait à amasser des fonds pour le centre de médecine regénérative qui placerait l’hopital Maisonneuve-Rosemont à l’avant-garde du monde médical, nous avons été invités par madame Claudette Dumas Bergen à venir déguster un repas conçu par le triumvirat de chefs du Latini, accompagnant des vins de la maison Aldo Conterno.

Le vin fait partie de la famille Conterno depuis le 19e siècle. De père en fils, s’est transmis un savoir et un désir de mise en valeur du terroir, ainsi qu’un souci de communication avec la clientèle.

Aldo Conterno a lancé sa propre entreprise en 1969, après avoir passé quelque temps en Californie, où il a  tenté sa chance dans le domaine viticole avec un de ses oncles, puis quelques années à la tête de l’entreprise familiale au côté de son frère. Il a fondé Poderi Aldo Conterno à Monforte d’Alba, dans le cœur du Barolo, dans le Piémont. On y travaille trois crus, vitrines du terroir de ces collines des Langhe : Romirasco (exploité en monopole), Cicala et Colonnello. Le domaine de 25 hectares est principalement orienté sud, sud-est sur un sol de sable et de marnes calcaire. L’encépagement est de nebbiolo, qui est récolté manuellement.
 
Les vins, que j’ai eu le plaisir de découvrir, nous étaient présentés par M. Franco Conterno( un des trois fils d’Aldo Conterno), qui est aussi un des co-propriétaires actuels. Une des choses intéressantes dont il nous a parlé, c’est la similitude avec la Bourgogne dans le fait que les crus sont divisés en toutes petites parcelles appartenant à plusieurs propriétaires  Il nous confia que le millésime 2006 qu’il nous proposait, avait donné des vins de facture très classique, dont les meilleurs avaient un potentiel de garde de plus de 25 ans!

Voilà donc pour la petite histoire. Il était temps de se mettre à table et de passer aux choses sérieuses, c'est-à-dire : boire et manger. Étant allergique, je ne pourrai rien vous dire sur le petit morceau de morue charbonnière qui nous a été servi. Par contre, je n’allais pas me priver de tremper mes lèvres dans un verre de Bussiador, seul vin blanc de leur portfolio. Elaboré à 100% de chardonnay, il est élevé quelques mois en barrique de chêne neuve.Ca paraît. On retrouve assurément des arômes de vanille et de noix de coco, mais aussi de pomme et de fruits tropicaux, de miel, assez typiques du cépage lorsque le vin est de style boisé. On y retrouve aussi une certaine minéralité, sûrement un reflet du sol. Je l’ai trouvé relativement léger et fin en bouche. On lui donne un bon potentiel de garde.

Ensuite, on nous a servi un risotto aux truffes blanches d’Alba, servi avec tout le décorum classique, c'est-à-dire avec des serveurs gantés de blanc, qui râpaient la truffe sur le risotto directement dans notre assiette. De quoi nous faire sentir comme des invités de marque. Merci à la brigade pour ce geste fort apprécié. On nous a servi pour accompagner le plat, le Il Favot, du nom du premier domaine acheté par Aldo Conterno.
Il s’agit en fait d’un vin issu de vignes de moins de 20 ans. Il passe 18 mois en barrique neuve! Ça donne un vin pas mal aromatique et charmeur, plutôt fruité à l’attaque.
Peut-être un peu d’un bloc, je l’aurais volontiers carafé car il me semblait un peu discret en bouche par rapport au nez. Il accompagnait vraiment bien la truffe.

Ensuite on nous a offert deux autres vins pour accompagner le plat principal : le Barolo, classique, selon M. Franco, et le cru Romirasco.
Le premier m’a semblé lui aussi un brin fermé à prime abord, et aurait gagné à être carafé. Il s’ouvre peu à peu, finement, avec des notes de noisette, de bleuet et de rhubarbe ainsi que de cèdre. Ici, le raisin issu de vignes de plus de 20 ans, est macéré 2 semaines, puis le vin est d’abord élevé en cuves d’inox pendant 4 ou 5 mois,avant d’être mis en tonneau de chêne de Slavonie (en Croatie) pour environ 26 mois! Oui, c’est un vin boisé et passablement tannique, mais non sans élégance. Encore une fois, peut-être parce qu’il était fraîchement sorti de la bouteille, il me semblait un peu austère. Rien à voir avec le Romirasco, qui lui, dès que mon nez s’est plongé dans mon verre, sut me faire frissonner de plaisir. Lui aussi a passé quelques mois en cuves d’inox avant de s’installer près de 30 moins dans ces tonneaux de chêne de Slavonie. Les vignes de Romirasco ont plus de 50 ans. C’est vraiment un vin très aromatique, aux charmantes notes de cerises noires, de réglisse, et de torréfaction. C’est indiscutablement un vin boisé, mais vraiment fin et accrocheur, ample et long en bouche. On n’en produit qu’environ 4000 bouteilles.

