mercredi 18 juillet 2018
Chroniques d'Annie Des Groseilliers
Annie Des Groseilliers

Annie Des Groseilliers

Née au cœur de Montréal, Annie a grandi dans un environnement multiethnique qui allait développer naturellement une ouverture et un intérêt spontané aux diverses cultures. Après avoir fait des études de journalisme à l’Université de Montréal, celle-ci travaille comme journaliste culturelle pour le Magazine Québec Rock. Lire la suite...

samedi, 26 mai 2018 16:33

«Nous sommes nos choix» - Sartre

Il y a quelques années, lorsque j’ai pris le pari de me jeter dans le vide en quittant sécurité, stabilité, horaire fixe, vacances payées et avantages sociaux pour offrir mes services indépendants et créer un poste de consultante W&S dont personne ne comprenait ni le sens, ni l’utilité, de nombreux détracteurs et conseillers improvisés bien intentionnés ont vraiment eu envie de me traîner de force chez le psy, soucieux pour mon équilibre mental…

Je les entendais. Et les comprenais, un peu. ;)

annie bon choix

Je venais de traverser une période houleuse, noire et déstabilisante de ma vie qui me privait de tous mes repères émotifs, financiers et sociaux… et j’amorçais à peine ma reconstruction. Peut-être est-ce justement ce sentiment de n’avoir plus rien à perdre, ni rien à sauvegarder qui, une nuit, a dicté à mon instinct de suivre cet élan kamikaze… tant qu’à repartir à zéro, autant y aller « from scratch », et faire table rase des quelques peurs et liens résiduels qui me rattachaient encore à un passé révolu et réduit à néant.

Jamais je n’ai regretté une seule minute.

Malgré l’impression de ramer seule souvent, et de prêcher la bonne nouvelle dans le désert.

Malgré les défis quotidiens et les mois à me demander « comment vais-je y arriver? ».

Malgré les horaires de fou qui font fi d’éventuelles vacances, des plannings weekends, et encore moins des « Business hours » standards de 8@6.

Malgré les sacrifices que la réalité de cette décision a eus sur mon intimité, lorsque j'ai préféré d’emblée parfois me rendre disponible pour un client plutôt que de bichonner ma vie privée.

Oui, sans hésiter, je referais ce saut en bungee sans filet de sécurité…

Pour cet équilibre que j’ai trouvé dans cette réalité en constante mouvance.

Pour ce sentiment de liberté indescriptible et si précieux. Dans mes actions, mes engagements, mon discours.

Pour l’intégrité et cet accord parfait avec mes valeurs profondes.

Pour la qualité des liens qu’il m’est permis de créer au quotidien.

Pour la passion qui ne s’éteint jamais au creux de mon ventre.

Nos rêves se trouvent souvent juste de l’autre côté de nos peurs… et la peur est un choix conscient. 

Quel que soit ce choix et ses conséquences, il faut l’assumer et le vivre sans regrets, sans remords.

C’est écrit.

Mektoub!

 

Annie Des Groseilliers
Consultante Stratégique V&S 
W&S Strategic Consultant
EVolo-Consulting

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Tél. : 514 816-9979
Skype: anniedg65
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Rumgazette.com

Les Dégustations des Awards sont enfin terminées et les remises des prix complétées. Maintenant, le marathon de rencontres professionnelles commmence pour moi.

Samedi 7 avril

Premiére journée de l'événement. Le weekend est consacré au public.

On me déconseille fortement d'y aller, puisque mon but n'est pas de faire la fête et d'aligner le maximum de rhums. Je me suis donc promis une journée de rattrapage de dossiers.

Après le petit déj je confirme mes rendez-vous, je ponds quelques lignes et je m'occupe des retours de courriels..

14h

Je retrouve mon ami et collègue de l'industrie, le trader Alexandre Sakon.

Nous nous retrouvons dès que nos engagements nous emmènent au même endroit géographique. Il est basé maintenant à Londres, mais venir à Paris c'est pour lui aussi banal que d'aller à Boucherville ou à Laval pour nous, :)
Mise à jour rapide, on se promet de se retrouver pour un autre moment volé avant mon départ.

annie grandemesse 12

18h

Je prends mon Uber (chuuut!) vers le 12e. 45 euros plus tard, j'arrive enfin à La table du loup, au 32 rue Traversière... (mon chauffeur a, je crois, volontairement rallongé la course!).

J'entre dans le célèbre repère de tous les experts, blogueurs, mixologues et fous finis de rhum. Avec le Maria Loca et le Dirty Dick (désolée...), c'est l'endroit où il faut être lorsque le Rhum Fest se termine.

L'endroit est surchargé et animé... La carte des rhums, dois-je le préciser, est complètement folle.

Mes compères de Québec Rhum et l'expert Jerry Gitany m'attendent.

Ti-punch, acras, plats antillais... et un riz au lait au Saint James pas piqué des vers, trouvent facilement une voie d'accès vers mon estomac.

La soirée est douce... l'ambiance détendue... le temps file en un éclair.

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Dimanche 8 avril

Journée repérage au programme.

Je sais bien qu'il y aura un mode fou, surtout que la journée est estivale... mais je dois confirmer mon agenda.

Jerry me cueille au coin de la rue Grenelle.. il y a marathon ce dimanche sur Paris, la route sera semée de détours.

11h30, soit une bonne heure après notre départ du centre, nous arrivons enfin au Parc Floral de Paris, au bois de Vincennes.

L'endroit est vraiment sympa... si ce n'est de sa localisation, que je trouve on ne peut moins friendly user!

Les grandes retrouvailles commencent!

Un immense câlin à ma Cat Arnold de Toucan, qui  a remporté une médaille d'or.... un bisou à Claudia et Daniel de Ron Maja, un salut à Hervé Damoiseau, une accolade à Ben Bail de chez Depaz, un petit selfie avec Alexandre Gabriel de Plantation, un arret chez HSE, un coucou à Cedric Brement des Ti Arangés de Ced, une poignee de main chez Longueteau, une rencontre travail chez Dictador... Ils y sont tous et soudainement, je me sens comme dans une soirée entre vieux copains!

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13h

Cyrille Hugon, le fondateur du Rhum Fest et du Rumporter, m'attrape par le bras... Annie vient vite...

Il m'entraine vers la salle des master class, où la Docteure Rebekah Lucas nous entretient d'un sujet nettement mois réjouissant, la maladie de la Canne à sucre en Amérique Centrale. J'y apprendrai que cette maladie, qui attaque les reins et qui en 3 ans tue celui qui en est atteint, est principalement reliée aux piètres conditions d'hygiène dans lesquelles les travailleurs de la canne à sucre travaillent

Les recherches sont en cours, des solutions apportées, mais il est urgent d'agir, car le syndrôme se retrouve partout, autant, d'aillleurs, chez les coupeurs d'ananas.

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14h
C'est le grand moment de la master class de mes pirates.

Je suis plutot fiére que le Québec, pas vraiment reconnu pour son rhum, soit si dignement représenté. Baptiste Gissinger et PO Côté nous font découvrir quelques rhums canadiens... Le Chic Choc aux épices Boréales... Le blanc Fils du Roy et le délicieux brut de fût LeatherBack sans ajout de sucre.

