mercredi 22 novembre 2017
Chroniques de Patrick Coulibeuf
Patrick Coulibeuf

Patrick Coulibeuf

Après avoir terminé sa scolarité en Charente, plus précisément à JARNAC, au Royaume du Cognac (avec François MITTERAND comme voisin), il débute à Paris des études dentaires tout en assumant durant les vacances scolaires des activités de guide accompagnateur international qui lui ont donné la chance de parcourir le monde. Lire la suite...

Les cépages blancs, rouges avec les descriptions qui font de ces vins, leurs difference!

CEPAGES BLANCS

  • Reichensteiner - Cépage Allemand.
  • Ermitage - nom  donné en Suisse pour la Marsanne.
  • Heida ou Païen - nom valaisan pour le Savagnin (anciennement appelé Traminer)
  • Malvoisie  -  nom du Pinot gris en Suisse
  • Joannisberg - Nom pour identifier le Sylvaner
  • Amigne  ou Amigne de Vétroz - cépage Valaisan, originaire de champagne.
  • Arvine  ou petite Arvine – cépage autochtone – La grande Arvine a disparue
  • Humagne blanche - Cépage autochtone du Valais déjà identifié en 1313.
  • Muller-Thurgau – Cépage blanc Suisse créé par Muller en Thurgovie – Riesling +



CEPAGES ROUGES

  • Acellotta  -  Cépage d’Italie du nord de la famille des Lambrusco.
  • Arinarnoa – Cépage d’origine basque signifiant vin léger – Merlot + Petit verdot.
  • Bondola  - Cépage autochtone du Tessin – Reste 20 ha au col de Monte Ceneri
  • Cornalin  - Cépage autochtone du Valais.
  • Diolinoir – Cépage contemporain crée en 1970 par André Jaquinet – issu de diolly.
  • Galotta – Cépage créé à Changins en 1981 – Croisement Ancellota + Gamay.
  • Gamaret - Cépage noir contemporain crée en 1970 par André Jaquinet.
  • Garanoir - Cépage contemporain crée en 1970 par Jaquinet - Gamay+Reichenteiner
  • Humagne rouge – Cépage autochtone du Valais importé par les romains
  • Mara ou C41 – cépage créé en 2009 – Gamay + Reichensteiner.
  • Rouge de Diolly – Anciennement Vieux Robin – Base du Diolinoir.


Patrick COULIBEUF
Expert en vin 
Membre de la compagnie des Courtiers Jurés-Experts
Piqueurs de vins de Paris.
 33 (0) 6 16 58 02 03
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Survol historique du vignoble
Bien que des pépins de raisin datant du néolithique (entre 3000 et 1800 av. J.C.) aient été découverts à Saint-Blaise (canton de Neuchatel), la vigne disséminée sur tout le territoire actuel est cultivée depuis l’époque romaine.

En effet, des cépages autochtones comme l’Amigne, l’Arvine où le Rèze, portant des noms d’origine latine en apportent la preuve. Les légions de Jules César ont non seulement implanté de la vigne au nord des alpes, mais y ont apporté leur savoir faire.

Les invasions barbares suite à la chute de l’empire romain, ravagent alors les vignobles et, seul l’avènement du christianisme grâce à ses rites sacrés tel que l’eucharistie ramène la viticulture. Les moines cisterciens auxquels était imposé un travail manuel, ont recréé un vignoble en imposant une rigueur dans la culture de la vigne qui perdure encore aujourd’hui (notamment le vignoble de Dézaley, près de Lausanne).
Puis, dans la seconde moitié du XIXe siècle arrivent  des fléaux tels le phylloxera, l’oïdium et le mildiou qui ont eu pour effet, alliés à l’urbanisation accrue des rives des lacs, de réduire en à peine un siècle le vignoble Suisse. Deux tiers de sa superficie disparaissent pour ne laisser aujourd’hui que 15 123 hectares.

