mardi 21 novembre 2017

Le pourboire au Québec!

Une internaute m’a contacté tout récemment pour connaître mon opinion sur la question des pourboires au restaurant. Avant qu’elle ne me raconte son histoire, je lui ai dis que de donner un pourboire était un privilège et non une loi au Québec, personne n’est obligée de donner …N’empêche que c’est la coutume de laisser un minimum de 15%. J’aurai du lui mentionner que le personnel qui touche des pourboires en restauration sont obligés de déclarer 8% de la facture au gouvernement, que les clients donnent ou non. Donc, même si un client ne donne pas de pourboire, pour X raisons, la personne qui l’a servit devra quand même déclarer 8% en revenus au gouvernement.


Voici son histoire...

Cher Samy,

J'ai pris mon courage à deux mains après avoir osé enfin t'en parler, ce qui m'a beaucoup réconforté, merci beaucoup.

J'ai pris mon courage à deux mains et j'ai téléphoné au restaurant et j'ai eu au téléphone un Monsieur qui m'a dit que c'était lui LE MAITRE D'HÔTEL et que la fille en question était son assistante et il m'a demandé s'il pouvait m'aider et j'ai dit que je voulais lui raconter un événement qui m'a beaucoup humiliée devant mon invité. Il était très mal à l'aise et m'a dit que personne ne doit jamais réclamer de pourboire et qu'en fait il était d'accord avec moi et que le pourboire est un privilège et que parfois, il avoue que si un client laisse un 5%, souvent le Maître d'Hôtel va à la table pour s'assurer qu'il n'y a pas eu de problème avec le service. Pour ma part, je lui ai expliqué que je n'étais pas si mesquine que ça et que la facture avant taxe était de $113.00. J'avais mis`12.00$ et nous avons ajouté suite à la demande de la Maître d'hôtel, 10.00$ additionnel.

Je lui ai demandé s'il estimait que c'était normal que le Maître d'Hôtel revienne et demander qu'on ajoute un peu plus. Il m'a répondu formellement : Non Madame, ce n'est pas dans nos habitudes ! Je lui ai dit que nous avons ajouté 10.00$ de plus ce qui fait que notre pourboire était de 22.00$ et que nous n'avons pas eu un déploiement qui nécessitait un grand service.

Mon invité ne boit pas et moi j'ai pris un simple verre de vin rouge et c'est tout. Mon invité a pris 2 bouteilles d'eau, j'ai pris une entrée de foie gras poêlé, une bavette, et mon ami, le thon, la morue noire et un expresso simple pour mon ami, c'est tout. Nous avions commandé des champignons en légumes (15.00$) et la serveuse avait oublié mais ce n'était pas grave, et nous l'a servi après que nous ayons terminé nos plats principaux mais ce n'était pas grave car elle était gentille.

Était-t-il nécessaire de m'humilier ainsi devant mon invité? Il s'est excusé plusieurs fois de l'attitude de son assistante et il insistait pour dire que c'était son assistante et qui lui était le Maître d'hôtel. Il m'a demandé ce qu'il pourrait faire pour que je revienne au restaurant encore, j'ai dit que j'aurai voulu parlé au propriétaire et il m'a dit qu'il n'était pas présent ni vraiment actif au restaurant, c'était seulement un investisseur et que lui, le Maître d'hôtel était son représentant. Puis, il m'a demandé si je pouvais lui lire ma facture et lui dire le numéro de table où je me trouvais et il a tout de suite vu et il m'a demandé si j'acceptais de donner un numéro de téléphone pour me rejoindre. J'ai donné, j'ai dit que mon ami aurait voulu répondre à la dame mais qu'il me connaissait bien et que par respect il n'a pas voulu lui répondre et qu'il n'a pas apprécié qu'elle m'est humiliée ainsi. Je lui ai dit que l'incident est dur pour moi et que j'ai de la difficulté à m'en remettre et qu'elle m'a beaucoup fait de peine et d'humiliation. Mon geste est simplement de souligner l'effet que cela m'a fait et que la dame ne sait pas la profession que je fais et que nous nous promettions de revenir avec des clients qui allaient apprécier.

Il s'est excusé et il a reconnu que nous au Québec, on ne fait pas ça, le pourboire est un privilège pas une obligation. Je l'ai laissé vite et je l'ai remercié de son écoute.

Voilà tout!

À propos de l' auteur

Je suis un «réseauteur dans l’âme» et je suis en charge du développement des affaires dans les réseaux de l'agroalimentaire, des alcools et de l'hospitalité (HRI-HORECA). Mes objectifs sont de vivre en très bonne santé financière, en équilibre et en harmonie.