15h
Petite fringale. Direction Food Trucks.

Le soleil est brûlant... les files d'attente aux food trucks sont de minimum 45 minutes... mais il faut bien se nourrir.

De nouveau j'y vais pour l'antillais, ça semble être ma thématique du voyage. Acras, bouchons réunionnais et jus d'Hibiscus. Pas mal du tout.

16h30

À l'intérieur l'ambiance se réchauffe... dans tous les sens du terme, d'ailleurs. L'effet serre est suffocant, le ton monte avec le niveau d'alcool absorbé, ça dégénère un peu.

J'avoue qu'on est loin de la réserve et de la retenue professionnelle des Vinexpo ou Prowein... mais c'est la fête du rhum, après tout.

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18h

On rembale.

Les pieds font mal.

45 minutes pour le retour... on s'arrête, Benoit Bail, Jerry Gitany et moi, dans la première pizzéria à portée de la main, trop crevés pour chercher plus loin.

Ça fera l'affaire!

Lundi 9 avril

Journée professionnelle, enfin.

C'est aujourd'hui que les petites graines semées doivent germées.

11h

Les rencontres se succèdent, les dégustations et les découvertes aussi.

La journée destinée aux pros est parfaite pour discuter et conclure des ententes de commercialisation.

Les blogueurs et les journalistes y ont aussi plus de temps et d'espace pour capter l'évènement,

Je revois mes clients et amis, je croise mes comparses du jury du Rhum Fest, je goûte, j'analyse, je découvre... C'est extrêmememt productif... Plusieurs ébauches seront sur ma table à dessin au cours des prochains mois. Je ne chômerai pas, je suis remplie d'espoir, j'ai de bien belles choses pour nos marchés et je ne peux en être plus ravie.

Le contraire, dans le contexte, aurait éte catastrophique. La vie de consultante ne peut pas se permettre trop de coups d'épée dans l'eau. :)

16h

C'est canné pour moi.

Je fais mes adieux à tout le monde.

Je prends un sandwich à la boulangerie rue Bosquet avant de rentrer à l'hôtel pour travailler.

19h

Rencontre de travail à la Cave Christian de Montaguère (voir Journal d'une pirate, partie 3 - Les coulisses des Rhum Fest Awards)

J'essaie d'expliquer aux producteurs les procédures de la SAQ et les enjeux spécifiques.

Non, avoir comme principal collaborateur la SAQ n'est pas un jeu d'enfant, il ne faut pas multiplier les erreurs coûteuses et je tiens à protéger les producteurs en les renseignant au mieux.

20h

Diner à l'italienne en compagnie de Claudia et Daniel de Ron Maja, de Jerry et de Benoit.

La burrata est bien fondante... ça change de l'antillais. :)

La fatigue se fait sentir.... nous n'avons tous qu'une envie, retrouver notre lit.

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23h

Hé non, la nuit de sommeil ne commence pas ici à Paris.

Au moment de me mettre au lit, mon ami Alexandre Sakon réussit à me convaincre de retarder de quelques heures mon repos pourtant bien nécessaire et me voila repartie jusqu'à 3h du matin.Je crois que j'ai vraiment mérité mon surnom de pirate, sur ce coup! ;)

4h

Mon nouveau voisin de chambre est une locomotive! Il ronfle si fort que tout le palier doit l'entendre. Je tourne en râlant dans tous les sens

Note à moi même : la prochaine fois, ne pas oublier les bouchons d'oreilles.

Mardi 10 avril

9h

J'ai une tête affreuse.

J'ai besoin d'aide.

Vite chez monsieur Guy, rue du Champs de Mars, pour une mise en plis.

Il sait faire des miracles et il le fait depuis plus de 30 ans.

annie grandemesse 13

10h30

Je reviens aujourd'hui à mes anciennes amours... le vin.

Que je n'ai jamais négligées, malgré mes dissidences.

Je retrouve au Petit Cler un charmant producteur de Beaujolais... ses produits sont très bien faits. Je sors de nouveau mon discours éducatif sur les dessous du marché québécois... le courant passe. Nous allons tenter de travailler ensemble dès mon retour.

13h

Cette fois l'Alsace vient à moi.

J'ai le plaisir de collaborer avec la maison Pierre Sparr et Patrick Aledo, le directeur, est maintenant un ami.

Il a eu de la chance, la grève des trains vient tout juste de prendre une pause.

Devant un délicieux tartare et un gargantuesque baba au rhum, nous parlons de nos références, de nos stratégies commerciales, de nos visions...

Le train de retour est pour bientôt... et de mon côté un appel client est prévu pour 16h.

Nous repartons chacun de notre côté compléter notre course.

18h

Je termine ce papier et ensuite sous la douche.

Je dine avec mon ami trader; quelques projets sont en train de prendre forme.

Serait-il possible de collaborer ensemble enfin? La suite le dira...

Ma grande virée s'achève... Demain mes distillateurs de Bretagne, Gin H2B, viennent vers moi.

J'ai bien hâte de rencontrer les 2 Bertrand, responsables de la distillerie.

Une soirée entre amis concluera ce périple étourdissant avant de sauter dans l'avion vers Montréal, où j'aurai l'impression d'être en vacances!!

Dix jour de folie. Dix jours de bonheur extrême.

Si la vie vous intéresse?

Devenez consultante... ou pirate!?

Annie Des Groseilliers
Consultante Stratégique V&S 
W&S Strategic Consultant
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Rumgazette.com

Nous y voici enfin.

Depuis des mois j'attendais avec fébrilité ce moment qui a motivé ma présence à Paris.

Les dégustations du Rhum Fest Awards 2018 commencent...

annie rhumfest verres

Mercredi 4 avril

9h

Je suis en route vers la Rhumerie de Paris. Les grèves pertubent la circulation déjà dense de la capitale, les trains ne fonctionnent plus, il y a donc d'énormes impacts.En péripherie on confirme aux nouvelles 400 km de bouchons.

Je suis donc doublement heureuse d'avoir opté pour mon quartier (75007), qui se trouve à distance de marche des secteurs stratégiques. Saint-Germain-les Prés n'est pas si loin... dans une demi-heure j'y serai.

9h45

Jerry Gitany (Agricole Tour, Rum Embassy) et Suzanne Long ( Longitude, USA) arrivent en même temps que moi. Embrassade rapide et nous pénétrons dans l'antre du rhum.

L'endroit est chargé d'histoire et ça se sent (voir Journal d’une pirate… en direct de Paris!Journal d’une pirate… en direct de Paris!)

On invite les jurés à monter à l'étage dans la salle privée où nous dégusterons.

Marc Battais, qui se charge de la logistique des Awards, nous accueille et nous assigne notre place. Trois groupes de dégustateurs se partageront les 26 catégories.

Détrompez-vous, à ce stage-ci, l'ambiance n'est pas festive.

Nous devons faire avec le plus grand respect et sérieusement notre travail.

Au-delà du produit, c'est le travail et les rêves d'êtres humains qu'on verse dans nos verres.

