mercredi 25 avril 2018
Chroniques d'Emmanuel de Vaucelles
Emmanuel de Vaucelles

Emmanuel de Vaucelles

Âgé de 45 ans, ingénieur agricole, diplômé de l’IHEDREA (Institut des Hautes Etudes de Droit Rural et d’Economie Agricole en 1995), j’ai poursuivi mes études par un master de Gestion, Droit et Marketing du secteur Vitivinicole et des Eaux de Vie dépendant l’Université de Paris 10 Nanterre et de l’OIV (Organisation Internationale de la Vigne et du Vin - 1997). Lire la suite...

L’ancien footballeur professionnel Christophe Robert, l’un des protagonistes de l’affaire VA-OM en 1993, a été renvoyé devant la justice dans une affaire de grands crus de Pauillac et Saint-Julien contrefaits, portant sur plusieurs dizaines de milliers d’euros, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Selon une révélation du quotidien Sud-Ouest, Christophe Robert, 54 ans, devra comparaître en juin devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour «tromperie», «tentative de tromperie» et «détention de marchandise contrefaite». L’affaire porterait sur 50 000 à 100 000 euros de marchandise.

Les châteaux concernés ne sont pas les moins importants de la place de Bordeaux et du Médoc, ce sont tous des grands cru classés en 1855, Gruaud Larose, Beychevelle et Pichon Longueville Comtesse de Lalande. Ces derniers ont fait savoir qu’ils portaient plainte.

L’enquête de la  gendarmerie faisait suite à la plainte, en novembre, d’un négociant, acheteur d’un stock à un autre négociant l’ayant obtenu de la société de Christophe Robert, qui l’avait lui-même acquis dans l’Hérault. Les conditions «un peu particulières» de la transaction initiale «ne cadraient pas avec les conditions de vente normales» de grands crus, a précisé à l’AFP une source proche du dossier.

Pour le directeur-général de Pichon Longueville Comtesse de Lalande, Nicolas Glumineau, la fraude était «tellement grossière qu’on s’étonne du nombre de transactions successives». «Tout est différent d’une bouteille réelle, sauf peut-être les prix», a expliqué à l’AFP Philippe Blanc, directeur du château Beychevelle.

Cité par le journal Sud-Ouest, Christophe Dejean, l’avocat de Christophe Robert, assure que son client « conteste avoir eu connaissance de l’origine frauduleuse du produit quand il l’a acheté », même s’il dit qu’il a eu un doute, compte tenu du prix proposé.

Christophe Robert, ancien footballeur de Nantes, Monaco, et Valenciennes notamment, avait été condamné en 1995 à six mois de prison avec sursis et 763 euros d’amende, dans l’affaire du match Valenciennes-Marseille (0-1) de 1993 entaché de corruption, plusieurs joueurs valenciennois ayant été achetés par l’OM à six jours de la finale de Ligue des Champions Marseille-Milan. Une affaire qui à l’époque avait mis fin à l’aventure de Bernard Tapie avec le club de la Bonne-Mère.

Source: McViti

La justice intervient régulièrement sur des fraudes de professionnels en France et deux affaires sont actuellement en cours, tant à Bordeaux qu’en Bourgogne. Un point sur les procédures. 

Tout d’abord, le Tribunal correctionnel de Bordeaux a rendu son délibéré ce 5 avril concernant la société de négoce Grands Vins de Girond (GVG) et son ancien directeur des achats, poursuivis "pour tromperie sur la nature, la qualité, l'origine ou la quantité d'une marchandise" en 2014 et 2015. Ils étaient accusés d'avoir utlisé frauduleusement plus de 6000 hL de vin, d'une valeur de 1,2 million d'euros. La société GVG a été condamnée à payer une amende de 400 000 euros, dont 200 000 euros avec sursis. L'ancien directeur des achats a par ailleurs été condamné à 15 000 euros d'amende avec sursis. Le tribunal a relaxé le directeur des achats pour la période postérieure au 2 juin 2015, date à laquelle il a fait l'objet d'une nouvelle fiche de poste. 

Ensuite, un vigneron de Chassagne-Montrachet (Côte d'Or) âgé de 47 ans, ainsi que sa société agricole, font actuellement l'objet de poursuites judiciaires pour fraude. L'affaire remonte à 2010, date à laquelle la Brigade interrégionale des vins (BIEV), basée à Dijon, a été alertée suite à la vente sur Internet de crus de Chassagne-Montrachet à des prix inférieurs à ceux du marché. Une enquête a, à cette époque, été ouverte, étayée en 2013 par un courrier de dénonciation dans lequel était évoquées des ventes occultes de bouteilles auprès de particuliers. Des contrôles plus approfondis de la BIEV en avril de la même année ont permis de mettre à jour un certain nombre d'irrégularités: détentions de vins d'origine incertaine, surproductions non détruites, ventes de vin sous une fausse appellation, détentions de stocks non déclarés, ou encore ventes occultes. 

