lundi 21 mai 2018
Compétition Bacardi Legacy: Max Coubès monte au front!

Compétition Bacardi Legacy: Max Coubès monte au front!

Les finales canadiennes de la compétition Bacardi Legacy se dérouleront à Miami le 6 février prochain.

Maxime Coubès, figure bien connue et influente du milieu de la mixologie au Québec, tentera de décrocher les honneurs et d’obtenir le titre canadien.

Si son nom n’est plus à faire, que sait-on de l’homme derrière ces réalisations éloquentes et de son parcours? Nous allons tenter de lever le voile…   

Maxime Coubès, en quelques mots, d’où venez-vous? 

Je suis originaire du sud de la France. J’ai grandi dans la région de Marseille, où j’y ai fait mes études.

Je travaille dans l'industrie de la restauration depuis plus de 15 ans. J'ai eu un parcours assez classique. Je suis passé par tous les postes, de plongeur en passant par serveur, bartender et manager. J'ai un diplôme en communication visuelle et j'exerce comme illustrateur professionnel en tant que freelance en parallèle de ma carrière dans l'industrie du bar. J’ai définitivement appris le service avant les cocktails et c’est une chance. 

Quand et pourquoi avoir décidé de tenter le coup de l’autre côté de l’Atlantique?

Ma conjointe et moi avions simplement envie de changer d’air, de voyager, nous savions que Montréal était une destination où nous pourrions découvrir une culture et un cadre différent sans pour autant avoir la barrière de la langue. ​Nous sommes arrivés il y a 5 ans et après un an passé là, nous avions décidé de rester. Aujourd’hui, nous sommes ici chez nous et nous n’imaginons vraiment pas en partir; en plus nous avons maintenant une petite fille (québécoise) et nous souhaitons l’élever ici. Le Québec, c’est notre maison. 

Vous êtes à l’origine d’institutions reconnues et respectées de l’industrie. Pouvez-vous nous parlez un peu de la vision derrière Le 4​e​ Mur, L’École du Bar de Montréal​,​ et de votre rôle au Cloakroom Bar?

Le 4e Mur est un projet de passionnés, nous voulions ouvrir un speakeasy, car avant l’ouverture du 4e Mur, il n’y en avait pas à Montréal, alors qu’il y en avait déjà dans toutes les capitales mondiales depuis longtemps.

Nous savions que si nous ne le faisions pas, quelqu’un d’autre allait le faire dans l’année qui suit, le marché était prêt pour ça. D’ailleurs, cette même année, plusieurs bars cachés ont fleuri dans Montréal et ça a fait beaucoup de bien à la scène cocktail. Nous opérions déjà le même local auparavant et il était vraiment propice à ça: une petite porte discrète sur la rue St-Denis. Beaucoup de clients nous disaient qu’ils ne trouvaient pas le bar, alors on a décidé de transformer cette faiblesse en force et ça a bien marché. Aujourd’hui, le 4e Mur a son propre style et c’est une référence en termes de qualité de service, car ses acteurs sont et seront toujours des passionnés; c’est ça la clé selon moi et rien d’autre, c’est l’avantage de faire les choses pas uniquement pour l’argent.

L’ouverture de l’école était naturellement prévue avant même que l’on ouvre le bar; les deux projets allaient ensemble.

Notre souhait d’ouvrir l’École du Bar de Montréal nous semblait logique, car nous avions déjà un pied dans l’éducation grâce à Antoine Galdes, qui avait déjà formé de nombreux jeunes bartenders au sein de son ancienne structure.

Aussi nous étions vraiment désireux d’être des acteurs influents dans notre marché et de faire avancer les choses. L’école nous donne une autre perspective, comme une corde différente à notre arc; je suis très fier de faire partie de ce projet.

J'ai été à l'origine également de la première édition du Miracle bar, avec Antoine et notre associé Nicolas Desflammes. Ce bar éphémère de Noël a rencontré un énorme succès dès le début; c’était une expérience incroyable.

Pour finir, mon rôle au Cloakroom est très simple, je travaille là-bas à mi-temps car je me suis retiré des opérations au 4e Mur et à l’École pour me concentrer sur ma carrière personnelle.

Au Cloakroom, je suis bartender, je fais des cocktails. Je n’ai aucune autre responsabilité que m’assurer que la clientèle soit bien servie.

Andrew Whibley, son propriétaire, est quelqu’un qui avait beaucoup de choses à m’apprendre, car nous avons une clientèle et une technique de travail très différentes. J’y apprends beaucoup et je m’entends très bien avec l’équipe.