Les 20 jurés internationnaux sont en place...

10h

C'est parti!

Ma premiére catégorie sera donc les Agricoles blancs pur jus à 50% et plus.

Ça commence en force! Mes papilles n'ont qu'à bien se tenir!

Nous devons juger les rhums de la sélection finale à l'aveugle selon les critères suivants: visuel, nez, bouche, équilibre des arômes, finale, longueur, impression globale.

Les 3 qui se seront distingués de notre côté seront à leur tour dégustés par un autre groupe de jurés et nous, nous jugerons leurs 3 meilleurs.

Nous ne saurons pas ce que nous avons dégusté, ni n'obtiendrons les résultats finaux avant samedi, lors de l'annonce officielle.Top secret, donc!

annie autravail

11h

Seconde catégorie: Agricoles Pur jus ESB (élevés sous bois)

On s'exécute.

Je m'étonne. Non seulement mes papilles tiennent le coup, mais elles sont en alerte et mon sens de l'odorat est exacerbé. Mes années dans le vins ont finalement fait leur boulot ?

12h30

Pause lunch antillais.

Les acras de la Rhumerie sont divins. Assurément les meilleurs que j'ai dégustés depuis ceux que j'ai goûtés dans les Antilles... Irréprochables!

13h30

On reprend.

Cette fois, 9 verres d'Agricoles pur jus 7 ans et plus s'alignent devant moi.

Suivront une heure plus tard 11 rhums épicés... Les papilles commencent à souffrir, il est temps que la journée se termine.

16h30

C'est bon pour la ronde 1.

Non, non, aucun juge n'est en état d'ébriété... nous crachons bien entendu, mais malgré tout, l'alcool réussi à se faufiler par nos muqueuses et nous laisse tout de même un peu raplapla.

Ma demi-heure de marche vers mon hôtel va me faire un bien fou.

19h30

Le temps de sauter dans la douche et de prendre mes messages de Montréal, je suis prête à repartir.

Ce soir, rencontre attendue avec Cyril Lawson, de HSE.

annie cyril

20h

Cyril et moi nous attablons en terrasse (chauffée, là! Ne vous faites pas d'illusion sur le traditionnel April in Paris, c'est pas encore ça!)

Ça coule trés bien; les discussions sont animées et précises; nous avons la même approche et nous avons donc bien envie lorsque le moment nous semblera idéal de travailler ensemble.

Il est près de minuit... Je dois vraiment rentrer, une autre journée bien remplie m'attend.

Jeudi 5 avril

Encore de la pluie, encore des grèves, encore des bouchons... mais Paris reste magique.Je l'aime inconditionnellement et j'adore arpenter ses rues le matin.

Je suis prête pour ma 2e journée.

10h

Nous attaquons les mélasses et miel de canne, et assemblages pur jus/ mélasse

Suivent les mélasses/ miel de canne sans ajout de sucre de 7 ans et plus.

Après le lunch, c'est au tour des Single Casks / Bruts de fut pur jus ou mélasse et la journée se termine sur les arrangés et les spiritueux à base de rhum.

C'est bon, c'est canné!

Nous baissons la garde et laissons la fatigue s'exprimer un peu.

Je suis satisfaite, j'ai l'impression d'avoir fait de mon mieux et honnêtement. Attendons les résultats.

Je respire mieux.

annie formulaire

16h30

"Coco" Corentin Gallais, des rhums Offrian, vient me rejoindre à La Rhumerie.

Nous avons prévu une visite à la magnifique Cave Christian de Montaguère.

C'est impérativement un incontournable de tout amateur ou collectionneur de rhums.

La cave fondée par le proprietaire actuel, Christian Collineau de Montaguère, aura 10 ans cette année.

On y retrouve 1500 références.

Mon ami et mentor Jerry Gitany y est l'expert rhum et passer un moment à discuter au salon de la cave à l'étage est toujours inoubliable.

C'est la premiére visite de Coco à la cave.

Je crois qu'il est sous le charme aussi.

Le seul enjeu est de devoir résister... puisque les douanes canadiennes, elles, n'ont aucune compassion pour notre passion.

annie christiandemontaguereCave Christian de Montaguère

annie jerry gitany

18h
Apéro en terrasse avec mon nouvel ami Coco, avec qui le temps file toujours à toute allure.

On se fait une délicieuse pizza au Café Central de la rue Cler en refaisant le monde et en partageant quelques brides de vie... qui a dit que le boulot ne pouvait jamais apporter de beaux moments de partage, hein?

La fatigue se fait sentir. Il faut être sage et aller dormir.

Vendredi 6 avril

8h30

Ahhh, le bonheur! Je prends enfin le temps de prendre le petit déjeuner en terrasse... il fait un temps splendide. Plein soleil sur Paris... L'énergie est palpable.

Je ne dois pas négliger mon travail et mes clients, je passe à travers courriels et urgences. La vie ne s'arrête pas de l'autre côté des choses.

14h

RV improvisé par un collègue de Montréal avec un homme d'affaires de Paris.

Son projet est stimulant, sa vision aussi.

Je quitte en cherchant la place que je pourrais jouer dans cette affaire et comment y répondre. La suite n'est pas définie.

15h

Je viens d'apprendre que mes collaborateurs de Québec Rhum, Max et P-O, viennent d'arriver pour le Rhum Fest.

Le temps de finaliser quelques dossiers, je file les rejoindre sur le Champs de Mars

17h30

Impression surréaliste que de retrouver mes pirates à Paris.

Nous nous entendons bien, nos liens dépassent largement maintenant le stricte côté professionnel, même si nous ne le perdons jamais de vue.

Je suis leur vieille pirate (enfin... ils sont trop polis pour ajouter vieille, mais je le fais pour eux) et oui, je leur dis les choses sans détours, et parfois ça brasse.

Ils connaissent mes codes d'éthique et ma façon assez carrée en affaires.. ils vivent bien avec, je crois ?

19h
On m'attend à la soirée privée du Rhum Fest réservée aux juges et aux producteurs.

Soudainement il me prend une idée contraire à mes règles habituelles et à l'étiquette : j'ai envie de partager ce privilège avec mes pirates.

Qui ne risque rien n'a rien!

Un plaisir partagé est un plaisir décuplé!

21h

La fête bat son plein.

Mes pirates sont heureux comme des rois et moi ça me rend heureuse.

Le rhum et les ti punchs abondent... les divins acras sont de la partie.

On souligne l'anniversaire du fondateur du Rhum Fest et du Rumporter, Cyrille Hugon...

Rires, embrassades... on se dit à demain au Rhum Fest.

annie rhumfest partyRhum Fest Awards party avec Annie, Cyrille Hugon, Hervé Damoiseau

22h
On marche dans les rues de Paris Maxime, P-O et moi, la tête pleine d'images et de sensations.

Nous allons bien dormir et sûrement réver de plantation, de soleil et de rhum.

annie maxime po

Samedi 7 avril

9h

Les résultats des médailles viennent de sortir. C'est tout chaud!

rhum fest awards 2018 rumporter

Je sais enfin ce que j'ai jugé.

Je me sens étrangement émue.