Des accusations balayées du revers de la main par l'avocat du prévenu, maître Pierre Bolze. Non, son client n'est pas un fraudeur. "C'est une pratique que mon client reconnaît comme n'étant pas légale et elle ne l'est pas, une pratique extrêmement minoritaire, car on est sur une très faible quantité; aujourd'hui la volonté du ministère public est de faire un exemple, le dossier est très volumineux". 

L'enquête, qui a été ouverte à l'époque, a mis au jour d'autres pratiques décrites comme "douteuses" par les agents des douanes présents à l'audience. Le viticulteur n'était pas non plus très rigoureux sur la déclaration de certains de ses vins. Il y a une explication à cela, nous dit son avocat, maître Bolze. "Je pense notamment à ces erreurs d'appels sur les mentions valorisantes; vous avez par exemple une appellation "Vieilles Vignes" pour laquelle vous devez déclarer dans des colonnes différentes l'appellation "Village" et l'appellation "Village Vieilles Vignes" alors qu'il s'agit de la même appellation!" 

Le procureur de la république a requis 15 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende à l'encontre du viticulteur. Le jugement a été mis en délibéré au mardi 29 mai. Également poursuivi par le fisc pour des "erreurs d'appel sur des mentions valorisantes", le viticulteur pourrait avoir en plus à verser jusqu'à 2 millions d'euros aux impôts. À suivre, donc.

À noter que sur ces deux affaires, l’INAO, mais surtout des associations de consommateurs, se sont portés parties civiles. Les sanctions sont lourdes, mais elles se veulent dissuasives.

Source: McViti

En ce début de printemps, les bureaux et les Comités Interprofessionnels des différentes régions viticoles françaises font un point sur la « saison » 2017. Si les vendanges ont été contrastées sur le territoire, en revanche la commercialisation se passe bien, surtout à l’export. Deux régions semblent plus performer que les autres: la Champagne et ses bulles et la Provence et son rosé.

En 2017, les vins de Champagne ont réalisé un chiffre d’affaires global record de 4,9 milliards d’euros. Depuis 2005, ce chiffre a progressé d’un milliard d’euros.

D’après le Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC), « cette performance est due à la progression de l‘export (2,8 milliards €, + 6,6 % par rapport à 2016) alors que le marché français est resté stable (2,1 milliards €).[…] Par rapport à 2016, où la croissance du chiffre d’affaires avait été tirée par la diversification des cuvées, c’est la forte progression des marchés où le Champagne est le mieux valorisé qui explique le nouveau record de 2017, en particulier grâce aux États-Unis, au Japon et à l’Australie. »

Les États-Unis restent ainsi le premier marché à l’export en valeur (586 millions €), en hausse de 8,5 %. De son côté, le Japon renforce sa troisième position grâce à une forte croissance en valeur (+ 21,3 %) et en volume (+ 17,6 %). L’Australie, au 7e rang, avec 132 M€, « poursuit son développement (+ 23 % en valeur) malgré un taux de change un peu moins favorable », indique le CIVC. Si le Royaume-Uni est toujours classé deuxième en valeur, il « continue à pâtir de l’effet défavorable "Brexit" avec une baisse de 5,7 %, encore plus marquée en volume (- 11 %) », souligne le CIVC.

A l’instar de la Champagne, le vignoble provençal enregistre des performances record à l’export. « En 10 ans nos exportations de vin rosé ont cru de 547 % en volume et de 1020 % en valeur. 30 % de notre production quitte désormais la France, contre seulement 11 % en 2008 », a détaillé, Brice Eymard, directeur du CIVP (Comité Interprofessionnel des Vins de Provence). L’an passé, les provençaux ont en effet expédié 382 000 hl pour 226 millions d’euros. « En 2008, une bouteille de rosé partait en moyenne à 2,56€ HT départ cave, aujourd’hui c’est 4,44€ », a complété le directeur.

Cette croissance en valeur est liée au développement des ventes sur le grand export, « notamment aux États-Unis, devenu notre premier marché en 2013. » Absent du top 10 des clients de la Provence il y a encore quelques années, le pays représente désormais 50 % des recettes issues de l’export. Avec 12 %, le Royaume-Uni, deuxième marché export du vignoble, arrive loin derrière. « Mais nos exportations ne progressent pas que chez l’oncle Sam. On peut notamment saluer la percée du Canada ou de l’Australie. Aujourd’hui, neuf pays importent plus de 10 000 hl de rosé de Provence chaque année, quand ils étaient deux il y a dix ans, la Belgique et la Suisse », s'est réjoui Brice Eymard. Un parallélisme se constate donc entre les bulles et le rosé quant au dynamisme des débouchés, c’est en dehors de l’Union européenne que le marché est le plus dynamique.  