Mais, ce qui est perdu en quantité est souvent gagné en qualité, et c’est le cas pour les vins Suisses contemporains. Un accroissement notable de l’érosion et de la concurrence féroce des vins importés souvent d’un meilleur rapport qualité/prix, ont amené les vignerons suisses à adopter une démarche nouvelle. La limitation des rendements, les sélections moins productives, des tailles appropriées, l’élimination des traitements chimiques violents, à tous les niveaux, et une culture bio dynamique donnent raison à leur démarche et des résultats probants. 

Géographie du vignoble et sa mosaïque de microclimats

La Suisse, malgré son relief montagneux, bénéficie de nombreuses zones tempérées qui permettent la culture de la vigne, grâce principalement à ses éléments régulateurs que sont les fleuves, comme le Rhin pour les vignobles de Thurgovie, Schaffhouse ou Bâle et celle du Rhône pour le Valais. Mais les lacs et le vent chaud appelé FOEHN, jouent le plus grand rôle de la viticulture Suisse en général. La Suisse est une succession de microclimats éparpillés çà et là, qui sont créés par :                                            

  1. Un plan d’eau régulateur tel que les lacs et les fleuves,
  2. Un relief protégeant du vent,
  3. L’action d’un vent chaud comme le FOEHN,
  4. Des murs et des rochers emmagasinant le jour, la chaleur qui se diffuse la nuit.
  5.  

Toutes ces conditions géographiques et climatiques particulières permettent à la Suisse une culture de la vigne dans des régions qui ne pourraient autrement pas être envisagées comme étant propices à la viticulture.

Mais qu’est donc ce célèbre vent appelé FOEHN ? Ce FOEHN de l’allemand FÖHN venant du latin FAVONIUS  signifiant  vent tiède, qui est en réalité un vent sec et chaud dû à l’affaiblissement thermique de l’air après le passage d’un relief montagneux. Il souffle principalement sur les vallées suisses et autrichiennes et a pour particularité de provoquer des pluies sur un versant de montagne et ensuite souffler chaud et sec sur le versant opposé et donc, de créer çà et là des microclimats.

Les lacs favorisant le déploiement du vignoble sont principalement : Le lac de Constance (Bodensee en allemand) situé au nord-est. Le lac de Zürich, en suisse alémanique, balayé par le Fœhn en automne, protège le  vignoble Zurichois. Les lacs des quatre cantons à Lucerne, de Zoug et de Thoune près de Berne, favorisent la viticulture des cantons d’Argovie, de Zoug et d’Uri en Suisse orientale. Les lacs de Neuchâtel, de Bienne et de Morat, forment la région viticole dite des trois lacs. Les rives du lac Léman (lac de Genève) restent un paradis du chasselas avec ses vignobles  GENEVOIS, VAUDOIS et VALAISANS. Les lacs Majeur et de Lugano sont les deux perles touristiques du Tessin certes, mais jouent eux aussi leur rôle régulateur de température indispensable aux cépages locaux.

Les vignobles de régions très différentes bénéficient en plus de conditions climatiques très particulières.

  • Le VALAIS abrité par les Alpes, reçoit peu de pluie et bénéficie du Fœhn.
  • Le vignoble de HALLAU situé dans le Schaffhouse (vallée du Rhin) à l’est de la forêt noire, ne reçoit également que très peu de pluie.
  • Le climat du TESSIN, influencé par la Méditerranée reçoit des précipitations  importantes et même violentes, mais de courte durée.
  • Dans les GRISONS et une toute une partie de la Suisse orientale, le Fœhn a pour effet d’accélérer la maturité du raisin et d’améliorer en peu de jours, la qualité de la vendange.


Patrick COULIBEUF
Expert en vins
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PS. La prochaine chronique est sur les cépages autochtones de la viticulture Suisse

dimanche, 22 décembre 2013 13:12

La Suisse- Son Chasselas et les autres

La réputation de la Suisse n’est plus à faire. La beauté de ses paysages pittoresques, sa rigueur administrative dans le domaine bancaire et de l’assurance, sa précision horlogère, ses produits laitiers et son chocolat sont ses atouts connus dans le monde entier.