Je ne verrai plus jamais les concours et les récompenses de la même maniére.

Cette expérience y a donné un tout autre sens, une dimension humaine...

Je vous l'ai déjà dit combien j'aime mon métier?

À très vite dans le 4e partie du Journal d'une pirate...

 

Annie Des Groseilliers
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Rumgazette.com

La semaine dernière, je vous proposais de me suivre au Rhum Fest de Paris, évènement culte du milieu du rhum s'il en est un...

Lundi 2 avril

Me voici donc fraichement débarquée après un vol de nuit paisible et sans embûche pendant lequel, fait rarissime, j'ai même réussi à roupiller.
On annonçait au décollage une arrivée sur un Paris printanier à 17 degrés... Bon, je ne vais pas me plaindre, sachant ce qu'on vous annonce sur le Québec cette semaine, mais ne soyez pas trop envieux, le 17 n'est qu'un maigre 13 accompagné de vents, de grisaille et de pluie.

Je viens de poser mes bagages au Grand Hotel Leveque de la rue Cler (75007)... j'avoue que j'étais réticente à l'idée de dévoiler au grand jour ce bon tuyau, mais j'ai promis de tout vous dire, alors c'est fait.
La rue Cler est une rue animée et joyeuse garnie de petits restos, de cafés, de terrasses, de marchés, de boulangeries et autres bonheurs. Je sais, je sais, on considère le 7e comme un quartier assez bourgeois, mais bon... il est au pied de la Tour Eiffel, en bordure de la Seine, à distance de marche du Louvre, des Champs Élysées et de Saint-Germain-des-Prés... alors je veux bien jouer la bourgeoise à Paris.

annie grand hotel leveque

Ce soir, je me permets une soirée perso.
Demain, il me tarde de rencontrer pour la première fois en personne, le cofondateur de la marque Offrian du Panama, Corenthin Gallais, dit "el Coco" pour les intimes.
Nous travaillons ensemble depuis 1 an et les rhums seront disponibles à la SAQ très bientôt.
Mon travail de consultante a cet avantage inestimable de provoquer des rencontres qui, par la nature de notre collaboration, se teintent d'amitié.
Par moment, avouons-le, c'est la qualité de ces relations qui nous permet d'avancer et de continuer dans cette jungle qu'est trop souvent devenu notre milieu...

annie corentin

Mardi 3 avril

3h30 du matin. Je suis déjà dans une forme éclatante et sur ma tablette en train de finaliser des dossiers; avantage collatéral certain du décallage horaire.
N'empêche, la journée risque d'êre longue.
Toujours gris sur Paris... temps tristounet, ni froid, ni doux... la météo est aussi indécise ici que chez nous.

Midi 3 avril

Je rejoins Coco (Corentin Gallais, Offrian) au lobby de mon hôtel et nous trouvons un petit bistro pour nous poser et enfin pouvoir reprendre de vive voix nos échanges.
Offrian est une marque à surveiller de près.
Née au départ de l'association des forces de 3 passionnés de commerce international et du commerce équitable, Jordan, Corentin et Marc, qui avaient d'abord lancé un groupe d'export de vignerons en Loire. Leur passion commune pour le rhum les amène à amorcer, en 2014, leur projet Offrian ("offrir" en vieil anglais). C'est à cette époque qu'Arturo va se joindre à eux, fort de son expérience commerciale pour une marque de rhum vénézuélien.

annie ofrian guys

Ils confient au maitre rhumier Don Pancho l'élaboration de leurs rhums, qui seront vieillis en futs de bourbon de chêne blanc américain à la distillerie Las Cabras (autrefois San Carlos), au Panama.
Offrian offre en ce moment 2 rhums: le 8 ans et le 12 ans.
Vous dire combien c'est un plaisir de travailler avec ces globetrotters allumés et généreux est un euphémisme.
Ma rencontre avec Coco aujourd'hui est donc un pur bonheur qui déborde sur bien d'autres intérêts communs que nous partageons... les voyages, la découverte, la photo (Coco est un photograhe émérite qui a capté le monde dans son objectif) et une philosophie de vie, ma foi, assez copie conforme.
Si ça, ça fait partie de mon travail, je veux bien souffrir de workaholisme.

annie offrian rhums

18h

Aie! Déjà.
Un tout nouveau client m'attend.. Une autre découverte... Premier contact.
Vite un petit coup d'éclat, et je file.

Il me faudra rentrer tôt, tout de même, pour être en forme, car demain, les dégustations des Rhum Fest Awards commencent.
On m'attend pour 10h à la mythique Rhumerie de Paris, boulevard Saint Germain, haut lieu de la piraterie parisienne créé en 1932 par Joseph Louiville, suite à l'exposition Coloniale de 1931, qui avait attiré 22 millions de visiteurs à Vincennes.
C'est donc avec fébrilité et le plus grand respect que j'irai m'imbiber de son histoire, et le terme est approprié! ;)
Faudra prévoir le coup; il y a grève des trains et des métros en ce moment sur Paris.
Je devrais pouvoir m'y rendre en 30 minutes à pied... après tout, il faut "marcher" Paris!
Je vais retrouver 60 comparses jurés venus de partout... 14 dégustations à l'aveugle nous attendent pour 26 catégories.

rhumerie

Après les dégustations, je retrouverai demain soir, "enfin", devrais-je dire, puisque je le courtise pour qu'il succombe à l'envie de tenter l'expérience québécoise depuis un bon 2 ans, Cyril Lawson, directeur commercial des Rhums HSE (Habitation Saint Etienne).
Impossible dans ma petite tête de pirate que cette magnifique et très élaborée marque martiniquaise, acclamée et reconnue partout et par tous les amateurs, ne se retrouve pas chez nous. Je suis naturellement impatiente de partager ce moment avec lui.

À suivre, donc...

À la semaine prochaine, pour la dernière partie de ce carnet de voyage...

Annie Des Groseilliers
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Rumgazette.com

lundi, 26 mars 2018 09:16

Journal d’une pirate…

Le 7 avril prochain s’ouvrira ce grand rassemblement international du rhum et de ses intervenants, le Rhum Fest de Paris, où cette année 169 distillateurs, affineurs et producteurs de rhums montreront leur savoir-faire aux milliers d’amateurs, journalistes, cavistes et acheteurs venus des 4 coins du globe pour assouvir leur passion.

Nous y sommes presque.

Le Rhum Fest, c’est aussi en parallèle ce grand concours des Rhum Fest Awards, qui vise à récompenser et à remettre les médailles aux rhums d’exception, à ceux qui se seront démarqué dans chacune des 26 catégories (cliquez ICI).

annie rfa2018

En fait, dans l’ombre, et ce depuis février, les rondes de présélection sont déjà en cours.

Plus de 350 échantillons sont, ou ont été, au moment où j’écris ces lignes, dégustés par le jury organisateur du Rhum Fest (journalistes, cavistes, sommeliers, mixologistes, Confrérie du rhum.)

Les 4 et 5 avril, le jury officiel, composé d’experts internationaux, aura la lourde (mais délicieuse tâche, avouons-le) de trancher et d’attribuer les médailles aux rhums qui auront franchi l’étape de la présélection.