Les vignerons provençaux ont encore une belle marge de progression, puisque dans le monde, seule une bouteille de rosé sur 10 vient de leur région. « Nous n'avons pas de vrais concurrents, mais des challengers: le Languedoc, l'Italie, l'Espagne ou l'Afrique du Sud. Certains tentent de nous imiter, mais nous avons 30 ans d’avance en termes de communication, de promotion, et de recherche et développement. Nous avons une très belle notoriété et un grand savoir-faire. Ce n’est pas si facile de faire de bons rosés », a conclu le président du CIVP, confiant en l’avenir.

La situation est quasi identique pour la Champagne. Si les Crémants se portent bien en France, leurs chiffres d’affaires restent bien loin des records champenois quant aux challengers internationnaux type Cava en Espagne, Prosecco italien ou effervescents du nouveau monde comme ceux d’Afrique du Sud ou d’Argentine, des États-Unis ou d’Australie, leur notoriété et leur prix restent bien plus faibles. Une situation qu’il faudra surveiller dans les années à venir. 

Source: McViti

Au cours de l’année 2017, le secteur de Saint Emilion avait vu un certain nombre de propriétés passer dans de nouvelles mains, soit étrangères, soit d’investisseurs cherchant à diversifier leurs risques. En ce premier trimestre 2018, il semble que l’activité des transferts soit passée de l’autre côté de la rive avec cette dernière transaction annoncée par le groupe de BTP Fayat.

Vitisphère a repris l’information dans un article paru sur son site Internet le 19 mars, confirmant que la famille Raimond vient de vendre le château Aney aux vignobles Clément Fayat (65 ha en Gironde). Le vignoble repris de 15 ha en appellation Haut-Médoc (et classé Cru Bourgeois) est composé à 60% de cabernet-sauvignon et 40% de merlot.

Fondée en 1850 à Cussac-Fort-Médoc, la propriété se situe sur la route des châteaux du Médoc et a développé une activité oenotouristique. Ayant connu des difficultés financières il y a quelques années, elle a fait face à un plan de redressement et la famille Raimond a progressivement réduit la surface de son vignoble. Initialement de 30 ha lors de son acquisition en 1972, elle est passée à 15 ha suite à des cessions de parcelles et du non renouvellement de fermages.

Quant au groupe Fayat, qui commercialise 250 000 cols par an, les propriétés bordelaises du groupe de construction réunissent les châteaux Fayat (12 ha à Pomerol), la Dominique (29 ha à Saint-Émilion) et Clément-Pichon (24 ha en cru bourgeois). Cette dernière propriété va absorber la production du château Aney, afin « d’étoffer » son deuxième vin, a annoncé un communiqué. Après la vente du stock restant au château Aney, son étiquette sera donc amenée à disparaître. Avis aux collectionneurs.

Vitisphère rappelle que ce développement du vignoble Fayat par le rachat de propriétés voisines a déjà été mis à profit sur la rive droite, le château Fayat ayant réuni en 2010 les châteaux Prieurs de la Commanderie (acheté en 1984), la Commanderie de Mazeyres (acheté en 2000) et Vieux Bourgneuf (2006). À noter que le château Clément-Pichon a été baptisé ainsi en 1985, s’appelant précédemment château de Parempuyre (du nom de sa commune).

Pour le moment, le montant de la transaction n’a pas été diffusé à la presse. Reste à savoir si cette cession de mars 2018 n’est que le début d’une longue série?

Source: McViti

Les vins d'Henri Jayer, auquel certains amateurs vouent un véritable culte, sont rares et onéreux. Il n'est donc pas exagéré de parler d'événement lorsque 855 bouteilles et 209 magnums produits par le célèbre vigneron de Bourgogne sortent de la cave du domaine pour être vendus aux enchères. 

Henri Jayer est né en 1922 à Vosne-Romanée et il nous a quitté le 20 septembre 2006. Ce charismatique vigneron bourguignon à qui on doit l'introduction d'importantes innovations dans la viticulture et la vinification des vins de Bourgogne était entre autres particulièrement réputé pour la qualité de son pinot noir. Il est diplômé, dans les années quarante, en œnologie de l’Université de Dijon. Profitant d'un héritage de trois hectares, dont du terrain sur les vignobles d’Echezeaux et de Beaux Monts, Henri Jayer a commencé à produire du vin en nom propre dans les années 1950. Ses vins sont maintenant très recherchés et reconnus pour leur équilibre et leur élégance, ainsi que pour leur richesse et leur concentration. Il fut l’un des premiers à vinifier en macération préfermentaire à froid, c'est-à-dire une macération qui empêche la fermentation spontanée à environ 10 °C pendant un à quatre jours. Le domaine, aujourd’hui de 9 hectares, appartient à son neveu Emmanuel Rouget. Chaque bouteille se vend au minimum plusieurs milliers d'euros. 12 bouteilles de Cros Parantoux 1985 avaient été adjugées à 199 735 euros (soit 16,644 euros la bouteille) lors d’une vente aux enchères de Christie’s à Hong-Kong en 2012. Seul la Romanée Comti atteint de tels prix.

