lundi 18 juin 2018
Chroniques de Patrick Coulibeuf
Patrick Coulibeuf

Patrick Coulibeuf

Après avoir terminé sa scolarité en Charente, plus précisément à JARNAC, au Royaume du Cognac (avec François MITTERAND comme voisin), il débute à Paris des études dentaires tout en assumant durant les vacances scolaires des activités de guide accompagnateur international qui lui ont donné la chance de parcourir le monde. Lire la suite...

mercredi, 07 mai 2014 16:45

Nostalgie vinicole de Patrick Coulibeuf

La bouteille "Quille" a fait son apparition à la maison des vins en juin 1982 (Marcel Harvey, directeur) car à l'époque j'avais fait faire la découverte disons "populaire" d'un cru du beaujolais (12 000 c/s ventes 1ére année), sous le nom de "VINOBLE international ltée, agence dont j'étais le fondateur" avec le Brouilly de Jean Paul SELLES vendu 7,65$.


J'ai eu ouïe dire de l'arrivée de cette bouteille (comme par hasard de Brouilly) au restaurant chez VARAUD au 1er étage du passage EATON à l'époque. René Varaud s'est empressé toujours à l'époque de me la servir elle coûtait alors 16,95 $ ce qui faisait la quille dispendieuse ! Il est vrai que la devise du restaurant ecrite sur le menu était : BON MAIS CHER.

Pour la petite histoire et éventuellement la postérité, VINOBLE INTERNATIONAL LTEE (créée en octobre 1980) a été une pionnière pour faire découvrir aux amateurs Québécois des dizaines de vins inconnus de la S.A.Q. dans les 1ères années 80 et notamment l'Ermitage La Chapelle de Jaboulet aîné, la blanquette de Limoux Sieur d'Arques, le château Clarke d'Edmond de Rothschild, Château d'Angludet, ch.Camensac et ch.Palmer de Peter Sichel, le Château des Jacques en Moulin à vent, Lirac, côtes de Provence blanc, Montrachet, Chablis 1er cru, Bourgueil, Ruchottes Chambertin, Doisy-Daëne, Quarts de chaume, Pouilly Fuissé etc,etc.

Que de voyages de prospection j'ai pu faire pour trouver des petits trésors qui sont aujourd'hui des vins courants à la SAQ.Que de beaux vins encore présents dans ma mémoire et parfois dégustés avec Feu Gérard Delage.

Amicalement


Patrick COULIBEUF
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Expert en vin 
Missions commerciales - France & Export
Membre de la compagnie des Courtiers Jurés-Experts de Paris
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Voici une annonce officielle de notre chroniqueur et ami Franco-Québécois basé en Europe

"Mon nouveau job aujourd'hui est réellement "chasseurs de grandes bouteilles, de vins et de millésimes mythiques".  Je tiens à ce que l'infolettre de Samy Rabbat ait la primeur de diffusion d'une décision prise le 1er janvier 2014 après un essai de quelques mois couronnés de succès.
En effet, Mon nouveau job aujourd'hui est réellement "chasseurs de bouteilles de vins et alcools Mythiques de millésimes ou formats rares", au même titre qu'il y a des chasseurs de têtes.

patrick niveau des bouteilles


Pour ce faire, voici  à titre d'exemple une photo de niveaux de bouteilles, superposable au graphique type des niveaux exprimés dans toutes les ventes aux enchères. Cette comparaison intéressante pour permettre de découvrir une petite partie de mon travail qui est d'évaluer la conservation des bouteilles en fonction de leur exposition à la chaleur, la sécheresse, à l'humidité, la lumière, le froid ou aux sauts de température et et et, montrer la capacité d'un grand vin d'un grand millésime d'être capable d'encaisser les aléas de sa vie en bouteille dans des caves pas toujours adaptées ou encore les tribulations de transports divers.