Et oui, j’en ferai partie, et c’est un privilège que j’accueille avec un immense plaisir, et surtout avec énormément d’humilité.

Je vous propose de me suivre à travers ce périple sous forme d’un journal de bord ou d’un carnet de voyage.

On y va? 

25 mars 2018 : 

Moins d’une semaine avant mon départ.

Il y a deux mois environ, j’ai accepté l’invitation du Rhum Fest de Paris de participer en tant que juge à l’attribution des médailles.

J’y serai aux cotés de mon ami, mentor et confrère de la Confrérie du rhum (dont il est le cofondateur), l’expert rhum Jerry Gitany. J’en suis ravie.

annie jerry gitany

J’y retrouverai aussi, entre autres, Benoit Bail (Confrérie du Rhum, Agricole Tour, Depaz..), Cyril Hugon ( Rhum Fest, Rumporter), et l’incontournable Suzanne Long (Longitude), que j’ai eu la chance d’interviewer l’an dernier pour la RumGazette… L’expérience ne pourra qu’être extraordinaire.

annie benoit bail

Depuis quelques semaines, mon agenda se noircit. Les rencontres sur Paris vont se multiplier en périphérie du Rhum Fest. Mon travail de consultante stratégique est indissociable, bien évidemment, et il me tarde vraiment de revoir ou de rencontrer pour la première fois en personne mes clients et mes collègues du milieu. Il y aura sans aucun doute de belles et productives discussions.

Surprise! Mes collaborateurs de Québec Rhum seront aussi présents au Rhum Fest, où ils présenteront une Master class sur les rhums québécois. J’irai bien sûr les appuyer! Retrouver Maxime, Baptiste, Mathieu et PO à Paris sera vraiment un moment spécial. Qui aurait dit, il y a quelques années, que le Québec serait un jour associé au rhum? Même pas moi, je l’admets.

Plus qu’une semaine, donc.

L’hiver a été cruel, on le sait, et cette année, confession, j’ai eu une histoire particulièrement intime et complice avec ma boite de mouchoirs et les décongestionnants. Je croise maintenant les doigts pour que mon nez et mes papilles tiennent le coup pour les deux prochaines semaines. Mon outil de travail ne doit pas me laisser tomber sur ce coup-ci. J’évite depuis 10 jours la piscine et les copains avec des enfants en garderie, par excès de zèle?. Alors enrhumés de tout acabit, si vous me croisez d’ici une semaine, faites-moi grâce de vos effusions affectueuses, d’accord? On se reprendra en double à mon retour. Promis.

À la semaine prochaine pour la suite… en direct de Paris.

 

Annie Des Groseilliers
Consultante Stratégique V&S 
W&S Strategic Consultant
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Les finales canadiennes de la compétition Bacardi Legacy se dérouleront à Miami le 6 février prochain.

Maxime Coubès, figure bien connue et influente du milieu de la mixologie au Québec, tentera de décrocher les honneurs et d’obtenir le titre canadien.

Si son nom n’est plus à faire, que sait-on de l’homme derrière ces réalisations éloquentes et de son parcours? Nous allons tenter de lever le voile…   

Maxime Coubès, en quelques mots, d’où venez-vous? 

Je suis originaire du sud de la France. J’ai grandi dans la région de Marseille, où j’y ai fait mes études.

Je travaille dans l'industrie de la restauration depuis plus de 15 ans. J'ai eu un parcours assez classique. Je suis passé par tous les postes, de plongeur en passant par serveur, bartender et manager. J'ai un diplôme en communication visuelle et j'exerce comme illustrateur professionnel en tant que freelance en parallèle de ma carrière dans l'industrie du bar. J’ai définitivement appris le service avant les cocktails et c’est une chance. 

Quand et pourquoi avoir décidé de tenter le coup de l’autre côté de l’Atlantique?

Ma conjointe et moi avions simplement envie de changer d’air, de voyager, nous savions que Montréal était une destination où nous pourrions découvrir une culture et un cadre différent sans pour autant avoir la barrière de la langue. ​Nous sommes arrivés il y a 5 ans et après un an passé là, nous avions décidé de rester. Aujourd’hui, nous sommes ici chez nous et nous n’imaginons vraiment pas en partir; en plus nous avons maintenant une petite fille (québécoise) et nous souhaitons l’élever ici. Le Québec, c’est notre maison. 

Vous êtes à l’origine d’institutions reconnues et respectées de l’industrie. Pouvez-vous nous parlez un peu de la vision derrière Le 4​e​ Mur, L’École du Bar de Montréal​,​ et de votre rôle au Cloakroom Bar?

Le 4e Mur est un projet de passionnés, nous voulions ouvrir un speakeasy, car avant l’ouverture du 4e Mur, il n’y en avait pas à Montréal, alors qu’il y en avait déjà dans toutes les capitales mondiales depuis longtemps.

Nous savions que si nous ne le faisions pas, quelqu’un d’autre allait le faire dans l’année qui suit, le marché était prêt pour ça. D’ailleurs, cette même année, plusieurs bars cachés ont fleuri dans Montréal et ça a fait beaucoup de bien à la scène cocktail. Nous opérions déjà le même local auparavant et il était vraiment propice à ça: une petite porte discrète sur la rue St-Denis. Beaucoup de clients nous disaient qu’ils ne trouvaient pas le bar, alors on a décidé de transformer cette faiblesse en force et ça a bien marché. Aujourd’hui, le 4e Mur a son propre style et c’est une référence en termes de qualité de service, car ses acteurs sont et seront toujours des passionnés; c’est ça la clé selon moi et rien d’autre, c’est l’avantage de faire les choses pas uniquement pour l’argent.

L’ouverture de l’école était naturellement prévue avant même que l’on ouvre le bar; les deux projets allaient ensemble.

Notre souhait d’ouvrir l’École du Bar de Montréal nous semblait logique, car nous avions déjà un pied dans l’éducation grâce à Antoine Galdes, qui avait déjà formé de nombreux jeunes bartenders au sein de son ancienne structure.

Aussi nous étions vraiment désireux d’être des acteurs influents dans notre marché et de faire avancer les choses. L’école nous donne une autre perspective, comme une corde différente à notre arc; je suis très fier de faire partie de ce projet.

J'ai été à l'origine également de la première édition du Miracle bar, avec Antoine et notre associé Nicolas Desflammes. Ce bar éphémère de Noël a rencontré un énorme succès dès le début; c’était une expérience incroyable.

Pour finir, mon rôle au Cloakroom est très simple, je travaille là-bas à mi-temps car je me suis retiré des opérations au 4e Mur et à l’École pour me concentrer sur ma carrière personnelle.

Au Cloakroom, je suis bartender, je fais des cocktails. Je n’ai aucune autre responsabilité que m’assurer que la clientèle soit bien servie.

Andrew Whibley, son propriétaire, est quelqu’un qui avait beaucoup de choses à m’apprendre, car nous avons une clientèle et une technique de travail très différentes. J’y apprends beaucoup et je m’entends très bien avec l’équipe.