C’est peu dire que les amateurs et les spéculateurs attendent avec impatience la vente organisée par le cabinet spécialisé Baghera Wines à Genève le 17 juin 2018 sous le nom de code "Domaine Henri Jayer, the ultimate sale". "La dernière vente, insiste la maison d’enchère, car d'après Baghera Wines, il s'agit des derniers flacons conservés au domaine de Vosne-Romanée par l’héritier d’Henri Jayer. 

Plus de 1064 bouteilles de 75 cl et magnums seront mis aux enchères et les millésimes proposés iront de 1970 à 2001. Parmi les climats prestigieux représentés: Vosne-Romanée, Vosne-Romanée "Beaumonts", Vosne-Romanée 1er cru "Les Brulées", Vosne-Romanée 1er cru "Cros Parantoux", Nuits-Saint-Georges, Nuits-Saint-Georges "Les Meurgers", Richebourg et Échézeaux. Cette évocation de terroir démontre qu’Henri Jayer était propriétaire de l'une des plus belle exploitation de Bourgogne pour un vigneron indépendant.

Voici un aperçu des cuvées qui figurent au catalogue sélectionné par la Revue des Vins de France :

  • 469 bouteilles & magnums Vosne-Romanée 1er Cru, Cros-Parantoux 1978 à 2001
  • 9 bouteilles & magnums Richebourg,Grand Cru 1973 à 1987
  • 42 bouteilles & magnums Vosne-Romanée 1er Cru, Les Brulées 1973 à 1987
  • 187 bouteilles & magnums Échézeaux, Grand Cru 1976 à 1999   

S’ajoute à cela trois lots d’exception qui devraient aiguiser les appétits des chercheurs de pépites fermentées:   

- Une verticale de 15 magnums de Vosne-Romanée 1er Cru, Cros-Parantoux, de 1978 à  2001. Estimation: entre 243,282 et 417,133 euros.

- Une verticale de 12 bouteilles de Echézeaux Grand Cru, de 1976 à 1999. Estimation: entre 34,761 et 69,522 euros.

- 12 bouteilles Vosne-Romanée 1er Cru, Cros-Parantoux 1985. Estimation: entre 104,283 et 173,805 euros

À vente exceptionnelle, mesures » exceptionnelles: chacun des flacons bénéficiera du système de protection ProofTag, permettant à l’acquéreur d’identifier et d’authentifier chaque vin. De plus, les bouteilles et les magnums seront présentés en caisses de bois d’origine, marquées du Domaine Henri Jayer, et réalisées exclusivement pour cette ultime vente.

Emmanuel Rouget, neveu d’Henri Jayer, partage l’avis d’Aubert de Vilaine, le propriétaire de la Romanée Comti. Il déclarait à la presse en 2015: "Pour le nom c'est très bien, mais je trouve ça très dangereux et quelque part ridicule. Mettre ce prix-là dans des bouteilles de vin, c'est un compte en banque, au final. C'est un peu dommage, on ne saura jamais si elle sont bonnes ou pas", estimait-il.   

Rendez-vous donc à Genève le 17 juin!

Source: McViti

En sauternes, les années en « 7 » étaient plutôt une réussite, à l’inverse des autres appellations du Bordelais. 2017 sera-t-il une exception ou le début d’un nouveau cycle ?

Château Climens, le grand cru classé 1855, n'avait pas raté ce rendez-vous pour son premier vin depuis 1993, mais en 2017, il n’y aura pas de millésime pour cette propriété. "Il y a deux raisons à cela: la qualité et la quantité. On a neuf lots satisfaisants mais pas suffisants pour faire du Climens. C'est dommage, il y avait un joli potentiel pour ce vin liquoreux", regrette Frédéric Nivelle. "C'est compliqué, avec 90% de perte par rapport à un chiffre d'affaires normal », ajoute-t-il. Pour bien comprendre, les rendements sont passés de 20 hectolitres par hectare à seulement 2 hl et une trentaine de barriques (9,000 bouteilles).

Toutes les appellations du bordelais ont été touchées par des épisodes de gel successifs qui ont brûlé les vignes. Mais si un vigneron sur cinq a perdu plus de 70% de sa récolte, selon la chambre d'agriculture de la Gironde, certaines exploitations, mieux exposées ou protégées des intempéries, ont à peine été touchées. Autour de Sauternes, ce sont les parcelles les plus basses en altitude qui ont dégusté, comme à château Climens.

Mais les vignes situées en hauteur, elles, ont été épargnées, sauvant la mise de châteaux prestigieux comme Yquem ou Rieussec, avec "un millésime magnifique grâce à un botrytis (champignon donnant son arôme spécifique aux liquoreux, aussi appelé "pourriture noble") d'anthologie", prédit Xavier Planty, président de l'Organisme de défense et de gestion (ODG) Sauternes-Barsac. Les primeurs en avril confirmeront ou non cette belle qualité annoncée, mais la météo pendant les vendanges n’a pourtant pas toujours été au rendez-vous.