patrick meurseault

A noter que ce "Meursault 1982" de Coche dury, justifie pleinement en plus de son excellence gustative son prix atteignant 2500 $ la bouteille ont été pris en photo le 17 juillet 2011 soit 29 ans après sa vinification.
*Photo agrandie du graphique jointe en superposition à la photo des bouteilles précitées
La réponse est édifiante si on considère que ces bouteilles ont été entreposées dans une même cave à Paris dans deux cartons de 6 bouteilles disposés en cave, un par terre et l'autre en hauteur.

patrick romanie  



Patrick COULIBEUF
Expert & Chasseur de vins 
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Le Canton du Tessin

Au sud des Alpes, le Tessin est quatrième producteur de vins Suisses avec ses 176 communes sur 247 productrices de 86 % en merlot.

Le Tessin se fait connaître comme seconde patrie du merlot. Ce canton se distingue par ses parchets (parcelles en terrasses) avec un climat Méditerranéen dans deux régions distinctes : Le SOPRACENERI au nord et le SOTTOCENERI au sud.

  • Le climat : Accumulation de 2100 heures de soleil par an avec une pluviométrie abondante et violente au printemps mais de courte durée.
  • Les sols dominants : Sol granitique du SOPRACENERI  (le monte CENERI divise le Tessin) avec le sol calcaire et argileux du SOTTOCENERI au sud.
  • Cépages blancs : 7% de la production en Chardonnay, Chasselas et assemblage de Sauvignon/Sémillon.
  • Cépages rouges principaux : Merlot, Bondola 2%, pinot noir 2 %, Cabernet sauvignon, Cabernet,  Cabernet franc 2% et quelques cépages américains et hybrides.
  • AOC : TICINO D.O.C vins en mono-cépage et assemblages.


Particularités du Tessin : C’est la réglementation cantonale quant à la teneur en sucre qui détermine les appellations différentes : « le degré minimum  de qualité ».Sept membres nommés par le Conseil d’état, déterminent lors d’une dégustation, l’attribution de la qualité VITI ainsi que celle de la grappa. L’appellation Merlot del Ticino est réservée aux merlots vinifiés dans le canton et dont la teneur en sucre est supérieure à une norme de qualité fixée à 61 points sur 85.
À noter que les 6000 viticulteurs indépendants vendent 25 % de leur production à la coopérative appelée Cantina sociale de Mendrisio, ou à des Vignerons / Encaveurs.


Le canton des Grisons


Réputé pour sa viande séchée et son «  Pinot noir » exceptionnels. Il est surtout connu pour sa vallée du Haut-Rhin et la Bünder-Herrschaft, influencés là aussi par le Foehn. 
Deux régions principales structurent ce vignoble : Le Churrer-Rheintal et le Bünder-Rheintal. L’une fait partie de la suisse orientale de la Suisse, l’autre de la Mesolcina et donc du vignoble Tessinois avec sa culture exclusive du Merlot.

  • Le climat : Du Rheintal est tempéré et chaud grâce au Foehn. Celui de la Mesolcina est privilégiée avec un climat Méditerranéen très ensoleillé comme celui duTessin son voisin.
  • Les sols dominants : Cônes de déjection glaciaire appelés Rüfen.
  • Cépages blancs : Müller-Thurgau, Pinot gris, Pinot blanc, Chardonnay, Completer.
  • Cépages rouges : Pinot noir, Garanoir, Cabernet- sauvignon, Merlot.
Les vignobles des cantons Alémaniques



La Suisse Alémanique et ses vignobles englobent 17 cantons répartis, du Nord à l’Est de la confédération. Elle est majoritairement productrice de vins rouges à 70 %. De ZÜRICH avec ses 611 ha au nord, on passe au plus petit vignoble, l’UNTERWALD OBWALD avec 0,1 ha.