On nous a servi ces deux vins avec de la joue de veau, accompagnée de fenouil au gratin de parmesan et j’espère qu’on me pardonnera cette opinion de néophyte, mais je n’ai pas trouvé que l’accord était évident. Avec le Barolo, le fenouil semblait faire sortir un côté un peu rustique au vin, et le Romirasco volait effrontément la vedette à côté de la délicate chair du plat, quoique ça se tenait quand même au niveau des textures. Mais, ce n’est que mon goût après tout.

C’est avec des mignardises et un café que, repu et enchanté, j’ai terminé ma première rencontre avec cette maison riche d’héritage mais bien orientée vers l’avenir.

Bussiador. 11008585    $44.75
Il favot:  pas trouvé
Barolo: 11061669     $89.00
Romirasco: 11064552    $161.00


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vendredi, 26 novembre 2010 16:38

Un beau midi avec Yellow Tail

Le 1er novembre dernier, un beau lundi de novembre, j’ai eu le plaisir de participer à une rencontre avec Mr John Casella, PDG de Casella Wines et célèbre animateur Nick Hamilton, organisée par Martine Geoffrion de la firme DDMG. Mr Casella venait nous présenter la gamme Reserve de la marque Australienne Yellow Tail. Des vins qui se veulent plus fins et plus appropriés pour les occasions spéciales. Au prix de $16.80, ils se déclinent en 3 cépages : chardonnay, cabernet sauvignon et shiraz.

J’ai été agréablement accueilli au restaurant Vauvert de l’hôtel St-Paul avec un verre de sauvignon blanc, au nez charmeur et très sur le fruit. D’une belle fraîcheur, il me ramenait d’un coup sur une terrasse, caressé par un chaud soleil estival. Ça commençait bien.

Peu après, j’ai rencontré Mr Casella, un homme sympathique et heureux de rencontrer les journalistes et chroniqueur(e)s venu(e)s découvrir ses vins en première canadienne. Puis, Nick Hamilton nous fit un petit exposé avant de laisser la parole à notre hôte. Vous serez peut être surpris d’apprendre que malgré sa taille et son succès commercial, Yellow Tail est toujours une entreprise familiale. Il nous a aussi révélé que grâce à ses liens tissés depuis plus de 40 ans avec les producteurs de raisins, il a accès à des fruits de qualité supérieure à bon prix, ce qui permet de donner ce style fruité et généreux, qui fait la réputation de Yellow Tail. 

Pour nous convaincre de la qualité de sa gamme Reserve, il nous a proposé une dégustation à l’aveugle de trois vins réputés, et on devait dire par la suite lequel on préférait, Il faisait le pari que ses vins ressortiraient en tête de façon majoritaire. 

On nous a d’abord servi 3 chardonnays. Il y en avait deux au nez assez beurré et boisé qui me mirent sur la piste du nouveau monde, et un autre plus discret mais plus végétal aussi. Les votes se départagèrent entre les deux premiers. Il s’agissait de deux australiens : Le Marchand-Burch 2008, (que j’ai préféré) et le Yellow Tail Reserve 2009.  Le dernier était un Chablis Fourchaumes 2008, du château de Maligny. Considérant la différance de prix, (on parle de $16.80 versus $55.00 et 35.00) le Yellow Tail, bien que plus simple, tenait bien la route.

Le second volet nous proposait des shiraz. La première était assez aromatique mais avec une certaine retenue, la seconde nous révélait ses origines avec son fruité et sa note d’eucalyptus, et la dernière était plutôt confiture de fruits. Encore une fois, les votes se partagèrent surtout entre ces deux choix. Nous n’étions que trois à avoir préféré le 1er vin, qui s’avéra être une Côte Rôtie 2004 de Guigal! Donc, une fois de plus, le Yellow Tail tenait tête à un autre australien, soit The dead Arm 2006 de la maison D’Arenberg, qui se détaille à près de $50.00.

Finalement, nous avons répété l’exercice avec les cabernet sauvignons. Le premier vin offrait un nez assez typé de cassis et d’épices, confituré mais sans excès. Le second était bien moins attirant, un peu fermé; le 3e lui, était aussi pas mal typé, avec un nez de tabac blond et de caramel. Entre le premier et le troisième, mon cœur hésitait. Grâce à un corps un peu plus rond et sa structure, j’ai choisi le premier, qui se révéla être le T. Highland, de Penfolds. Mon 2e choix était le Yellow Tail 2009. L’intrus était un Domaine de l’Ile Margaux 2006. De la gamme Reserve, c’est le cabernet sauvignon qui m’a le plus enthousiasmé. J’ai noté que pour mes collègues, la shiraz lui faisait concurrence.

