mardi 27 juin 2017
Rupture d'inventaire sur certains produits à la SAQ pour les licenciés Photo: La Presse du samedi 17 juin 2017

Rupture d'inventaire sur certains produits à la SAQ pour les licenciés

Les mots tant redoutés des commerciaux, quel que soit le domaine de représentation, est : «back order» (en rupture d'inventaire).

Nous l'avons tous subi à un moment ou l'autre, au moment même où le produit était lancé officiellement, après avoir planifié, organisé, démarché, sensibilisé les clients, fait déguster aux médias et imprimé les documents, que la douche froide est assurée pour toutes les parties, par l'incapacité de livrer, ou que le produit ne soit pas arrivé à temps, ou pour d'autres raisons (grève, conflit, etc.).

Le journal La Presse du samedi 17 juin 2017, titre: Des restaurants craignent le pire: manquer de vin ce week-end

C'est ce que subissent en ce moment les licenciés du Québec avec la SAQ, dans la période la plus achalandée de l'année, soit la saison estivale.

Pour ma part, dans mon ancienne vie d'agent promotionnel, je l'avais subi à l'époque de la marque si populaire, Côtes du Rhône, avec le rosé qui était libéré des entrepôts à l'automne. Inutile de vous donner les détails des frustrations, autant chez les commerciaux, le producteur, les clients, et même les employés du monopole, qui eux aussi subissent le processus des protocoles mis en place.

De là l'importance d'archiver chaque mouvement des produits, afin de pouvoir se justifier en temps et lieu, dans le manque des ventes au moment propice, autant pour les entreprises que les représentant(e)s, autant pour les gestionnaires de vente au détail.

C'est une des pires catastrophes, à part le feu et l'inondation d'une entreprise, qu'un dirigeant redoute, soit l'incapacité de produire les biens que les clients attendent et cherchent à se procurer.

Le grand public n'y voit que du feu, car il trouvera toujours d'autres produits de remplacement, MAIS de l'autre côté de la clôture, cela est une tragédie financière et très stressante, car les commerciaux sont toujours jugés sur leurs performances. Quand tout tourne rond, les gestionnaires vont attribuer ces excellents résultats à l'économie, à la qualité du produit, à l'excellence du département de marketing, aux bonnes relations entretenues avec les fournisseurs, MAIS quand les ventes ne sont pas au rendez-vous, selon vous, qui va-t-on blamer?

Il suffit que dans le maillon de la chaîne de la traçabilité l'une des mailles n'assure pas ce qui est demandé, et le tout s'écroule.

Nous sommes tous tributaires les uns des autres.

Samy Rabbat

À propos de l' auteur

Je suis un «réseauteur dans l’âme» et je suis en charge du développement des affaires dans les réseaux de l'agroalimentaire, des alcools et de l'hospitalité (HRI-HORECA). Mes objectifs sont de vivre en très bonne santé financière, en équilibre et en harmonie.