Vous allez représenter le Québec aux finales canadiennes de la réputée compétition Bacardi Legacy, à Miami. Pouvez-vous nous parler de cette compétition, du défi que vous aviez à relever et de ce que représente cet honneur pour vous?

En octobre dernier, j'ai gagné les finales régionales de cette prestigieuse compétition, qui comptait parmi les meilleurs bartenders québécois du moment. Cette victoire m'a permis d'accéder aux finales canadiennes, qui compteront 8 bartenders venus de tout le pays.

Cette compétition est pour moi l’occasion de mettre en lumière toutes mes compétences, que ce soit en cocktails, en présentation, en graphisme, en marketing.

C’est la compétition la plus demandante en termes de présence sur le terrain. Il faut que votre cocktail soit reproduit le plus possible tout autour du monde, il faut faire marcher les réseaux. C’est une approche qui n’est peut-être pas faite pour tous les bartenders, mais elle semblait faite pour moi cette année. Je prends énormément de plaisir et surtout, j’apprends beaucoup. J’y ai surtout appris que dans la chaine de l’industrie du bar, les bartenders ne sont que des acteurs parmi tant d’autres; nous avons besoin des représentants, des ambassadeurs, des médias, des gens sur le terrain dans les distilleries auprès des matières premières, etc. et enfin les acteurs les plus importants sont définitivement les clients.

Au cours de ces finales, nous serons soumis à deux épreuves.

Une présentation marketing qui devra mettre en valeur toutes les étapes de promotion que j'ai entreprises pour faire connaitre mon cocktail, ma recette et son inspiration. Une présentation sur un stage où je devrai exécuter deux fois mon cocktail et en même temps expliquer son histoire et mon concept.

Mon cocktail s’appelle « La Equidad »; il est inspiré de la perpétuelle recherche d’équilibre que doivent avoir les barmen, aussi bien dans leurs cocktails que dans leur vie personnelle. Une de mes inspirations est aussi l’implication de la compagnie Bacardi dans les domaines de l’écologie, le développement durable, l’art, la musique, et la lutte contre les discriminations sexuelles et sociales, qui sont des sujets d’actualité réels dans notre industrie.

annie max coubes drink2

Bref, j’ai voulu souligner que Bacardi est un véritable leader international dans son domaine, avec une vision très actuelle.

Bien entendu, c’est un honneur pour moi de représenter le Québec. En plus je serai aux côtés de ma consœur et amie Sabrina Mailhot, qui est une très bonne amie; on s’est beaucoup soutenus pour ramener cette victoire au Québec au cours de ces 3 derniers mois. J’aimerais rendre au Québec tout ce qu’il m’a apporté, alors bien entendu je prends cela très sérieusement.

Votre parcours n’est déjà pas un long fleuve tranquille… il est teinté de défis et de belles réussites, alors quelle serait la suite idéale pour Max Coubès? De nouveaux projets? De quoi seront faites les prochaines années?

Pour le moment je suis très orienté vers un projet média qui m’intéresse beaucoup, mais je ne peux pas trop en parler encore; je souhaite aussi développer mon aspect polyvalent et continuer à travailler autour du design. Je ne lâcherai bien sûr pas le cocktail. Pour le moment, je souhaite consacrer plus de temps pour ma famille; les opportunités ne manquent pas.

Merci pour votre générosité Maxime, et d’être surtout cet exceptionnel et talentueux ambassadeur du Québec qui nous représentera le 6 février.

Maxime Coubès nous offre en primeur la recette du cocktail qui lui a permis de remporter la finale régionale et qu’il présentera lors de la finale canadienne au Bacardi Legacy. 

 annie max coubes logo

LA EQUIDAD

2 oz Bacardi Ocho
0,5 oz jus de lime frais
0,5 sirop de café (très simple : 1 part de café pour une part de sucre)
6 feuilles de menthe
SHAKE SHAKE
Rallonger au Martini rosé vin pétillant
Garnir avec une tête de menthe

LES CONTACTS ET RÉFÉRENCES DE MAX COUBÈS:

Maxime Coubès 

Facebook

École du Bar de Montréal
355, rue Ontario
H2X 1J7

Cloakroom Bar
2175, de la Montagne, suite 100
H3G 1Z8

Le 4e Mur
Speakeasy-bar sans adresse

 

Annie Des Groseilliers
Consultante Stratégique V&S 
W&S Strategic Consultant
EVolo-Consulting

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À propos de l' auteur

Née au cœur de Montréal, Annie a grandi dans un environnement multiethnique qui allait développer naturellement une ouverture et un intérêt spontané aux diverses cultures. Après avoir fait des études de journalisme à l’Université de Montréal, celle-ci travaille comme journaliste culturelle pour le Magazine Québec Rock. Lire la suite...