Curieusement ce que les Suisses ont le moins diffusé, c’est leur viticulture et leur savoir-faire en la matière. En effet, jusqu’à très récemment leurs vins étaient consommés sur place en presque totalité.

L’arrivée de vins étrangers, moins chers et de bonne qualité, leur impose d’envisager une exportation leurs vins. Environ 50 cépages autochtones ont été identifiés, répartis sur un vignoble de 15 153 hectares. La Suisse, avec sa production annuelle de plus de 1,1 million d’hectolitres répartis approximativement et équitablement  entre rouge et blanc (le chasselas restant roi et maitre), sa réglementation stricte et ses normes d’hygiène exemplaires, commence pour notre plus grand plaisir à faire parler de ses vins et plus particulièrement de son chasselas cépage aux cinq surnoms, et peut-être plus. .

Ce célèbre Chasselas Suisse
L’arrivée du chasselas en Suisse a une origine tout à fait incertaine. Ce cépage était déjà paraît-il, connu dans l’Egypte ancienne, ce qui ferait de lui un des plus vieux cépages. Mais comment s’est-il retrouvé en Europe ? Et, plus particulièrement en Suisse ?

Il existe des documents affirmant qu’en 1523, des ceps en provenance de Constantinople sont arrivés en France, pour y être plantés. Ils auraient été introduits ensuite dans le Valais, par un officier Valaisan au service du régiment des Gardes Suisses en France, sous LOUIS XIV. Depuis, plusieurs noms lui ont été attribués selon la langue ou la région où il a fait souche. En effet, dans son pays d’adoption en Suisse alémanique, il se nomme Gütedel et prend le nom de Perlant à Genève, de Dorin dans le canton de Vaud, de Neuchâtel dans le canton du même nom et de Fendant dans le Valais.

A noter sa grande différence avec le raisin de table de Moissac. Toutefois, quel que soit son nom, il s’est merveilleusement adapté aux différents sols et conditions climatiques de ses différentes régions d’adoption et reste encore le cépage privilégié des vignerons puisqu’il représente à lui seul 37 % de l’encépagement et 50 % de la production totale.

La Suisse brièvement…

La Suisse ou confédération Helvétique (CH) est un pays aux dimensions modestes avec une superficie de 41288 Km2 soit 1/12 de la France, que l’on peut traverser en 600 km. Elle est constituée de 23 cantons plus 3 demi-cantons, le tout regroupé en 4 régions linguistiques distinctes qui lui confère une richesse d’expressions et de traditions diverses se reflétant au quotidien dans la manière de vivre, de manger et bien sûr de boire. Les quatre langues officielles sont couramment parlées :

  • L’Allemand  par 70 % de la population, constitue la Suisse Alémanique. Située au centre, frontalière au nord-est de l’Allemagne avec Berne comme capitale (fédérale) et Zürich, Bâle ou Lucerne.
  • Le Français par 20 % de la population, constitue la Suisse Romande. Située du nord au sud-ouest et frontalière de la France, elle est aussi appréciée pour sa situation sur la rive nord du lac LEMANet surnommée Riviera Suisse, avec Genève et Lausanne comme villes principales.
  • L’Italien  par  9,5 % de la population, dans le canton du Tessin. Le Tessin riverain du célèbre Lac Majeur est situé au sud-est avec Lugano et Locarno comme villes principales.
  • Le Romanche  par 0,5 % de la population Suisse dans le canton des Grisons frontalier de l’Autriche et du Liechtenstein est de ce fait, la région linguistique la plus discrète. La langue Romanche est issue de la rencontre d’italophones et de germanophones. En effet, les légions romaines, parlant le latin, traversaient les Alpes, faisaient des haltes prolongées dans la région et, devait donc pouvoir converser avec la population autochtone qui ne parlait que le germain.


La suite  sur ces sujets : Survol historique du vignoble et Géographie du vignoble et sa mosaïque de microclimats dans la prochaine chronique!


Patrick COULIBEUF
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