Le sujet de l‘assurance récolte revient au cœur des discussions des Châteaux. Climens, comme beaucoup d'autres propriétés, n'en avait pas. Trop cher pour un tel sinistre qui n'avait pas été enregistré dans la région depuis 1991. Pour les rares domaines assurés, le compte n'y est pas non plus. Château Guiraud ne touchera rien pour ses 40% de pertes car le mode de calcul est fondé sur un rendement moyen, que les vins liquoreux du sauternais ne peuvent pas atteindre, explique Xavier Planty, l'un des propriétaires.

En moyenne, les propriétés de l'appellation Sauternes-Barsac ont perdu 50% de leur récolte. À l'échelle du département, l'association "SOS Vignerons sinistrés" a déjà recensé 300 à 400 exploitations qui risquent de ne pas pouvoir financer la campagne 2018. La majorité d'entre eux devraient vendre en vrac dans les prochains mois une récolte 2017 quasi-inexistante. Signe funeste, certaines parcelles n'ont pas été taillées et certains professionnels craignent que leurs propriétaires ne renoncent à la vigne, surtout ceux proches de la retraite et sans successeur.

D'autres savent déjà qu'ils ne survivront pas. "J'étais en redressement judiciaire. Le gel a mis un point final à la situation. Les prix ont augmenté mais pas assez pour que je m'en sorte. S'ils avaient doublé, ç'aurait pu le faire!", témoigne auprès de l’AFP ce quadragénaire sous couvert d'anonymat. "J'ai perdu 60 à 65% de ma récolte et j'avais besoin de tout pour sortir de l'ornière. Là, ça ne suffira pas".

Le marché du foncier a été très actif en 2016 et 2017 dans le Bordelais, ces derniers évènements climatiques pourraient encore accroitre le nombre de transactions. Quant à sauternes, les difficultés rencontrées sur le plan commercial depuis plusieurs années, le vin en « Or » étant malheureusement boudé par les consommateurs, il risque encore de connaître quelques forte secousses. Il va s’en dire qu’un beau millésime 2018 est indispensable.

Source: McViti

Si les compagnies aériennes se livrent à une guerre des prix, elles se livrent aussi une guerre sur la restauration et en particulier sur les vins et spiritueux. Air France se distingue et n’oublie pas la classe Eco. 

Cette année la cérémonie des Celliers du Ciel Business Traveller a eu lieu à la Trinity House; elle a été présentée par Charles Metcalef, coprésident de l’International Wine Challenge. 

Tout le monde attendait Emirates, connue pour sa cave géante, mais Singapore Airlines a été la grande gagnante de cette édition 2017 en remportant le prix du meilleur cellier pour l’ensemble de son offre en Business (meilleur cellier en Business) du meilleur vin blanc en Business et du meilleur cellier en Business. Korean Air remporte le prix du meilleur vin rouge en Business. British Airways arrive en seconde position pour le cellier global en Business devant Icelandair et Sri Lankan. Qantas a également raflé 3 médailles d’or et est récompensée pour son offre en Première (meilleur cellier en Première), pour le meilleur vin blanc en Première et le meilleur vin doux en Business. Oman Air a reçu la médaille d’or pour le meilleur vin rouge en Première et Air France celui du meilleur vin doux. Air France, Cathay Pacific, Malaysia Airlines et Qantas partagent le prix du meilleur vin pétillant en Première car elle servent le même champagne. Air France obtient la médaille d’argent pour le meilleur cellier en Première devant Oman Air, qui signe une belle performance avec la médaille d'argent. 

Plus en détails, Air France a remporté pas moins de 7 récompenses. Ce résultat n’est en rien surprenant et vient couronner des investissements très importants entrepris depuis 2014, même si une attention particulière a toujours été portée au vin, l’un des étendards de la compagnie depuis ses origines au début du XXe siècle. C’est désormais Paolo Basso, Meilleur sommelier du monde, qui accorde des notes de dégustation aux vins retenus par la compagnie pour les classes Première et Affaires lors de ses appels d’offres. Une note minimale est requise pour continuer le processus. En ce moment, les passagers Affaires ont par exemple du champagne Laurent Perrier brut, deux excellents blancs que sont le chablis La Pierrelée 2013 de La Chablisienne et le pouilly-fumé Terres blanches 2015 de Pascal Jolivet. Le rosé est un côteaux-varois, le château d’Ollières 2015 proposé par Charles Rouy et les rouges font honneur à Châteauneuf-du-Pape avec le Domaine de Nalys 2012 et à Bordeaux (systématiquement présent dans l’offre) avec le château Haut Maurac 2012. 

Les volumes de vins consommés sont impressionnants, la compagnie française annonce par exemple plus de 175 000 bouteilles ouvertes tous les deux mois en classe Affaires. Mais ce n’est rien en comparaison des quantités nécessaires pour les classes Éco et Premium éco. Tous les quatre mois, ce sont 1,8 million de quarts de vin rouge et 900 000 quarts de vin blanc qui sont dégustés par les voyageurs à bord. Ces vins sont issus d’assemblage réalisés directement par Paolo Basso pour garantir la sécurité des approvisionnements. 