Il est important de souligner que tous les cantons possèdent de la vigne : par exemple : ARGOVIE avec 400 ha – THURGOVIE, 270 ha  –  St - GALL, 219 ha – BÂLE, 108 ha – SCHAFFHOUSE, 490 ha – BERNE, 228 ha dans le Seeland (Lac de BIENNE) et dans l’ Oberland Bernois (16 ha au bord du lac de THOUNE)  –  SCHWYZ, 32 ha – LUCERNE 25 ha – SOLEURE, 3,6 ha – APPENZELL, 3,4 ha – GLARUS, 1,7 ha – ZOUG, 0,8 ha – URI, 1 ha et l’autre UNTERWALD soit le NIDWALD avec 0,1 ha.

  • Le climat : Bien sûr, les microclimats règnent en maîtres sur chaque canton. Le Schaffouse bénéficie de la  douceur de la vallée du Rhin tandis que le vignoble de Zürich profite du Foehn. Chaque Parchet ou parcelle de vigne est à sa place pour produire.
  • Les sols dominants : Très variables. Schaffhouse, majoritairement calcaire et molassique, Zürich a des sols  molassiques aussi mais schisteux, calcaire et moraine dans l’unterland.
  • Cépages blancs : Muller-Thurgau, Räuschling, Chardonnay, Gewurztraminer, pinot gris, sauvignon blanc, pinot blanc.
  • Cépages rouges : Blauburgunder, Régent, Garanoir.



Patrick COULIBEUF
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Troisième plus important producteur, ce canton viticole reste une chasse gardée pour notre roi Chasselas appelé ici « Perlant ».

De plus, ayant le relief le moins tourmenté, il peut se vanter d’être le canton viticole à la plus forte densité. Il fut en 1988, le premier canton à introduire en Suisse un règlement régissant les appellations contrôlées. Avec ses trois régions viticoles phares que sont : « Le Mandement » (rive droite du Rhône), « Entre Arve et Rhône » et «  Entre Arve et Lac » Ce canton n’a pas fini de faire parler de lui.

  • Le climat. Avec une insolation de 2000 heures par an et la protection des montagnes voisines du Jura, Genève a des précipitations plutôt faibles et des microclimats, car les parcelles sont abritées du vent souvent glacial. De plus  les vignes de bord de lac échappent au gel de printemps ainsi que les hauts côteaux de Dardigny et de Satigny où les sols se réchauffent rapidement.
  • Le sol en général : Avec 20 à 30 % de teneur en argile le sol est en général sablonneux avec des disparités  locales graveleuse et très calcaire.
  • Cépages blancs principaux : Chasselas, Chardonnay, Riesling x Sylvaner, Pinot blanc, Aligoté, Pinot gris, Sauvignon blanc, Gewurztraminer, muscat, Kerner, Sylvaner.
  • Cépages rouges principaux : Gamay, Pinot noir, Gamaret (Gamay/Reichensteiner), cabernet Sauvignon.
  • Appellations d’origine contrôlée principales : Choully, Satigny, Peissy, Russin, Dardigny, Lully,  Bardonnex, Cologny, Jussy, Choulex, Hermance, Céligny, Collex-Bossy.


Typicité à la dégustation : Le Perlant (chasselas) offre le vrai caractère de son nom local, c’est à dire légèrement pétillant « frizante » comme disent les italiens. Il est vif et très apprécié pour les apéritifs prolongés entre amis. En rouge, le  Gamaret  ou  B 28 est une agréable surprise car charnu et gouleyant avec un fruité de gamay et  la corpulence du Reichensteiner.

Le canton de NEUCHATEL « la région des trois lacs »

Considéré comme le plus ancien, mais le plus petit des vignobles phares de Suisse,  il possède des atouts précieux que sont ses sols et des vignerons d’une rigueur hors du commun. La législation du canton de Neuchâtel a été la première de tous les cantons à imposer un rendement limité. Un autre paradis du Chasselas appelé localement NEUCHATEL. Cette région englobe les vignobles de plusieurs cantons, soit  650 ha autour du lac de Neuchâtel, 235 ha autour du lac de Bienne et 105 ha à dans le Fribourgeois d’où son nom « région des trois lacs ».

