jeudi 23 novembre 2017
Apport des communautés religieuses – volet 2 : les religieux Les cours de la Trappe d’Oka, Institut d’agriculture d’Oka, 1921. (Image reproduite à partir du livre «Oka, ouvriers de la parole, 1881-1981 abbaye Notre-Dame-du-Lac, avec l’autorisation des Moines Trappiste du Val-Notre-Dame de Saint-Jean-de-Matha)

Apport des communautés religieuses – volet 2 : les religieux

Au 19e siècle, c’est grâce aux communautés religieuses masculines que l’on voit s’ouvrir les écoles d'agriculture pour les garçons dans le milieu francophone. Sainte-Anne-de-la-Pocatière (1859), Oka (1893) et Saint-Hyacinthe (1898) se sont alors démarqués comme les grands pôles de la formation agricole au Québec. Les formations universitaires francophones d’agronomes et de vétérinaire, que nous connaissons aujourd’hui, découlent de ces institutions.

Suite à la réforme de l’éducation, à la fin des années 1960, tous les centres de formation deviendront laïcs et les religieux, désireux de poursuivre leur travail, seront intégrés aux équipes d’enseignants. En héritage, ils nous ont légué des traditions dans la culture des potagers et des arbres fruitiers. Leur influence est réelle dans l’enseignement agricole, maraîcher et horticole. Ils ont contribué à notre patrimoine agricole, alimentaire et culturel, ce qui permet, de nos jours, d’avoir une diversité des saveurs qui qualifie les territoires et caractérise notre gastronomie. On n’a qu’à penser au cidre de pommes, au fromage Oka ou aux bleuets enrobés de chocolat.

Du côté anglophone, Sir William Macdonald et James W. Robertson fondent en 1890 le Campus Macdonald de l’Université McGill, à Sainte-Anne-de-Bellevue, dédié à la formation agricole universitaire.

Trappe d’Oka

Les trappistes se retirent de l'enseignement agricole en 1962, suite à l'expiration d'une entente de 1930 qu’ils avaient conclue avec le gouvernement provincial selon laquelle ils s'engeaient à dispenser un enseignement universitaire en agriculture pour les trente prochaines années en échange d'une subvention de 300 000$. Les activités de l'Institut sont alors transférées à la faculté d'agronomie de l'Université Laval. En 1974, les moines d'Oka vendent la fromagerie et la coopérative Agropur l’acquiert un peu plus tard. Au tournant des années 2000, la communauté comptant à peine une trentaine de moines songe à se relocaliser et choisie de s’installer dans la région de Lanaudière, au pied de la Montagne coupée. Le monastère, construit en 2009, prendra le nom d’Abbaye Val Notre-Dame.

NOTES

Les chroniques sont tirées de notre trilogie «Culture & Patrimoine»

Dans nos écrits, nous choisissons la nomenclature des régions touristiques pour l’identification des régions car c’est la plus usuelle pour le public en général.
Trilogie de la Collection «Culture & Patrimoine» aux Éditions GID
«Femmes engagées à nourrir le Québec», 2012
«Histoires de gourmands / Culture culinaire. 2014
«Histoires de gourmands / Des produits et des hommes» (Titre provisoire) parution printemps 2017

Nous sommes fiers de contribuer à préserver et à faire rayonner
notre patrimoine agricole, alimentaire et culinaire et ses artisans!

Rose-Hélène Coulombe
Experte-conseil en agroalimentaire et en tourisme gourmand et co-auteure de la trilogie

Michel Jutras
Expert-conseil en gestion culturelle et touristique et co-auteur de la trilogie

À propos de l' auteur

Nous sommes deux experts contribuant à l’essor et au rayonnement des industries agricole, alimentaire, culturelle et touristique. Une approche d’accompagnement basée sur le jumelage d’expertises. Rose-Hélène Coulombe et Michel Jutras signent des chroniques dans les médias écrits. Ils partagent leurs savoirs et de leurs contacts auprès de jeunes professionnels qui bâtissent leurs carrières. Membres de jurys pour divers concours.Lire la suite...