Mais le véritable avantage comparatif d’Air France demeure le champagne, puisqu’elle est aujourd’hui la seule compagnie à en proposer gratuitement en classe Éco. Une spécificité à laquelle les passagers sont très attachés car, comme le rappelle la compagnie, « les vacances commencent quand on déguste une coupe de champagne ». Un moment symbolique, donc, pour lequel la compagnie a décidé de frapper un grand coup. Dès juillet 2018, les passagers Éco auront l’agréable surprise de se voir servir du champagne dans un verre à pied initialement utilisé en classe Affaires. Un surcoût qui s’est pourtant imposé comme une évidence, tant Air France souhaite se singulariser par une promesse élevée autour de l’art de vivre à la française. La réponse de la concurrence ne devrait pas se faire attendre. 

Source: McViti

Les chiffres viennent d’être dévoilés par l’interprofession champenoise. 2017 établit un nouveau record de chiffres d’affaire mais cette bonne santé affichée ne cache-t-elle pas des maux qui pourraient être mortifères pour certains en Champagne? 

Qui n’a pas, au cours de cette année 2017, ouvert une bouteille de Champagne? Qui n’a pas fêté une naissance, un examen scolaire, une promotion professionnelle ou a simplement ouvert une bouteille aux bulles fines pour un apéritif entre amis? La réponse est dans les chiffres et pourtant…

Encore un nouveau record ! La filière champagne a publié ce lundi un chiffre d'affaires global de 4,9 milliards d'euros pour l'année 2017. Soit une hausse de 3% par rapport à son précédent record de 2015 (4,75 milliards) et de 4% par rapport aux ventes de 2016 (4,71 milliards). Quelque 307,3 millions de bouteilles ont ainsi été écoulées, soit 0,4% de plus qu'en 2016, selon le Comité champagne.

Les ventes ont été portées par les exportations, en hausse de 3,5% à 153,6 millions de bouteilles. Ce sont surtout les pays hors de l'Union européenne qui tirent le marché, avec une progression de 9% sur l'année pour atteindre 77 millions de cols équivalent 75 cl. Le marché européen accuse, lui, une baisse de 1,3% avec 76,6 millions de bouteilles.

Les États-Unis, certains pays d'Asie et l'Australie tirent notamment les ventes, précise Maxime Toubart, président du Syndicat général des vignerons (SGV) et coprésident du Comité Champagne, cité par France Bleu Champagne-Ardennes,  avant que soient publiées, mi-mars, les données précises par pays.

Une ombre au tableau toutefois, le marché français n'est pas reparti en 2017, au contraire. Après une baisse de 2,4% en 2016, l'activité a encore davantage reculé l'an dernier, de 2,5%, à 153,7 millions de bouteilles. Pour la première fois, il s'est donc vendu quasiment autant de flacons en France qu'à l'étranger.

Mais si les maison de négoces résistent quelque peu, ce sont les vignerons qui enregistrent la plus grande chute de leurs ventes. « Entre 2007 et 2016, les vignerons ont perdu environ 25% de leur volume expédié », relève Aurélie Ringeval-Deluze, professeure d’économie et de gestion spécialisée dans l’économie du vin à l’université de Reims Champagne-Ardenne, rapporte l’AFP. Sur un an, ils ont perdu 2.5 millions de bouteilles commercialisées. 

« Ce qui coince, c’est que le marché français est difficile, concurrentiel… Or, 80% du champagne de vignerons est vendu en France », souligne Maxime Toubart, le président du Syndicat général des vignerons de la Champagne. 

Face à cette contrainte, couplée au morcellement du vignoble champenois qui fait diminuer la taille des exploitations, de nombreux viticulteurs préfèrent vendre tout ou en partie de leur récolte aux négociants, une solution rentable avec un prix du kilo de raisin qui oscille « entre 5 et 8 euros, » indique-t-il. 

Reste que l’inflation du prix du Champagne ces dernières années est une explication majeure et l’offensive menée par les Créments telles que la Loire, la Bourgogne ou l’Alsace a fait quelques dégâts sur le marché national grâce à un rapport qualité prix remarquable et remarqué par un nombre croissant de consommateurs. Ajoutons à cela le Proseco italien qui n’en finit plus de battre des records et le Cava Espagnol aujourd’hui bien installé dans la grande distribution et qui continue de rencontrer un succès toujours plus confirmé. 

Une timide réaction des vignerons 

Pour continuer à commercialiser leurs propres champagnes, certains vignerons décident de se lancer à l’export, stimulés par des ventes en croissance vers les pays tiers (+8,4%). « Environ 50% de ma production, soit 15,000 bouteilles, part aux États-Unis et en Italie, mais aussi en Suède et au Danemark », détaille Benoît Velut, jeune vigneron installé à Montgueux (Aube), qui vinifie 3 hectares sur 7,7 hectares au total et vend le reste au négoce. 