  • Le climat. Du vent en permanence et une température moyenne de 9,5 °C. Quelques 1700 heures de soleil par an et une pluviométrie moyenne 950 mm / an.
  • Le sol en général : Argilo-calcaire jurassique partout. Pierreux à l’Est et au centre. Çà et là, terre marneuse avec un sous-sol lourd d’alluvions.
  • Cépages blancs principaux : 80 % Chasselas, Pinot Gris, chardonnay, Sauvignon blanc, Riesling, Sylvaner, Gewurztraminer.
  • Cépages rouges principaux : 95 % Pinot noir appelé localement « Cortaillaud », Gamaret, et Garanoir.
  • Appellations d’Origine Contrôlée. Neuchâtel  –  Lac de Bienne – Vully.
  • Spécialités Neuchâteloises : Le « CORTAILLAUD » qui est le Pinot noir issu de bourgogne, mais qui a obtenu une sélection spéciale grâce à une condition, soit une production limitée à 680g au m2. Ce qui en fait un vin de garde. L’ŒIL de PERDRIX, un rosé d’une invention locale élaboré avec 100 % de Pinot noir et qui a été adopté par d’autres cantons tel le Valais.
  • Typicité à la dégustation : Le « CORTAILLAUD » un son nez qui (pinote) superbement avec des notes olfactives de fruits rouges outrancières lorsqu’il est jeune, mais qui après 4 à 5 ans devient très structuré et d’une finesse digne de ses cousins bourguignons.



Patrick COULIBEUF
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Le canton du VALAIS
De loin, le vignoble le plus important avec à lui seul 40 % de la production totale Helvétique.

C’est le royaume du fameux Fendant, nom donné localement au chasselas qui représentant  47 % de la production valaisanne avec environ 265 000 hl annuellement. Le vignoble Valaisan est leader en rouges et au second rang en blancs.

  • Le climat : Peu de pluie – Ensoleillé et sec (2100 heures annuelles de soleil avec influence du Fœhn)  –  Grande influence des deux rives du Rhône– Multitude de microclimats –Vent soufflant en permanence.
  • Le sol en général : Bien aéré et léger, pauvre en argile - Alluvions du Rhône et des torrents  – Graveleux – Schiste (nom local : Brisier) – Calcaire. Terrain en mille-feuilles.
  • Les sols dominants  mais variés: Granitiques à Martigny et Fully – Alluvions à Chamoson – Gravier à Saillon  – Schiste à Sion – Calcaire à Sierre et Salquenen.
  • Cépages blancs principaux : Chasselas (Fendant) – Sylvaner (Joannisberg) – petite Arvine – Chardonnay – Malvoisie (pinot gris) – Amigne – Muscat – Ermitage (Marsanne blanche) – Païen/Heïda (savagnin blanc dans le Jura français avec lequel est élaboré le vin jaune).
  • Cépages rouges : Pinot noir, Gamay, Humagne rouge, Syrah, Cornalin, Diolinoir (croisement de Robin noir et pinot noir) Gamaret et Garanoir (métissage de Gamay rouge  et de reichensteiner blanc) tous deux des cépages contemporains comme le Diolinoir.

Appellations d’origine contrôlée : déclinées selon les principales communes viticoles en remontant le Rhône.

  • Fully
  • Saxon
  • Saillon
  • Chamoson
  • Ardon
  • Vétroz
  • Conthey
  • Savièse
  • Sion
  • Grimisuat
  • Ayent
  • Lens
  • Miège
  • Venthône
  • Sirre
  • Salquenen
  • Varen


Grands crus nationaux :

  • Vétroz
  • Saint-Léonard
  • Salquenen/Salgesch
  • Fully


Typicité à la dégustation : Le Fendant peut être très différent si vendangé à Fully, Sion ou Salquenen. Variant du fruité/ léger, au corsé et rond. Il reste toutefois le vin de soif idéal apprécié localement en apéritif avec son nez d’amande et de noix et une présence en bouche onctueuse. Après quelques années même, il adopte des arômes de miel tout en gardant sa belle personnalité.

