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Pascale et Élie Cheaib, les nouveaux patrons de Boulangerie Andalos

Pascale et Élie Cheaib, les nouveaux patrons de Boulangerie Andalos

À la suite de la mort subite et prématurée de leur père, Pascale et Élie Cheaib se sont retrouvés à la tête de la PME familiale. En deuil, les nouveaux patrons de Boulangerie Andalos veulent néanmoins poursuivre les objectifs de croissance fixés par leur père.

Les jeunes chefs d’entreprise peuvent compter sur l’aide et le soutien de leurs cinq oncles, dont trois sont les fondateurs des marchés Adonis.

LES REPRENEURS

Pascale et Élie Cheaib ont des parcours presque diamétralement opposés. La jeune femme de 32 ans est titulaire d’un baccalauréat en gestion de Concordia et d’une maîtrise de HEC Montréal. Elle travaille pour la PME depuis huit ans et occupe actuellement le siège de directrice générale. Élie Cheaid, 28 ans, a terminé son cégep. Il travaille à la boulangerie depuis 10 ans. Il est vice-président aux opérations. Avant d’accéder à des postes de direction, ils ont tous les deux occupé différents emplois : dans l’épicerie, à la caisse, etc. Le benjamin de la famille, Roger, un avocat en stage, fait également partie de l’actionnariat sans prendre part aux activités quotidiennes.

L’ENTREPRISE

Boulangerie Andalos a été fondée en 1991 par Raymond Cheaib. Depuis 2003, il était également propriétaire de la boulangerie Gondole. Commerçant et grossiste au Liban, M. Cheaib est arrivé au Canada en 1990. Sa petite boulangerie de 300 mètres carrés est désormais une entreprise de 8000 mètres carrés abritant trois lignes automatisées de fabrication de pitas, un service de traiteur, de même qu’une surface de vente au détail et une aire de restauration. L’une des grandes spécialités de la PME : la manouche, une pita pizza offerte en 35 saveurs. Les baklavas, pitas et autres produits méditerranéens d’Andalos trouvent preneur au Québec, en Ontario, dans les Maritimes, et sur la côte Est américaine, soit du Massachusetts jusqu’en Floride.

LA MOTIVATION

Aux yeux des deux jeunes repreneurs, il ne faisait aucun doute qu’un jour, ils allaient diriger l’entreprise fondée par leur paternel. « C’était ancré en nous », dit Élie Cheaib.

« On a grandi avec l’entreprise ; c’était presque notre deuxième maison. »

- Pascale Cheaib

Le destin a malheureusement précipité les choses. Il y a quelques années, Raymond Cheaib a fait un geste symbolique en offrant des actions de l’entreprise à ses trois enfants. « Ça s’est fait presque subtilement, mais on y a vu un signe de confiance », explique Élie Cheaib.

LA RECETTE

Bien avant de céder des actions de la PME à ses enfants en 2007, Raymond Cheaib leur a transmis sa passion de l’entrepreneuriat. Il leur a tout enseigné et les a fait travailler à différents postes. À 66 ans, il travaillait encore sept jours par semaine. Ne laissant rien au hasard, et fidèle à son habitude d’homme d’affaires avisé, le fondateur de Boulangerie Andalos avait pris soin de préparer un plan de relève dans les moindres détails. Son décès en mai 2015 a certes pris tout le monde au dépourvu. Mais sa grande sagesse a permis d’éviter les incertitudes, voire d’éventuels écueils. « Notre père nous a toujours enseigné à être prêts pour l’avenir », dit Pascale Cheaib.

L’AIDE

Le processus de relève étant déjà en place et la suite des choses ayant été écrite par le fondateur de l’entreprise, les Cheaib se disent rassurés quant à l’avenir de la PME familiale. Pour la suite, Pascale et Élie Cheaib peuvent compter sur la longue expérience de leurs cinq oncles, tous des entrepreneurs en alimentation. Les deux premiers sont dans la restauration, tandis que les trois autres sont fondateurs et actionnaires des épiceries Adonis (dont Metro détient 55 %). Aussi, Roger, le plus jeune fils de Raymond Cheaib, a mis son stage en droit en veilleuse pour venir prêter main-forte au sein de l’entreprise.

LA VISION

Les deux nouveaux dirigeants de Boulangerie Andalos veulent bien évidemment faire croître l’entreprise. Augmenter leur présence dans les marchés existants est dans leur ligne de mire à court et moyen terme. À plus long terme, ils souhaitent ouvrir des succursales Andalos (ventes au détail et restauration). « Nous recevons sans cesse des demandes, même de la Californie, explique Élie Cheaib. Nous allons commencer par la région montréalaise. » Aussi, l’un des rêves de Raymond Cheaib était de produire un million de pains pitas par jour. « Nous comptons y arriver, car nous n’avons même pas atteint notre pleine capacité de production », promet son fils.

L’HOMMAGE

La mort de Raymond Cheaib étant encore récente, Pascale et Élie veulent rendre hommage à leur père, mais ne savent pas encore quelle forme cela prendra. « J’ai pensé nommer une marque ou une gamme de produits en son honneur, comme il l’a fait pour sa propre mère, Melia », explique Élie Cheaib. « J’aimerais planter un cèdre [NDLR : important symbole libanais] devant l’entreprise, affirme Pascale Cheaib. Une chose est sûre : il y aura des photos de mon père dans tous les bureaux et un peu partout dans l’usine. »

ANDALOS EN BREF

Deux usines (Andalos et Gondole) sur le boulevard Lebeau

Boulangerie, pâtisserie, service de traiteur, vente au détail et aire de restauration

Siège social : ville Saint-Laurent

Employés : 175

Chiffre d’affaires : nd

Source: La Presse du 12 Novembre 2015

NOTE DE L'ÉDITEUR

C'est un must de visiter leur boulangerie sur le boulevard Lebeau à Ville St-Laurent. Vous pouvez consommer sur place des plats cuisinés, des desserts, prendre un café et admirer ce magnifique magasin.

À propos de l' auteur

Je suis un «réseauteur dans l’âme» et je suis en charge du développement des affaires dans les réseaux de l'agroalimentaire, des alcools et de l'hospitalité (HRI-HORECA). Mes objectifs sont de vivre en très bonne santé financière, en équilibre et en harmonie.