Pour s’adapter à cette nouvelle donne, il a rejoint une association de dix vignerons où chacun apporte son expertise et ses compétences, « un énorme levier parce que je n’ai aucune formation de commercial », reconnaît-il, conscient que la filière est passée « d’une clientèle très locale du temps de nos parents à une clientèle beaucoup plus disséminée en France tandis que l’étranger s’est développé. » De son côté, le Syndicat général des vignerons a créé « des services d’accompagnement, » une marque commune appelée « Les Champagnes de vignerons », propose à ses adhérents de participer à des salons, de suivre des formations en anglais… « Une kyrielle d’actions » pour aider à commercialiser ces champagnes de qualité mais qui « n’enraye pas encore la baisse des volumes », observe le président du SGV. 

Un signe de faiblesse sur le foncier Champenois 

En 2016 pour les AOP (Appellation d’Origine Protégée) française, le prix moyen des vignes s’établit à 140 600 €/ha. Il est globalement stable par rapport à l’an passé. Deux phénomènes expliquent cette stabilité. D’un côté, le prix moyens des vignes AOP hors Champagne progresse de 3,8% pour atteindre 66 500 €/ha et est tiré par la Bourgogne qui elle aussi peut atteindre des prix stratosphériques. De l’autre, celui des vignes en Champagne recule de 2,6% et arrive à 1 113 500 €/ha, soit un différentiel de 30 000 €/ha comparé à 2015. Cette baisse du premier de cordé est la première depuis 1993 et entre 1993 et 2015, le prix des vignes en Champagne avait été multiplié par quatre. Cette contre-performance doit être donc prise avec des pincettes. 

Reste à savoir si sur 2017, la baisse se confirmera ou non. Les professionnels attendent avec impatience les chiffres 2017 que la SAFER devrait publier en mai. Néanmoins un tel prix du foncier pose un vrai problème en matière de succession et est sans aucun doute le motif principal de la baisse du nombre d’exploitants. Cela explique aussi les difficultés à commercialiser en vente directe du fait de petites structures morcelées avec des moyens limités. 

Et le Bio dans tout cela 

Un vent sur l’agriculture bio souffle aujourd’hui sur le marché français et le salon de l’agriculture qui ferme ses portes ce dimanche 6 mars en a été encore le témoin privilégié. 

La viticulture n’échappe pas à cette nouvelle mode des consommateurs urbains et bien des régions ont commencé leur mutation même si le débat perdure sur l’opportunité ou non de faire du bio alors que bien souvent une agriculture raisonnée respecte mieux la plante et le terroir. 

Le champagne bio est un vrai sujet pour les vignerons et les maisons de négoces. La progression des surfaces au label « AB » a bondi de 14% entre 2015 et 2017 et 176 hectares sont en conversion cette année, mais ces chiffres sont en trompe l’œil, la viticulture biologique ne couvre que 1,9% des surfaces de la Champagne sur les 34,000 hectares que compte l’appellation, selon les chiffres de l’Agence Bio. 

Produire bio ne s’improvise pas: « Si on veut faire ça pour mettre un beau logo sur une étiquette, on va vite déchanter » explique Pascal Doquet, vigneron dans la Côte des Blancs et président de l’association des champagnes biologiques créée en 1998. Lui a dû attendre « six ans entre le début de la conversion et la commercialisation des premières bouteilles » certifiées par ce sésame. Cette gageure s’explique par les trois années incompressibles de la conversion, couplée à la durée de vieillissement du champagne plus longue que celle des vins tranquilles, non-effervescents.

Mais aussi, il ne faut pas oublier la variable climatique qui peut affecter la récolte. La Champagne étant marquée par les flux océaniques, le vignoble est exposé à un risque de pourriture lié à l’humidité, faiblesse renforcée par la famille des pinots sensibles à ce phénomène. 

À la lumière de ces explications et compte tenu des enjeux commerciaux, beaucoup vont encore hésiter à se lancer dans l’aventure et les grandes maisons de négoces, pour le moment, si elles en parlent, regardent ce phénomène avec méfiance, le sujet aujourd’hui étant de garantir les volumes pour le marché mondial. La pression des consommateurs sera à suivre dans les prochaines années pour voir ou non l’évolution du label bio dans le vignoble champenois.  

Source: McViti

L’une des plus prestigieuses maisons de négoce de Beaune lance une nouvelle gamme de vins en rouge et en blanc, conçus à partir des terroirs audois et des fûts bourguignons, afin de se positionner sur un nouveau marché pour elle et offrir aux consommateurs une gamme de Chardonnay et de Pinot Noir permettant de compléter la gamme proposée par la marque Albert Bichot. 

