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Tourisme viticole; saveurs à découvrir Source: Le Parisien

Tourisme viticole; saveurs à découvrir

Depuis plusieurs années, la France (et maintenant l’Italie) attire le touriste québécois. Si plusieurs adoptent le circuit en autocar, d’autres préfèrent une liberté permettant d’adapter leur horaire selon l’humeur ou l’occasion.


Un voyage dans le vignoble ne s’improvise pas. Toutes les appellations de France et d’Italie sont organisées de telle manière qu’un comité, un syndicat ou une maison de vin centralise les informations pour les amateurs en villégiature. On trouvera chez eux une liste de tous les producteurs qui commercialisent en bouteilles, avec les heures d’accueil et parfois leurs tarifs. 

Certaines structures d’accueil comme la Maison de la qualité des Bordeaux et Bordeaux supérieur, à Beychac-et-Caillau, font déguster une grande quantité de vins qu’il est ensuite possible de se procurer chez le vigneron. Les coopératives qui sont des regroupements de producteurs possèdent les plus importants caveaux de dégustation et proposent une vaste gamme de vins, du vin de table à la cuvée prestige. Un seul moyen pour bien choisir : goûter ! Les dégustations sont gratuites et se déroulent sans cérémonies.

Les meilleurs vignerons sont plutôt discrets. Mieux vaut se méfier des parcours fléchés sur une dizaine de kilomètres; ils aboutissent parfois dans des caveaux où se succèdent les autocars. Rien de mieux que de questionner le restaurateur, le pompiste ou l’épicier puisqu’ils en savent parfois plus que le meilleur des guides.

Peut-on débarquer à l’improviste ou vaut-il mieux téléphoner pour prendre rendez-vous ? Dans les deux cas, évitez l’heure du déjeuner (entre midi et deux heures). Arriver sans s’annoncer est bien accepté, surtout avec les recommandations d’un voisin vigneron ou d’un fidèle client. Toutefois, il est préférable de communiquer deux jours à l’avance afin de s’assurer la présence, mais surtout la disponibilité du propriétaire ou d’un de ses adjoints. Ne lésinez pas sur votre origine : les vignerons aiment les Québécois…

Chaque région a sa particularité. S’il est impensable, sauf en de rarissimes exceptions, de visiter un cru classé bordelais le week-end ou tel producteur étoilé en Bourgogne parce que ses vins sont tous vendus, les petits vignobles, où la distribution n’est pas vraiment organisée, honorent votre passage (Savoie, Corse, Champagne, Loire).

Je m’en voudrais d’omettre les appellations secondaires du Bordelais (Fronsac, Côtes de Bourg, Entre-Deux-Mers, Premières Côtes de Bordeaux) et les vignobles de Provence, des côtes-du-Rhône, d’Alsace, du Languedoc-Roussillon et du Sud-Ouest où l’on retrouve nombre de coopératives et de routes des vins permettant la rencontre de vignerons passionnés par le fruit de la vigne et sa qualité. Il faut s’armer de courage et aiguiser sa curiosité pour dénicher la perle rare à prix raisonnable. Il faut surtout compter du temps et de la patience. D’ailleurs, prévoyez 90 minutes par visite.

Intimidante la dégustation ?
Il ne faut pas se laisser impressionner par le cérémonial qu’entretiennent certains vignerons. La dégustation a ses règles (mirer l’aspect du vin, respirer ses arômes et déguster) mais il ne faut pas oublier l’essentiel : goûter le vin.

Mieux vaut goûter le vin de plusieurs vignerons avant d’acheter. Seul le susceptible sera offusqué que vous repartiez les mains vides. Par contre, imaginez l’accueil réservé au touriste qui retourne acheter à la propriété le vin qu’il avait goûté en matinée. Enfin, recrachez systématiquement tous les vins, quitte à les regoûter. Bien déguster, c’est savoir recracher.

Le vigneron est fier de son vin, produit d’un dur labeur. Rien n’oblige le consommateur à commenter le vin. Votre physionomie s’en occupe. On ne marchande pas le prix, surtout que le bon vigneron devra impérativement vous donner un acquit (obligatoire pour le transport des vins et des alcools en vrac) précisant la quantité de vin, le trajet et sa durée.

Le retour au pays
Lors d’un séjour de 48 heures à l’extérieur du Canada, il est permis de rapporter 1,5 litre de vin ou de spiritueux par personne, libre de franchise douanière. Par contre, tout Canadien peut rapporter un maximum de 9 litres (12 bouteilles de 75 cl) en payant les droits et taxes de l’excédent.

Vous êtes du genre à ramener des souvenirs de voyage ? Sachez qu’une bouteille de 75 cl de vin payée 5 Euros, une fois le taux changé en huards canadiens (8,15 $ environ), coûtera environ 9,60 $ en droits et taxes. Amateurs de chiffres, les droits représentent environ 20,41 $ pour la bouteille payée 12 Euros (19,60 $). Le vin est mieux d’être bon !

Enfin, par expérience, le retour au Canada via Toronto plutôt que Montréal sauvera un certain montant d’argent voire la totalité des droits si vous êtes honnêtes. Il n’est pas impossible de déclarer rapporter des vins dont la valeur ne dépasse pas les trois voire quatre euros… Sur ce, bon voyage et surtout, bon retour.

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Wine Appraiser, Wine Writer, Wine Educator and Sommelier
DUAD 1996, Faculté d'œnologie de Bordeaux

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