Spécialités Valaisannes : La Dôle, un assemblage de 85 % de Pinot noir et de Gamay, l’Humagne en rouge ou le Cornalin. La Dôle blanche issue des mêmes cépages vinifiés en blanc. L’œil de perdrix avec sa robe du même nom en est le rosé. L’appellation Valaisanne : « GRAIN NOBLE AOC confidentiel » englobe les vendanges tardives de Joannisberg (sylvaner), petite Arvine, Amigne, Ermitage, Malvoisie (pinot gris) et le Païen.
L’Arvine : reste le bijou du Valais car très particulier en laissant en fin de bouche une légère note salée.

A noter qu’il est aussi le canton où l’on cultive de la vigne à des altitudes variant entre 400 m et 1100 m appelés vins de Glaciers où ils sont vendangés, élaborés dans la vallée et montés en altitude pour l’élevage.

Le canton de VAUD

Au second rang des cantons producteurs par sa surface et premier producteur de vins blanc avec ses 225 000 hl (dont 80% en chasselas), ce canton a le grand privilège de pouvoir offrir une grande variété de crus issus d’un même cépage. Le chasselas appelé aussi DORIN règne en maître. 

Le climat. La majorité des vignobles du canton de Vaud profitent des grands régulateurs de température que sont les lacs LEMAN et de NEUCHÂTEL. Le soleil brille également sur tout le canton mais les pluies y sont inégales d’Ouest en est. Ensoleillement variant de 1700 à 2100 heures selon la situation du vignoble.
Le sol en général. Des sols très variés causé par un bouleversement géologique très ancien.
Les sols dominants.

  • Chablais : 1 -Villeneuve : sous-sol très variés de calcaires du trias et du jurassique, moraine  glaciaire, sols d’éboulis, graveleux. 2 - Yvorne : Cônes de déjection marneux, argileux, sols d’éboulis calcaires du trias. 3 – Aigle : Sols graveleux et argileux sur fond de calcaire du trias. 4- Ollon et Bex : sols contenant en abondance cargneule et gypse sur fond de calcaire du trias.
  • La Cote : Sols morainiques composés de molasse à masse argileuse et calcaire.
  • Lavaux : Sol de moraine/molasse d’une grande diversité (graveleux, marneux, argileux).
  • Le Dézaley se distinguant du nombre par ses bancs poudingue sur socle marneux.
  • Bonvillars et Vully: Terrains calcaires argileux - sablonneux sur fond de molasse.


Cépages blancs principaux : Chasselas 80 %, Chardonnay, Pinot gris, Pinot blanc, Riesling, Sylvaner, Gewurztraminer, Doral (métissage de chasselas avec du chardonnay), Viognier.
Cépages rouges principaux : Gamay, pinot noir, Garanoir, Gamaret.
Appellations d’origine contrôlée : Les vingt-huit appellations d’origines contrôlées Vaudoises se répartissent entre quatre régions viticoles.

  • La Côte: Morges, Auborne, Féchy, Perroy, Mont-sur-Rolle, Tartegnin, Coteau de Vincy, bursinet, Vinzel, Luins, Begnins, Nyon.
  • Lavaux : Lutry, Villette, Epesses, Dézaley Grand cru, Calamin Grand cru, Saint-Saphorin, Chardonne et Vevey-Montreux.
  • Chablais : Villeneuve, Yvorne, Aigle, Ollon, Bex.
  • Nord Vaudois: Bonvillars, Côtes de l’Orbe, Vully.


Typicité à la dégustation : Le Dorin (chasselas) avec sa star qu’est le Dézaley impressionnant par son goût de miel. A Lavaux, les chasselas de la côte sont identifiables rapidement car très vifs et moins fruités mais beaucoup plus structurés. En revanche, les chasselas du Chablais (après Montreux) sont plus complexes et racés



Patrick COULIBEUF
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Les cépages blancs, rouges avec les descriptions qui font de ces vins, leurs difference!