Depuis bien longtemps, les grandes maisons de Bourgogne ne se contentent plus de vendre les vins de leur somptueuse région. En effet, la Maison Drouhin a investi autrefois dans un domaine de l’Oregon, aux États-Unis; la grande maison chablisienne Laroche en a fait de même en investissant dans le Pays d’Oc avec le domaine Mas La Chevalière ou encore la Maison Louis Latour, qui a investi en Ardèche pour commercialiser des vins de Pays, ou plus au sud, le négociant du Beaujolais Georges Dubœuf, qui a aussi investi dans le Languedoc pour proposer une large gamme de vins de cépages, et cette liste n’est pas exhaustives !

Dans le même esprit, la maison Albert Bichot, fondée en 1831, sort de son pré carré bourguignon et a présenté une nouvelle gamme « Horizon » au salon Vinisud à Montpelier courant février: soit deux cuvées de chardonnay et de pinot noir produites à Limoux, en vins de France. Cette cuvée Horizon n’a pas revendiqué pour le moment la dénomination « Pays d’Oc IGP » pour garder la liberté de lancer l’élevage en fûts au plus vite sans avoir le besoin d’attendre l’agrément d’InterOc, a indiqué Bernard Serveau, le directeur technique de la maison beaunoise.

« Nous avons une expertise suffisamment forte sur les cépages emblématiques de Bourgogne pour essayer de les faire s’exprimer ailleurs. Notre « Horizon », ce n’est pas l’autre bout de la terre, c’est une zone de terroirs », résume Vincent Guionet, le directeur des ventes de la maison Bichot, qui souligne en outre que l’altitude du vignoble de Limoux lui donne un air de cousin germain avec les climats bourguignons, rapporte le site Vitisphère.

Limoux est situé à l’ouest des Corbières, au pied des Pyrénées, à une altitude variant entre 250 et 450 mètres, et bénéficie d’un climat plutôt tempéré apportant une certaine fraîcheur, une rareté dans le Languedoc.

N’ayant pour l’instant pas investi dans le vignoble, la maison Bichot a établi un partenariat avec un domaine lui fournissant déjà des vins Pays d’Oc IGP pour l’export. Le nom de ce dernier n’a pas été communiqué. Concrètement, le négociant bourguignon a fourni la cuverie, acheté les raisins, réalisé les vinifications et l’élevage. Le tout piloté par Alain Serveau, qui suit l’ensemble du programme. « C’est du négoce moderne, implanté dans son terroir, tout en gardant son fil directeur. On ne s’en cache pas, on l’assume, et pire, on le revendique », indique à Vitisphère Vincent Guionet.

La maison Bichot n’a pas souhaité communiquer sur les volumes produits, mais indique qu’à terme le projet se veut très ambitieux. Après un premier millésime d’essai en 2015, la production 2016 rentre actuellement en phase de mise en marché, en France et à l’export. Cette commercialisation devrait s’effectuer à un prix de vente de 8 euros en France  et 10 dollars aux États-Unis, précise encore le site Vitisphère.

Source: McViti

Issue de la « parcelle des femmes », cette cuvée célèbre en 110 grands formats numérotés le centenaire de la plantation de ces pieds de merlot au milieu de la première guerre mondiale.

Meurtrière, la première guerre mondiale saignait tant les campagnes françaises en main-d'œuvre, que ce sont les femmes qui faisaient tourner les propriétés au jour le jour. Et qui investissaient dans la pérennité des domaines. Pour rendre hommage à ce pan méconnu de l'histoire, la propriété Cos d’Estournel a réalisé en 2015 une vinification spécifique des raisins de « la parcelle des femmes », débouchant sur la cuvée COS100.

emmanuel parcelle femmes

Plantés en 1915, ces ceps de merlot témoignent de l’implication des vigneronnes dans le maintien de la production de vin (devenue, il est vrai, cruciale pour l’alimentation des soldats). « En imaginant COS100, j’ai voulu rendre hommage au terroir et aux femmes de Cos d’Estournel qui, il y a plus de cent ans, ont planté ces vignes et ainsi assuré la pérennité de la propriété », résume le propriétaire Michel Reybier sur le site du château.

Ventes directes et aux enchères

Se voulant doublement historique, la production de cette cuvée parcellaire est ultra-limitée, avec seulement deux tonneaux produits. En tout et pour tout, la commercialisation de COS100 se limitera à 10 balthazars et 100 double-magnums (ces bouteilles équivalant respectivement à 10 et 3 litres de vin).

Si les 100 double-magnums vont être mis en vente directe sur le site de Cos d’Estournel (les prix étant à la demande), deux mises aux enchères caritatives vont être réalisées avec Sothebys. Deux balthazars seront ainsi mis en vente à New York le 28 février et Hong Kong le 10 mars, au profit de l’ONG Elephant Family, qui protège les éléphants dans leur habitat naturel. Une initiative reliée aux éléphants et aux pagodes orientalisantes qui caractérisent la propriété de Cos d’Estournel depuis sa création, par Louis-Gaspard d’Estournel, en 1791.

Source: Vitisphère

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