dimanche 19 novembre 2017

L'Importation Privée au Québec, avec la SAQ

L'importation privée devient de plus en plus populaire au Québec. Cette tendance se reflète dans les chiffres des quatre dernières années. Si le chiffre d'affaires stagnait à 40 millions de dollars en 2006 et 2007, il dépasse désormais les 70,5 millions pour l'exercice en cours.

Selon la SAQ, d'avril à septembre 2010, les ventes de vins en importation privée ont augmenté de 9 %. Pour la même période en 2011, le nombre de commandes privées a enregistré une croissance de 30 %, ce qui en fait un des secteurs les plus dynamiques de la SAQ.

 Explications d'un tel phénomène

   ...du côté des sommeliers et des restaurateurs
 Les sommeliers, curieux et de mieux en mieux formés, font confiance à des vins fortement identitaires, triés sur le volet et qui sortent des sentiers battus. Quant aux restaurateurs, ils confirment leur intérêt pour les vins d'importation privée, et ce, pour plusieurs raisons. C'est une des conséquences paradoxales de la mondialisation. En réponse à la toute-puissance des marques qui prônent un goût mondialisé, de plus en plus de restaurateurs se sont convertis au «small is beautiful». Soumis à une rude concurrence et désireux de se différencier, les restaurateurs optent pour des vins d'artisans qui leurs ressemblent, souvent d'appellations en devenir et produits en toute petite quantité.

 Ainsi, les 13 000 vins offerts en importation privée ? comparativement aux 11 000 vins, bières et spiritueux offerts dans les succursales de la SAQ ? leur permettent d'élaborer des cartes de vins différentes, souvent à l'image d'une cuisine créative qui, pour notre plus grand bonheur, a envahi le Québec tout entier. Les chiffres parlent  d'eux-mêmes : sur 70,5 millions de dollars de ventes en importation privée,  87,5 % proviennent des achats des restaurateurs.

  ... du côté des consommateurs
 Les particuliers, membres ou non de clubs oenophiles, ne sont pas en reste et se tournent de plus en plus vers les commandes privées. Depuis 2004-2005, les ventes auprès des particuliers ont connu une croissance de 72 %. Leurs arguments en faveur de l'importation privée ne manquent pas. Les amateurs de vin aiment se laisser surprendre par des goûts nouveaux, ou prolonger un voyage et partager leurs découvertes avec leurs proches. Ils sont de plus en plus nombreux à avoir compris que les agences spécialisées en importation privée ne sont en fait que les petits cavistes (ici, sans boutique) dont ils ont franchi les portes pendant leurs vacances en Europe.

 Globalement, le nombre de caisses vendues en 2007-2008 était de 236 000. On parle aujourd'hui de 340 000 caisses pour 2010-2011, et la projection initiale de 347 000 caisses pour 2012-2013 est en voie d'être révisée... à la hausse.

  ... et du côté des journalistes

 Fait marquant, les journalistes et chroniqueurs de vins du Québec parlent désormais de ces vins qu'on ne trouve pas sur les tablettes de la SAQ. Depuis 2010, Le Guide du vin de Michel Phaneuf suggère des vins en importation privée à la fin de chacun des chapitres consacrés aux grandes appellations. Cette année, dans un chapitre exclusif, Michel Phaneuf et Nadia Fournier proposent 240 producteurs dont les vins sont uniquement disponibles en importation privée. L'auteur du Guide Patron des vins bio, Pascal Patron, lauréat du prix du Meilleur guide de vins en français au Canada, au Gourmand World Cookbook Awards 2011, a parcouru plus de 10 000 kilomètres en Europe pour rédiger sa bible, en prenant soin de ne pas faire de différence entre les vins vendus à la SAQ et ceux en importation privée. L'amateur trouve aussi régulièrement son bonheur sur le site www.vinquebec.com, rédigé par Marc André Gagnon et lu par plus de 30 000 passionnés de vin, ou encore, dans les chroniques éclairées de Bill Zacharkiw dans The Gazette.

 Par ailleurs, les chroniqueurs du Devoir, de La Presse, du Journal de Montréal, de Cellier, de Vins & Vignobles et de la Revue du vin de France, de même que ceux de TVA et de Télé-Québec, étaient tous présents au premier Jugement de Montréal, consacré au pinot noir. Placé sous le patronage de Champlain Charest, cet événement, qui sera organisé chaque année par le Raspipav (Regroupement des agences spécialisées dans la promotion de l'importation privée des alcools et des vins), s'est tenu le 5 octobre dernier au restaurant Toqué! C'est d'ailleurs ce même regroupement qui donne rendez-vous aux amateurs et aux professionnels au 4e Salon Des Vins d'Importation Privée, qui aura lieu les 6 et 7 novembre prochain au marché Bonsecours, à Montréal, et le 9 novembre aux Espaces Dalhousie, à Québec. Plus de 500 vins et 180 vignerons et professionnels seront sur place, en toute convivialité, pour préparer la période des Fêtes.


 Passer une commande, c'est simple...

 Qu'on découvre un vin au restaurant, chez des amis, en voyage, sur le site, ou bien, au Salon Des Vins d'Importation Privée de Montréal et de Québec, il suffit :

  1. D'aller sur le site pour y retracer le nom de l'agence, si on ne l'a pas;
  2. De le commander auprès de l'agence en question;
  3. D'aller chercher sa commande dans les 4 à 10 jours suivants dans une des 92 succursales autorisées de la SAQ réparties dans l'ensemble du Québec.



Autrement dit, pour comprendre le succès des importations privées auprès du grand public, il suffit de savoir compter jusqu’à trois.

Source :RASPIPAV                   


Contact :
Micheline Vallée
514 344-9528
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À propos de l' auteur

Je suis un «réseauteur dans l’âme» et je suis en charge du développement des affaires dans les réseaux de l'agroalimentaire, des alcools et de l'hospitalité (HRI-HORECA). Mes objectifs sont de vivre en très bonne santé financière, en équilibre et en harmonie.