CEPAGES BLANCS

  • Reichensteiner - Cépage Allemand.
  • Ermitage - nom  donné en Suisse pour la Marsanne.
  • Heida ou Païen - nom valaisan pour le Savagnin (anciennement appelé Traminer)
  • Malvoisie  -  nom du Pinot gris en Suisse
  • Joannisberg - Nom pour identifier le Sylvaner
  • Amigne  ou Amigne de Vétroz - cépage Valaisan, originaire de champagne.
  • Arvine  ou petite Arvine – cépage autochtone – La grande Arvine a disparue
  • Humagne blanche - Cépage autochtone du Valais déjà identifié en 1313.
  • Muller-Thurgau – Cépage blanc Suisse créé par Muller en Thurgovie – Riesling +



CEPAGES ROUGES

  • Acellotta  -  Cépage d’Italie du nord de la famille des Lambrusco.
  • Arinarnoa – Cépage d’origine basque signifiant vin léger – Merlot + Petit verdot.
  • Bondola  - Cépage autochtone du Tessin – Reste 20 ha au col de Monte Ceneri
  • Cornalin  - Cépage autochtone du Valais.
  • Diolinoir – Cépage contemporain crée en 1970 par André Jaquinet – issu de diolly.
  • Galotta – Cépage créé à Changins en 1981 – Croisement Ancellota + Gamay.
  • Gamaret - Cépage noir contemporain crée en 1970 par André Jaquinet.
  • Garanoir - Cépage contemporain crée en 1970 par Jaquinet - Gamay+Reichenteiner
  • Humagne rouge – Cépage autochtone du Valais importé par les romains
  • Mara ou C41 – cépage créé en 2009 – Gamay + Reichensteiner.
  • Rouge de Diolly – Anciennement Vieux Robin – Base du Diolinoir.


Patrick COULIBEUF
Expert en vin 
Membre de la compagnie des Courtiers Jurés-Experts
Piqueurs de vins de Paris.
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Survol historique du vignoble
Bien que des pépins de raisin datant du néolithique (entre 3000 et 1800 av. J.C.) aient été découverts à Saint-Blaise (canton de Neuchatel), la vigne disséminée sur tout le territoire actuel est cultivée depuis l’époque romaine.

En effet, des cépages autochtones comme l’Amigne, l’Arvine où le Rèze, portant des noms d’origine latine en apportent la preuve. Les légions de Jules César ont non seulement implanté de la vigne au nord des alpes, mais y ont apporté leur savoir faire.

Les invasions barbares suite à la chute de l’empire romain, ravagent alors les vignobles et, seul l’avènement du christianisme grâce à ses rites sacrés tel que l’eucharistie ramène la viticulture. Les moines cisterciens auxquels était imposé un travail manuel, ont recréé un vignoble en imposant une rigueur dans la culture de la vigne qui perdure encore aujourd’hui (notamment le vignoble de Dézaley, près de Lausanne).
Puis, dans la seconde moitié du XIXe siècle arrivent  des fléaux tels le phylloxera, l’oïdium et le mildiou qui ont eu pour effet, alliés à l’urbanisation accrue des rives des lacs, de réduire en à peine un siècle le vignoble Suisse. Deux tiers de sa superficie disparaissent pour ne laisser aujourd’hui que 15 123 hectares.

Mais, ce qui est perdu en quantité est souvent gagné en qualité, et c’est le cas pour les vins Suisses contemporains. Un accroissement notable de l’érosion et de la concurrence féroce des vins importés souvent d’un meilleur rapport qualité/prix, ont amené les vignerons suisses à adopter une démarche nouvelle. La limitation des rendements, les sélections moins productives, des tailles appropriées, l’élimination des traitements chimiques violents, à tous les niveaux, et une culture bio dynamique donnent raison à leur démarche et des résultats probants. 