Vous allez représenter le Québec aux finales canadiennes de la réputée compétition Bacardi Legacy, à Miami. Pouvez-vous nous parler de cette compétition, du défi que vous aviez à relever et de ce que représente cet honneur pour vous?

En octobre dernier, j'ai gagné les finales régionales de cette prestigieuse compétition, qui comptait parmi les meilleurs bartenders québécois du moment. Cette victoire m'a permis d'accéder aux finales canadiennes, qui compteront 8 bartenders venus de tout le pays.

Cette compétition est pour moi l’occasion de mettre en lumière toutes mes compétences, que ce soit en cocktails, en présentation, en graphisme, en marketing.

C’est la compétition la plus demandante en termes de présence sur le terrain. Il faut que votre cocktail soit reproduit le plus possible tout autour du monde, il faut faire marcher les réseaux. C’est une approche qui n’est peut-être pas faite pour tous les bartenders, mais elle semblait faite pour moi cette année. Je prends énormément de plaisir et surtout, j’apprends beaucoup. J’y ai surtout appris que dans la chaine de l’industrie du bar, les bartenders ne sont que des acteurs parmi tant d’autres; nous avons besoin des représentants, des ambassadeurs, des médias, des gens sur le terrain dans les distilleries auprès des matières premières, etc. et enfin les acteurs les plus importants sont définitivement les clients.

Au cours de ces finales, nous serons soumis à deux épreuves.

Une présentation marketing qui devra mettre en valeur toutes les étapes de promotion que j'ai entreprises pour faire connaitre mon cocktail, ma recette et son inspiration. Une présentation sur un stage où je devrai exécuter deux fois mon cocktail et en même temps expliquer son histoire et mon concept.

Mon cocktail s’appelle « La Equidad »; il est inspiré de la perpétuelle recherche d’équilibre que doivent avoir les barmen, aussi bien dans leurs cocktails que dans leur vie personnelle. Une de mes inspirations est aussi l’implication de la compagnie Bacardi dans les domaines de l’écologie, le développement durable, l’art, la musique, et la lutte contre les discriminations sexuelles et sociales, qui sont des sujets d’actualité réels dans notre industrie.

annie max coubes drink2

Bref, j’ai voulu souligner que Bacardi est un véritable leader international dans son domaine, avec une vision très actuelle.

Bien entendu, c’est un honneur pour moi de représenter le Québec. En plus je serai aux côtés de ma consœur et amie Sabrina Mailhot, qui est une très bonne amie; on s’est beaucoup soutenus pour ramener cette victoire au Québec au cours de ces 3 derniers mois. J’aimerais rendre au Québec tout ce qu’il m’a apporté, alors bien entendu je prends cela très sérieusement.

Votre parcours n’est déjà pas un long fleuve tranquille… il est teinté de défis et de belles réussites, alors quelle serait la suite idéale pour Max Coubès? De nouveaux projets? De quoi seront faites les prochaines années?

Pour le moment je suis très orienté vers un projet média qui m’intéresse beaucoup, mais je ne peux pas trop en parler encore; je souhaite aussi développer mon aspect polyvalent et continuer à travailler autour du design. Je ne lâcherai bien sûr pas le cocktail. Pour le moment, je souhaite consacrer plus de temps pour ma famille; les opportunités ne manquent pas.

Merci pour votre générosité Maxime, et d’être surtout cet exceptionnel et talentueux ambassadeur du Québec qui nous représentera le 6 février.

Maxime Coubès nous offre en primeur la recette du cocktail qui lui a permis de remporter la finale régionale et qu’il présentera lors de la finale canadienne au Bacardi Legacy. 

 annie max coubes logo

LA EQUIDAD

2 oz Bacardi Ocho
0,5 oz jus de lime frais
0,5 sirop de café (très simple : 1 part de café pour une part de sucre)
6 feuilles de menthe
SHAKE SHAKE
Rallonger au Martini rosé vin pétillant
Garnir avec une tête de menthe

LES CONTACTS ET RÉFÉRENCES DE MAX COUBÈS:

Maxime Coubès 

Facebook

École du Bar de Montréal
355, rue Ontario
H2X 1J7

Cloakroom Bar
2175, de la Montagne, suite 100
H3G 1Z8

Le 4e Mur
Speakeasy-bar sans adresse

 

Annie Des Groseilliers
Consultante Stratégique V&S 
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Ce livre est un voyage. Il traverse les océans depuis les Caraïbes jusqu’à l’océan Indien, longe les côtes d’Amérique du Sud, du Brésil, et nous entraîne jusqu’au Queensland australien, aux Philippines, en Thaïlande, partout où la fleur duveteuse émerge des champs de canne à sucre, partout où fume la cheminée d’une sucrerie, là où mature en fûts l’or ambré du rhum.

Omniprésent en littérature et au cinéma, longtemps cantonné aux images jaunies des bars cubains, le rhum constitue le troisième marché mondial des ventes d’alcool, derrière le whisky et le champagne, et se classe le premier dans la catégorie des alcools blancs, devant la vodka et le gin… Celui qui « monte » le plus et le plus vite.

L’Europe en consomme 350 millions de bouteilles par an ; la France, 60 millions. Son renouveau doit beaucoup à la vogue des cocktails, à l’art de la mixologie, qui inspirent de nombreux concours internationaux : bartenders « hispters » et barmaids sexy lui donnent un coup de jeune éclatant !

Patrick Mahé a publié une cinquantaine d’ouvrages sur des sujets très variés, dont plus d’une quinzaine en art de vivre aux Éditions du Chêne – E/P/A, notamment sur la Bretagne (son pays) et sur le monde celtique. Pour Culture Rhum, il a sillonné l’océan Indien, le Mexique, les Antilles, Cuba et Puerto Rico. On lui doit déjà Culture Whisky (six éditions) et Culture Champagne.

Parution le 25 octobre 2017
240 pages
PVC : 35€

Source: Revue Vinicole Internationale

jeudi, 11 janvier 2018 09:38

Snowbird Tiki Bar : Aloha Mtl!

Nostalgiques des bo-bo platters, des petites ombrelles de papier colorées ornant des cocktails format XL et des chemises hawaïennes  qu’on retrouvait jadis au défunt Jardin Tiki de la rue Sherbrooke Est? Réjouissez-vous, le kitsch n’est pas mort, il est bien vivant, plus que jamais, et très très tendance.

Rejoignant cette vague de bars de quartier, le Snowbird Tiki Bar a ouvert ses portes il y a quelques mois sur le boulevard Saint-Laurent.

Excellente nouvelle, donc, pour tous les «wanna be snowbirds» qui, comme vous et moi, ne peuvent  se permettre de partir vers le sud quand le froid nous tombe dessus et qui restent les deux pieds dans la gadoue cet hiver… Le Snowbird Tiki Bar vous fera oublier les -30 et les bancs de neige.

