mardi 27 juin 2017

La réforme du marché du vin selon Action Vin

En mars 2015, nous avons proposé dans ce site une réforme du commerce du vin au Québec. En 2014, nous avions aussi prévu que le plan se réaliserait en 2017.

Deux des améliorations proposées ont été acceptées par le gouvernement du Québec et seront mises en place probablement à l'automne. C'est la vente du vin québécois en épicerie et la levée de l'interdiction du nom des cépages sur les vins en épicerie. Ceci constitue la première phase du plan Action Vin.

Il reste encore du travail à faire pour améliorer le commerce du vin au Québec qui est sclérosé, parce qu'encadrer de manière très bureaucratique par des règles désuètes.

Les ventes de vin connaissent une croissance anémique en volume depuis trois ans. Le monopole peine à atteindre les cibles de revenu fixées par le ministre des Finances à tel point que le gouvernement a dû hausser à deux reprises la taxe spécifique sur le vin.

Rappelons les objectifs de la réforme proposée: relancer la vente de vin au Québec et augmenter les revenus de l'État provenant de la vente de ces vins.

Il ne sera pas question de privatiser la SAQ, mais plutôt de libéraliser le commerce du vin.

Il s'agit d'un ensemble de réformes qui peuvent être faites successivement.

La première phase étant faite, passons maintenant à la phase deux.

Maintenant qu'on a réglé en partie la question des vins québécois et de l'étiquetage en épicerie, il faut améliorer la vente de vin dans le système dit d'importation privé. Sa principale limite est une obligation imposée de vente à la caisse. Ce qui fait qu'il peine à rejoindre les consommateurs et se trouve limité aux restaurateurs. Ce système a bien progressé, mais il a atteint son point de saturation

Lire la suite très instructive de Marc André Gagnon de Vin Québec du 3 juin 2016

NOTES DE L'ÉDITEUR

Je ne suis pas d'accord avec le point No 2, car les vins en épicerie sont loin d'être des piquettes. Aujourd'hui, nous avons le choix entre les vins de Constellation, François Chartier, Jean-Claude Poitras et autres embouteilleurs, et je convie les professionnel(le)s du domaine vinicole de faire une dégustation comparative à l'aveugle.

Il est clair qu'un processus est en marche avec une certaine libéralisation du monopole, car le gouvernement du Québec ne laissera jamais aller le 1,8 G$ en revenus.

Beaucoup de signes du marché nous laissent sur cette impression de déjà-vu, en référence à l'Alberta.

À propos de l' auteur

Je suis un «réseauteur dans l’âme» et je suis en charge du développement des affaires dans les réseaux de l'agroalimentaire, des alcools et de l'hospitalité (HRI-HORECA). Mes objectifs sont de vivre en très bonne santé financière, en équilibre et en harmonie.