Géographie du vignoble et sa mosaïque de microclimats

La Suisse, malgré son relief montagneux, bénéficie de nombreuses zones tempérées qui permettent la culture de la vigne, grâce principalement à ses éléments régulateurs que sont les fleuves, comme le Rhin pour les vignobles de Thurgovie, Schaffhouse ou Bâle et celle du Rhône pour le Valais. Mais les lacs et le vent chaud appelé FOEHN, jouent le plus grand rôle de la viticulture Suisse en général. La Suisse est une succession de microclimats éparpillés çà et là, qui sont créés par :                                            

  1. Un plan d’eau régulateur tel que les lacs et les fleuves,
  2. Un relief protégeant du vent,
  3. L’action d’un vent chaud comme le FOEHN,
  4. Des murs et des rochers emmagasinant le jour, la chaleur qui se diffuse la nuit.
  5.  

Toutes ces conditions géographiques et climatiques particulières permettent à la Suisse une culture de la vigne dans des régions qui ne pourraient autrement pas être envisagées comme étant propices à la viticulture.

Mais qu’est donc ce célèbre vent appelé FOEHN ? Ce FOEHN de l’allemand FÖHN venant du latin FAVONIUS  signifiant  vent tiède, qui est en réalité un vent sec et chaud dû à l’affaiblissement thermique de l’air après le passage d’un relief montagneux. Il souffle principalement sur les vallées suisses et autrichiennes et a pour particularité de provoquer des pluies sur un versant de montagne et ensuite souffler chaud et sec sur le versant opposé et donc, de créer çà et là des microclimats.

Les lacs favorisant le déploiement du vignoble sont principalement : Le lac de Constance (Bodensee en allemand) situé au nord-est. Le lac de Zürich, en suisse alémanique, balayé par le Fœhn en automne, protège le  vignoble Zurichois. Les lacs des quatre cantons à Lucerne, de Zoug et de Thoune près de Berne, favorisent la viticulture des cantons d’Argovie, de Zoug et d’Uri en Suisse orientale. Les lacs de Neuchâtel, de Bienne et de Morat, forment la région viticole dite des trois lacs. Les rives du lac Léman (lac de Genève) restent un paradis du chasselas avec ses vignobles  GENEVOIS, VAUDOIS et VALAISANS. Les lacs Majeur et de Lugano sont les deux perles touristiques du Tessin certes, mais jouent eux aussi leur rôle régulateur de température indispensable aux cépages locaux.

Les vignobles de régions très différentes bénéficient en plus de conditions climatiques très particulières.

  • Le VALAIS abrité par les Alpes, reçoit peu de pluie et bénéficie du Fœhn.
  • Le vignoble de HALLAU situé dans le Schaffhouse (vallée du Rhin) à l’est de la forêt noire, ne reçoit également que très peu de pluie.
  • Le climat du TESSIN, influencé par la Méditerranée reçoit des précipitations  importantes et même violentes, mais de courte durée.
  • Dans les GRISONS et une toute une partie de la Suisse orientale, le Fœhn a pour effet d’accélérer la maturité du raisin et d’améliorer en peu de jours, la qualité de la vendange.


Patrick COULIBEUF
Expert en vins
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PS. La prochaine chronique est sur les cépages autochtones de la viticulture Suisse

dimanche, 22 décembre 2013 13:12

La Suisse- Son Chasselas et les autres

La réputation de la Suisse n’est plus à faire. La beauté de ses paysages pittoresques, sa rigueur administrative dans le domaine bancaire et de l’assurance, sa précision horlogère, ses produits laitiers et son chocolat sont ses atouts connus dans le monde entier.

Curieusement ce que les Suisses ont le moins diffusé, c’est leur viticulture et leur savoir-faire en la matière. En effet, jusqu’à très récemment leurs vins étaient consommés sur place en presque totalité.