Notre rencontre s’est conclue par un délicieux repas, où nous avons pu mettre en valeur les vins de Yellow Tail, que nous venions de découvrir. Je tiens à remercier notre hôte Mr Casella, Nick Hamilton et l’équipe de l’agence DDMG, pour cette très agréable et intéressante expérience.

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lundi, 07 février 2011 20:09

Malbec : à pile ou face

C’est drôle mais si vous demandez autours de vous à quoi les gens pensent quand on dit malbec, la plupart vont répondre : à l’Argentine. J’avoue humblement que c’était mon cas. Peut-être est ce à cause de l’effet qu’a produit sur moi un voyage à Mendoza. L’énergie un peu bohême de cette ville d’étudiants aux rues bordées de canaux d’irrigation, la vue des Andes aux sommets enneigés, et l’exubérance latine du cépage dans ces vins dégustés avec les fameuses grillades, ont laissé une empreinte sur ma mémoire, qui allume mes yeux quand j’en parle..

Et pourtant, mon premier coup de cœur  avec ce cépage survint sur sa terre d’origine : en France, dans la vallée du Lot. Découvrir ce département, au fil de sa nature, de sa gastronomie et de ses villes et villages, c’est se retrouver soudain au moyen-âge, au détour d’une courbe de route. Ce sont les villages perchés de Rocamadour ou de St-Cirq-Lapopie, ou le mystère des grottes préhistoriques comme Pech-Merle. Et Cahors avec son pont Valentré et sa légende sulfureuse…Que d’images qui m’ont séduit et marqué!

C’est dans ce paysage remontant à la nuit des temps que ce cépage a connu la gloire. Le vin noir aux parfums de fruits sombres, de réglisse et de truffe fut un des vins les plus recherchés de France jusqu’à ce que l’infâme phylloxéra ne vienne l’occire. C’est dans son ancienne rivale de Bordeaux, qu’on retrouva un plant de malbec, qui est à l’origine de la renaissance du vignoble, à la fin des années 40! Cahors aura son AOC en 1971.

Les vins Philippe Dandurand m’ont invité à rencontrer M. Domingo Esteban, le directeur commercial de la maison Georges Vigouroux, ce pionnier de la nouvelle notoriété du vignoble. Pendant deux ans, il fera renaître le château de Haute-Serre, qui avait sombré dans l’oubli depuis 1880. A l’époque c’était un fleuron du terroir! Il fallut enlever chaque pierre, et replanter le malbec sur 60 hectares, sur un plateau à 300 mètres d’altitude. Aujourd’hui, c’est aussi un haut lieu gastronomique, où vous pourrez vous régaler des autres merveilles de la région que sont les truffes et le safran, préparées par le chef Thierry Pszonka, qui a passé 14 ans en Argentine!

 Puis en 1983, la piqûre reprend M. Vigouroux, et il rachète le château de Mercues, l’ancienne demeure des comtes-éveques de Cahors, devenue un Relais et Châteaux dans les années 50. Sous le jardin à la française, il fait construire un chai techniquement moderne mais aux allures de cathédrale romane! 

Depuis 1988, c’est son fils Bertrand-Gabriel, œnologue et gestionnaire de formation, qui poursuit l’œuvre de son père en tant que leader de la promotion du malbec et de l’agro-tourisme du Sud-Ouest. C’est aussi dans cette optique qu’il reprend le château Tournelles, en 1994, dans l’appellation Buzet  et qu’il conçoit Antisto Buzet, un assemblage de cabernet sauvignon et de malbec, Il y a aussi un Antisto Cahors,et un Antisto Mendoza, à 100% malbec. Le Buzet 2008 donne un joli vin bien fruité et peu boisé, mais avec une petite note toastée à l’aération.
(SAQ : 11315690)


J’ai aussi eu l’occasion de déguster :

 -le Domaine de Poujo 2008, un madiran 100% tannat, très souple, plutôt aromatique et aux tannins veloutés.   (SAQ : 00962621)

-le Château Haute-Serre 2005, aussi très souple, fin, avec un beau nez typique de malbec. En bouche, un brin de réglisse et des fruits noirs mûrs. Un accent de vanille mais tout en élégance. Élevé 18 mois en barriques neuves, son boisé est très bien intégré.                (SAQ : 00947184)

-le Château Mercues 2006, également élégant, était d’un soyeux, presque moelleux ! Élevé 12 mois en fût de chêne dans le chai sous le château. C’est un beau vin ne manquant pas de structure.               (SAQ : 00972471)

Élégance et finesse, telles sont les qualités qui se retrouvent tant chez l’homme aux rênes de la maison que dans ses vins, de conclure M. Esteban Quant à moi, pour le malbec, côté Argentine ou côté Cahors, ne seraient ils pas finalement les deux visages d’une même pièce d’or?