Dans ce décor aloha, une surprise de taille vous attend depuis quelques semaines, et le Snowbird Tiki Bar vient de marquer un grand coup, car désormais le maitre à bord n’est nul autre que Baptiste Gissinger, passionné érudit du rhum et des cocktails qui en dérivent.

annie snowbird baptiste

Baptiste, nous nous connaissons depuis quelques années déjà, depuis le début de ma collaboration avec l’équipe de Québec Rhum. En plus d’être à la tête de l’animation des soirées dégustations, tu étais alors un restaurateur connu et respecté de la très vivante  Grande Allée et rien ne présageait que tu allais quitter ta terre d’adoption, Québec. Que s’est-il passé depuis ?

Quand nous nous sommes retrouvés confrontés avec l'impossibilité de renouveler le bail de notre premier resto, on a pris la décision, avec mon frère, de vendre le deuxième resto. Après 5 années de dur travail, de bonnes vacances bien méritées nous attendaient. Je suis parti en van de Vancouver pour rejoindre Ushuaia, la pointe sud du continent sud-américain. 15 pays en 6 mois, 40 000 km et 62 postes de frontières passés. Un voyage absolument épique.

Pourquoi as-tu posé tes valises à Montréal cette fois? Par quel hasard ou quelle suite de circonstances ésotériques te retrouves-tu au Snowbird Tiki Bar?

Dès mon retour, je suis parti à Gatineau pour participer à l'ouverture d'une microdistillerie, superbe projet me permettant de travailler en lien avec ma grande passion que sont les spiritueux. J'ai ensuite eu l'opportunité de me joindre à l'équipe du Snowbird Tiki Bar lorsqu'ils cherchaient un directeur des opérations. J'en ai profité pour ramasser le Bar Brutus et la Taverne Cobra afin d'exprimer mon expertise en gestion d'entreprise. Plus le challenge est de taille, plus je me sens vivant!!

annie snowbird ambiance

Parle-nous du Snowbird. De sa particularité. De ce qui le rend différent. Quelle est la clientèle visée?

Le Snowbird, c'est avant tout un voyage dans le temps et géographique. On veut rendre hommage aux plus grands bars Tiki et on passe notre temps à essayer de l'améliorer. Je pense que ce qui nous différencie, c'est l'amour que l'on met dans tout ce qu'on fait! Juste la déco, tu peux venir 10 fois de suite et toujours découvrir des petits artéfacts sur les murs ou dans un coin; on veut que la place évolue, grandisse! La clientèle est vraiment constituée de gens qui veulent s'évader et l'endroit est parfait pour ça!

Parle-nous de la carte des rhums. Des cocktails Signature du Snowbird?

Quand je suis arrivé, la carte des rhums était déjà bien fournie avec une soixantaine de références, mais je l'étoffe au gré des découvertes à la SAQ. J'essaie aussi d'augmenter la présence des rhums agricoles, qui était une grosse lacune de la place.

On travaille présentement sur le nouveau menu cocktail en mettant l'emphase sur la présentation, le gout et la culture Tiki des années 60. Ça va être beau, ça va être bon et ça va être le fun!

annie snowbird drink

Quelle est ta vision pour le Snowbird Tiki Bar?

On veut vraiment que le Snowbird fasse parti du paysage de la ville de Montréal. On travaille fort sur l'ambiance, les évènements; on est en train de refaire le menu nourriture aussi, tout ça en vue d'un objectif: devenir une référence! La période hivernale va me permettre d'accentuer mon travail sur la formation du personnel en rhum afin d'agrémenter l'expérience client. Beaucoup de travail, mais des heures de fun!!

Aloha Pirate!

annie snowbird annie baptiste

Snowbird Tiki Bar
6714, boul St-Laurent
Montréal (Québec) H2S 3C7
Tél.: 514 379-6714

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samedi, 30 décembre 2017 15:06

Mes voeux pour la nouvelle année

Pour cette nouvelle année qui s’amorce...

Inutile d’attendre une date bien arrêtée du calendrier pour remettre nos compteurs à zéro, marquer un temps d’arrêt pour repartir sur de nouvelles bases ou se réaligner. Nous avons tous en nous les outils pour dresser nos propres bilans et apporter quelques changements si nécessaire… et ce à tous moments.

Traditionnellement le passage à une nouvelle année nous sert d’excellent prétexte... et j’en profite donc pour vous offrir, un peu d'avance, mes vœux les plus sincères.

Un peu inusité peut-être, mais pour 2018, je vous souhaite d’abord, si ce n’est déjà fait, de faire la paix avec votre passé.

Ne pas le renier, bien au contraire! Il est la fondation de ce que nous sommes. Chaque épreuve, chaque expérience, chaque rencontre a sa raison d’être et n’est pas le fruit du hasard… ce sont les pièces de notre puzzle intérieur qui s’emboitent une à une pour nous façonner.

Ne pas le renier, mais surtout ne pas s’y accrocher et ne pas l’idéaliser non plus. Ce qui est derrière nous doit rester derrière… Difficile d’avancer en regardant sans arrêt dans le rétroviseur.

Je vous souhaite de chérir vos souvenirs heureux, d’en garder l’émotion brute, et d’accepter les souvenirs douloureux, pour en retirer des leçons durables.

Profitez de ce nouveau départ pour vous délester de ce qui devient trop lourd à porter. Que ce soit un lien à sens unique ou devenu malsain, des obligations énergivores, une image qui ne vous ressemble plus… Voyagez légers, Voyagez agiles, Voyagez ouverts!

Que vos choix cette année soient en accord avec vos désirs et votre instinct, ce guide fidèle et fiable que nous bâillonnons trop souvent.

Je vous souhaite d’aller au bout de vous-même, de vous laisser surprendre par ce que vous êtes et que nous n’aviez peut-être jamais osé exprimer par peur des jugements d’autrui, du rejet, de l’échec ou simplement de sortir de votre zone de confort.

Je ne peux bien sur que vous souhaiter une fois de plus d’avoir à vos côtés le compagnon de route le plus précieux… la Résilience. Ce bouclier protecteur de votre équilibre qui permet d’affronter les épreuves et les coups du sort sans sombrer.

Et bien sûr… Ce cadeau ultime qui donne à la vie sa saveur, sa lumière et son oxygène… l’Amour.

L’amour de vous-même d’abord… puisque pour aimer librement il faut s’aimer en premier.

Laissez-vous aimer aussi. Et aimez l’autre comme vous voudriez être aimé.

Je vous souhaite de connaître un amour sans barrières, sans besoin de contrôle, sans préjugés, sans filet de sécurité, sans attentes et sans agenda caché.

Qu’il soit réciproque, accueillant, chaud et généreux et qu’il puisse s’épanouir dans le partage et faire fi des carcans imposés et des normes établies.

Que 2018 célèbre votre unicité et votre différence, qu’elle garde votre passion vivante et réalise vos rêves les plus inavoués. Que rien ni personne, ni aucun vestige du passé ne vienne entraver votre bonheur et votre paix.

Soyez heureux, infiniment heureux.

Annie

annie voeux2018

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lundi, 31 juillet 2017 13:33

Jean-Max Giguère, créateur mythique

Jean-Max Giguère, sommelier, diplômé de l’Absolute Bartending Institute et figure incontournable de la mixologie et du milieu des bars depuis de nombreuses années. L’industrie le respecte et l’apprécie; aucune controverse, rien pour ternir un tant soit peu l’image du mythique propriétaire du 132 Bar Vintage et de sa dernière œuvre, le bar Idole. 