L’arrivée de vins étrangers, moins chers et de bonne qualité, leur impose d’envisager une exportation leurs vins. Environ 50 cépages autochtones ont été identifiés, répartis sur un vignoble de 15 153 hectares. La Suisse, avec sa production annuelle de plus de 1,1 million d’hectolitres répartis approximativement et équitablement  entre rouge et blanc (le chasselas restant roi et maitre), sa réglementation stricte et ses normes d’hygiène exemplaires, commence pour notre plus grand plaisir à faire parler de ses vins et plus particulièrement de son chasselas cépage aux cinq surnoms, et peut-être plus. .

Ce célèbre Chasselas Suisse
L’arrivée du chasselas en Suisse a une origine tout à fait incertaine. Ce cépage était déjà paraît-il, connu dans l’Egypte ancienne, ce qui ferait de lui un des plus vieux cépages. Mais comment s’est-il retrouvé en Europe ? Et, plus particulièrement en Suisse ?

Il existe des documents affirmant qu’en 1523, des ceps en provenance de Constantinople sont arrivés en France, pour y être plantés. Ils auraient été introduits ensuite dans le Valais, par un officier Valaisan au service du régiment des Gardes Suisses en France, sous LOUIS XIV. Depuis, plusieurs noms lui ont été attribués selon la langue ou la région où il a fait souche. En effet, dans son pays d’adoption en Suisse alémanique, il se nomme Gütedel et prend le nom de Perlant à Genève, de Dorin dans le canton de Vaud, de Neuchâtel dans le canton du même nom et de Fendant dans le Valais.

A noter sa grande différence avec le raisin de table de Moissac. Toutefois, quel que soit son nom, il s’est merveilleusement adapté aux différents sols et conditions climatiques de ses différentes régions d’adoption et reste encore le cépage privilégié des vignerons puisqu’il représente à lui seul 37 % de l’encépagement et 50 % de la production totale.

La Suisse brièvement…

La Suisse ou confédération Helvétique (CH) est un pays aux dimensions modestes avec une superficie de 41288 Km2 soit 1/12 de la France, que l’on peut traverser en 600 km. Elle est constituée de 23 cantons plus 3 demi-cantons, le tout regroupé en 4 régions linguistiques distinctes qui lui confère une richesse d’expressions et de traditions diverses se reflétant au quotidien dans la manière de vivre, de manger et bien sûr de boire. Les quatre langues officielles sont couramment parlées :

  • L’Allemand  par 70 % de la population, constitue la Suisse Alémanique. Située au centre, frontalière au nord-est de l’Allemagne avec Berne comme capitale (fédérale) et Zürich, Bâle ou Lucerne.
  • Le Français par 20 % de la population, constitue la Suisse Romande. Située du nord au sud-ouest et frontalière de la France, elle est aussi appréciée pour sa situation sur la rive nord du lac LEMANet surnommée Riviera Suisse, avec Genève et Lausanne comme villes principales.
  • L’Italien  par  9,5 % de la population, dans le canton du Tessin. Le Tessin riverain du célèbre Lac Majeur est situé au sud-est avec Lugano et Locarno comme villes principales.
  • Le Romanche  par 0,5 % de la population Suisse dans le canton des Grisons frontalier de l’Autriche et du Liechtenstein est de ce fait, la région linguistique la plus discrète. La langue Romanche est issue de la rencontre d’italophones et de germanophones. En effet, les légions romaines, parlant le latin, traversaient les Alpes, faisaient des haltes prolongées dans la région et, devait donc pouvoir converser avec la population autochtone qui ne parlait que le germain.


La suite  sur ces sujets : Survol historique du vignoble et Géographie du vignoble et sa mosaïque de microclimats dans la prochaine chronique!


Patrick COULIBEUF
Expert en vins
Membre de la compagnie des Courtiers Jurés-Experts
Piqueurs de vins de Paris.
 33 (0) 6 16 58 02 03
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