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Une chose est certaine :d’emblée les vins de l’état de Washington ont beaucoup plus de couleurs et de caractère que les personnages de Twilight! Au contraire de ce qu’on pourrait croire après avoir lu les romans ou vu les films, les raisins peuvent se gorger de soleil et de chaleur dans cet état aux paysages magnifiques.Si la côte est en effet très verte et humide, dès qu’on traverse les montagnes, on arrive sur le côté est dans un univers de vallons érodés par le vent et de rivière. Et un univers aux échos d’un passé francophone! Gamache, Delille, Boudreaux, l’École no 41, Pirouette, Jolie Bouche nous surprennent dans ce coin aux confins de l’Amérique, vestiges de l’établissement d’employés de la Baie d’Hudson et d’expatriés Acadiens.

washington state 008

Et les vins dans tout ça? Une chose est frappante en rencontrant les acteurs sur le terrain :
ils sont le fruit de gens passionnés, animés par un désir d’exprimer leurs personnalités et leur vision de ce que le terroir peut révéler.Ils adorent expérimenter et se remettent sans cesse, millésime après millésime, en question, cherchant le mariage du cépage et de LA parcelle.Des plus gros joueurs comme château Ste-Michelle ou Columbia Winery, au plus petit comme Hestia, ou aux plus expérimentaux comme K Vintners ou Cayuse, chacun a la conviction de la typicité et de la qualité du vin de Washington, et désire vous le démontrer.

Pour ma part, je suis bien en peine de vous en dresser un portrait adéquat. Comment résumer ou définir le travail de plus de 650 wineries, dans la seconde zone viticole des Etats-Unis? C’est d’autant plus difficile qu’on peut difficilement associer un cépage phare à la région; selon l’AVA, on y cultive plus de 21 cépages!

Les principaux  sont le chardonnay et le riesling en blanc, et le cabernet sauvignon, le merlot et le syrah en rouge.Le cabernet franc et le malbec tirent très bien leur épingle du jeu, et le viognier est l’objet d’un grand engouement.

Si certains vins visent une clientèle friande de haut de gamme, comme c’est le cas de ceux de DeLille, (qui va jusqu’à choisir les chênes en France qui serviront à faire les tonneaux) ou de Hedges (avec son château sur la Red mountain), et compétitionnent la tête haute avec les grands de Californie, d’autres savent proposer des petits vins fort sympathiques.

C’est le cas entre autre du charmant et débrouillard Shannon Jones, chez Hestia, de Snoqualmie, et de Desert Wind, qui offrent aussi des chambres follement romantiques sur leur site.Et on ne peut passer sous silence les vins aux noms et au design si originaux du coloré Charles Smith, à Walla Walla : Kung fu Girl, Old bones, et El Jefe. Bref, je vous incite à découvrir des vins souvent chaleureux et épicés, parfois frais et suaves, fruités et
empreints de personnalité.

Si vous êtes amateurs de routes des vins,et que avez envie de sortir un peu des sentiers battus,je ne peux que vous recommander très chaudement la découverte de l’état de Washington.Non seulement vous serez surpris par la gastronomie, et par la variété des vins proposés,mais vous serez agréablement exposés à l’effervescence et à la vitalité des gens qui les produisent.Je vous invite donc à découvrir ces vins au carrefour de la vieille Europe avec ses cépages nobles,et de l’Amérique,avec ses techniques de pointe et ses vignes franc de pied. Chaleur, beauté et plaisirs hédonistes : n’est ce pas une recette gagnante?

vue de pacific rim
vue de Pacific Rim
 

Ce circuit découverte était une invitation de la Washington State Wine Experience, de Madame Claudette Dumas-Bergen, et a été rendu mémorable par la participation de mes compagnons de voyage : Nadia Fournier, Marie-Claude Lortie, Samuel Chevalier-Savaria et Monsieur Jacques Orhon, de même que par la dextérité dans les virages en U de Ms Lily Huynh.


Nous avons été formidablement accueillis par:

 
1-Andrew Will Winery
2-Boudreaux Cellars
3-Taste Washington
4-DeLille Cellars
5-Chateau Ste-Michelle
6-Columbia Winery
7-Efeste
8-Januik et Novelty Hill Wineries
9-Hestia Cellars
10-Pacific Rim Winemakers
11-Desert Wind Winery
12-Hedges family Estate
13-Gamache Vintners
14-Milbrandt Vineyards
15-Cougar Crest Winery
16-Long Shadows Vintners
17-K Vintners and Charles Smith Wines
18-Waterbrook Winery
19-Woodward Canyon
20-L’Ecole no 41
21-Pepper bridge Winery
22-Cayuse Vineyards
23-Northstar Winery
24-Badger Mountain, Powers Wineries et Gordon Brothers Family Vineyards

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