Jean Max, j’ai envie, d’entrée de jeu, de te demander… mais d’où te vient cette image mythique?  

Difficile de répondre précisément, mais elle me vient sûrement de la passion avec laquelle j’exerce mon métier, des principes que j’ai et qui font que selon moi, chacun a sa place et se doit d’être respecté. C’est ce qui fait aussi que depuis 4 1/2 ans le 132 a développé une clientèle fidèle et a bâti sa réputation. 

Peux-tu nous parler de ce qu’il y a eu avant cette aventure? D’où viens-tu? Quels étaient tes passions et tes modèles avant d’entrer dans le domaine? 

J’ai passé la plus grande partie de ma vie à Laval. Mes parents m’ont donné le goût du voyage et de la découverte très tôt. À 16 ans, j’ai eu la chance de passer 3 semaines seul à Paris chez un oncle, et c’est vraiment là que j’ai eu la piqûre.

À 18 ans, après mes études secondaires, j’ai décidé de partir vers l’Ouest canadien et de me permettre de vivre une certaine expatriation. J’ai déniché un premier boulot à Banff, dans un hôtel, et de contact en contact, j’ai intégré le monde des bars, où j’ai occupé, étape par étape, tous les postes, de « busboy » à barman.

À ce moment-là je n’avais pas encore de modèle proprement dit. C’est venu plus tard, lorsque j’ai suivi mon cours de mixologie à l’Absolute Bartending Institute, que j’ai eu mon premier modèle, Chris Natale, qui en était le propriétaire. 

À quel moment l’alcool est-il entré dans ta vie et quand as-tu su que tu allais suivre cette voie? 

C’est par l’hospitalité que je suis venu à l’alcool, et non le contraire. L’interaction avec les gens, l’art de bien cibler les goûts et de répondre aux attentes de la clientèle, c’est cette voie que j’ai toujours suivie. 

Tu as eu la chance d’exercer ton métier un peu partout dans le monde, et en particulier lors de ton expérience Club Med. Parle-nous de ce que tu as retenu de cette période et l’influence qu’elle a eue sur la suite. 

L’impact que l’expérience Club Med a eu est définitivement au niveau du service à la clientèle. C’est à cette époque que j’ai réalisé à quel point tout est là! La capacité d’entrer en relation avec les clients, de les comprendre et de leur offrir une expérience qui va au-delà de ce qu’il y a dans le verre. 

Qu’est-ce qui a motivé ton désir de te lancer en affaires en ouvrant le désormais renommé Bar Vintage le 132? Pourquoi l’esprit Vintage? Pourquoi avoir ciblé Ahuntsic, un quartier excentré de la faune urbaine? 

Je suis revenu à Montréal il y a une dizaine d’année… pour l’amour d’une femme, évidemment. ;)

C’est là que j’ai complété mon cours de sommellerie à l’ITHQ.

Après avoir bifurqué un peu vers d’autres domaines qui ne me correspondaient pas du tout, sur un coup de tête j’ai décidé d’ouvrir un bar de quartier. Un geste un peu inconscient, car je n’avais aucune expérience en affaires et en fait, aucune attente.

J’habitais Ahuntsic, et je trouvais dommage de ne pouvoir trouver aucun endroit pour finir la journée ou la soirée dans un environnement familier, chaleureux et accessible.

Nous étions 3 locataires potentiels à se montrer intéressés au local du 132, rue Fleury. Un jour, le propriétaire du local m’a annoncé que c’était moi qui avais été choisi comme locataire, et il m’a demandé un plan d’affaires… auquel je n’avais vraiment pas pensé! J’en ai soumis un, et l’aventure a commencé.

Pourquoi Vintage? À ce moment-là, c’était un créneau peu exploité Et l’esprit du Vintage, pour moi, c’est d’offrir des produits cocktails frais et faits maison... des jus pressés sur place, des sirops artisanaux. C’est ça qui me parlait.

Mais toujours et surtout l’image de l’hospitalité reliée au Vintage. 

Tu viens tout juste d’ouvrir un deuxième établissement, le bar Idole, sur la Plaza St-Hubert (ouverture officielle lundi le 31 juillet). En quoi se distingue-t-il du 132? Comment comparerais-tu les deux au niveau de la clientèle visée, de la vision et de l’esprit? 

D’abord, la vision demeure toujours la création d’un repère de quartier, qui favorise les liens et les échanges. Mais les décors du 132 et de l’Idole, qui se veut plus un cocktail lounge, explorent deux univers différents. L’Idole est tout simplement féerique, avec ses voûtes et son coté médiéval, qui étaient déjà présent dans le local lorsque mes partenaires et moi l’avons visité.

Ça a été un coup de foudre et une décision commune qui allait de soi.

Mes partenaires Anthony Jodoin, Simon Mallette Saint-Pierre et moi, voulons exploiter un autre pan de l’histoire avec l’Idole. Nous inspirer graduellement du Moyen-Âge, même au niveau des cocktails et des alcools.

Nous avons 3 phases en vue.

La première étant le lancement du bar, le 31 juillet. Un deuxième bar à l’arrière sera ouvert dans une seconde étape et enfin, une terrasse sur le toit en dernière étape. Une terrasse de type green house où nous allons cultiver nos propres herbes et plantes nécessaires à l’élaboration de nos sirops et cocktails.

Nous prévoyons ajouter aussi des finger foods pour compléter l’expérience. 

À quel moment de ton parcours le rhum est-il apparu et quel est la place que tu lui donnes? Parle-nous des rhums qu’on retrouve au 132 et à l’Idole? Tes coups de cœur? 

Le rhum est définitivement mon alcool fétiche.

Mon premier vrai contact avec le rhum remonte au moment où je travaillais au Club Med. Je me souviens parfaitement de ce rhum 21 ans, mémorable gustativement, que j’avais partagé avec un collègue, mais que je n’ai jamais pu retrouver. C’est là que mon amour du rhum a vu le jour.

Le 132 et l’Idole sont plus spécialisés en Whisky. Pour la mixologie, au niveau des rhums nous avons une entente privilégiée avec Bacardi, mais pour les spécialités, nous y offrons des rhums niche que les amateurs vont rechercher.

Mon rhum fétiche? Sans contredit la Cuvée Flibuste de La Favorite!

Et j’ai un sérieux attachement aux rhums Plantation.

Je suis un amateur/collectionneur passionné, en fait… ma cave personnelle compte plus de 120 bouteilles de rhum, et à chaque voyage je consacre un budget spécial dédié aux achats de rhum. 

Dans 5 ans où seras-tu? Quels sont tes projets d’avenir? 

Dans 5 ans, il y aura sûrement un 3e ou un 4e établissement.

Mon rêve ultime serait d’avoir ma propre distillerie de rhum, ce qui sous-entend m’expatrier et éventuellement posséder mes propres champs de canne à sucre… D’ici 15-20 ans, peut-être.

Le 132 Bar Vintage
132, rue Fleury Ouest

Bar Idole
6388, rue Saint Hubert

 

Annie Des Groseilliers
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